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Affaire Mounzéo/Mackosso contre www.brazza.info
Procès le 29 novembre
à Paris !
Le
29 novembre 2007, le procès en diffamation intenté par Christian Mounzéo et Brice Mackosso contre Paul
Soni-Benga, Directeur de publication de www.brazza.info, sera jugé devant
Le moins qu’on puisse dire de ce procès
intenté contre un média en ligne par des pseudo activistes des droits de
l’homme qui ont toujours proclamé publiquement leur aversion à toute
condamnation pour délit de presse, est qu’il a le mérite de montrer de quel
côté se trouvent l’intolérance et la dictature de la pensée unique.
La menace a fini par se matérialiser. Après
avoir été mis en examen le 23 avril 2007 par le juge d’instruction De Thevenard, le 25 juin 2007, votre humble serviteur reçoit
du même juge « l’ordonance de
renvoi devant le Tribunal Correctionnel pour être jugé conformément à la loi ».
Selon ce juge, qui se référait aux articles
29 alinéa 1 et 32 alinéa 1 de la loi du 29 juillet 1881 et 121-6 et 121-7 du
code pénal français, nos écrits relatifs à l’affaire des
détournements des subventions accordées à
![]() Mounzeo - Sarah WYKES - Claud LEROY (secours catholique) - MAKOSSO |
A notre connaissance, aucun organe de
presse de la place à travers un responsable, n’a été poursuivi en diffamation,
à cause du traitement réservé à cette affaire, sinon des menaces verbales et
physiques de la part de Christian Mounzéo, Brice Mackosso et de leurs fanatiques, ainsi que l’attestent
notamment les témoignages du patron du journal Le Choc, Asie Dominique
de Marseille et celui du journal Le Coq, Prosper Mokabi
Dawa.
Des faits qui précèdent, on peut inférer
sans risque d’être contredit, que la stratégie à la base du procès intenté
contre le site www.brazza.info est non
seulement d’intimider et de réduire au silence ceux qui se sont rendus
coupables d’avoir émis un son de cloche discordant, mais plus encore, de
remettre en cause la compétence des tribunaux congolais et l’autorité de la
chose jugée. Tout simplement en rejugeant une affaire déjà jugée, par le biais
du grief factice de diffamation, appelé à transformer par un coup de baguette
magique, les coupables en victimes expiatoires.
Il n’est pas besoin d’épiloguer sur le
sort réservé au jugement rendu par la cour criminelle à Brazzaville sur
l’affaire des disparus du Beach par certaines ONG et
certains activistes des droits de l’homme pour comprendre qu’au-delà du procès
intenté contre www.brazza.info et son Directeur
de publication, c’est la chasse aux sorcières qui est déclenchée dans certains
milieux dans l’Hexagone contre tous ceux qui sont accusés de proximité intellectuelle
avec le pouvoir de Brazzaville. Malheureusement, les faits sont têtus et la
réalité ne peut être changée à coups d’artifices juridiques ou judiciaires.
Sans chercher à prendre le contre-pied
de l’instruction du juge français, force pour nous est de rappeler à
l’intention de l’opinion que l’affaire de détournement de subventions de
Vous avez dit : « Atteinte
à l’honneur et à la considération de Mounzéo et Mackosso » ?
![]() Intervention de D. ASIE Directeur de Publication du journal Le CHOC - Maître W BOURDON |
Devant le juge congolais, William Bouaka, preuves à l’appui, a démontré la réalité du
détournement de plus de 10 millions de FCFA opéré par Christian Mounzéo et Brice Mackosso sur le
compte de
C’est grâce à cette signature dite
« alternative » liée à la prétendue indisponibilité de William
Bouaka que Christian Mounzéo
a frauduleusement sorti les fonds de
On se rappelle encore de l’humour de Mounzéo proposant au tribunal de l’éclairer avec le groupe
électrogène qu’il n’a jamais réussi à acheter pour son association, la RPDH. Un
groupe électrogène dont il a été incapable d’exhiber la facture devant le juge,
malgré l’insistance de la partie civile et du procureur de
Lors de la déposition du 12 avril
2006 devant le juge d’instruction Joseph Tchiyoko,
Christian Mounzéo avait affirmé que l’argent alloué à
Même dans l’hypothèse des fonds
destinés au financement de ses activités dans le cadre de la campagne pour le
Golfe de Guinée en qualité de coordinateur, Christian Mounzéo
n’aura malheureusement pas réussi à faire la démonstration qu’il avait reçu
mandat des membres de la section congolaise de
Christian Mounzéo
et Brice Mackosso, Secrétaires Exécutifs de cette
coalition au Congo n’étaient pas sans ignorer qu’ils n’avaient
pas le droit, au terme de leurs propres statuts, de recevoir des subventions allouées
à leur Coalition. Ce droit revenait à leur Président, Loemba
Moké. Et ce dernier ne s’est pas empêché de leur
demander des comptes face aux dysfonctionnements constatés dans la gestion des
fonds. Au cours d’un réunion des membres de
Christian Mounzéo,
qui a quitté l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) pour les
mêmes raisons de malversations financières a lui-même avoué du bout des lèvres
au tribunal de Pointe Noire que le récépissé avec lequel fonctionne
On a accusé www.brazza.info d’avoir faussement pointé le
doigt sur Christian Mounzéo et Brice Mackosso comme sortis frauduleusement du territoire, alors
qu’ils allaient en mission en Europe. Pouvait-on dire autre chose de deux
prévenus de justice se trouvant sous le coup d’une interdiction de sortie du
territoire national régulièrement établie par l’autorité compétente ?
Qui vole un œuf, volera un bœuf !
Dans un article intitulé : « L’époque
où Mounzéo gérait
![]() MOUNZEO - WOLKOVITZ-MAKOSSO |
Nous serons présents le jeudi 29
novembre 2007 à 13h30, au Tribunal Correctionnel de Paris, où aura lieu le
procès en diffamation contre le directeur de publication de www.brazza.info. Quelle que soit l’issue,
nous assumerons les conséquences. Si nous devons passer par la case « guillotine »
pour avoir dénoncé des pratiques d’opacité d’un autre âge, nous donnerons notre
tête à couper. Malgré les multiples « parrains » de Mounzéo et Mackosso tapis en
Europe, qui « souquaient » ferme pour que cette affaire « s’étouffe »
et reste au niveau national, nous avons tenu tête et gardé le cap.
Si dénoncer les égarements financiers
de Christian Mounzéo et Brice Mackosso
nous vaut d’être condamnés, nous assumerons. Nous sommes fiers d’avoir apporté
notre modeste contribution dans la mise à nu des travers et autres dérives gestionnaires
de certains membres de la société civile qui se croient au-dessus de la loi, et
qui sont incapables de s’appliquer à eux-mêmes les règles les plus élémentaires
de transparence dans la gestion d’une petite association de quartier !
Pourtant, grâce à un Décret
présidentiel, les voilà qui s’érigent en gendarme de la lutte anti-corruption
en tant que membres du comité exécutif de mise en œuvre de l’EITI ! Nombreux sont ceux qui auraient aimé que Mounzéo et Mackosso aient le
statut de persécutés. La justice congolaise a, fort heureusement, coupé court à
cette campagne de lobbying, rondement menée par quelques ONG et personnalités qui
cherchent par tous les moyens à en découdre avec le pouvoir de Brazzaville.
La souveraineté d’un Etat ne se monnaye
pas. La liberté et l’indépendance ne se marchandent pas non plus. Nul n’étant
au dessus de la loi. Nous réaffirmons une nouvelle fois face aux dérives kleptocratiques de certains donneurs de leçons : « Qui
vole un œuf, volera un bœuf ». Rendez-vous le 29 novembre à 13h30 au
Tribunal Correctionnel de Paris !
P.SONI-BENGA.