Manifestant anti Sassou!!!

Six manifestants anti-Sassou contre six cars de CRS

Manifs à l’ambassade du Congo à Paris, fiasco sur toute la ligne !

Une fois de plus, les manifestations anti-Sassou programmées et organisées à Paris lors de la dernière visite du Chef de l’Etat congolais en France, ont été un gros échec. Lors des manifs « anti-Sassou » du 9 juin dernier, un groupe hétéroclite de Congolais avait pris d’assaut la devanture de l’Ambassade du Congo à Paris pour, dit-on, protester contre le pouvoir en place à Brazzaville.

 

Enquête.

 

Se réclamant d’une pseudo « Plate forme pour la Restauration de la Démocratie au Congo – Brazzaville », en sigle PRDC, ce groupe dont on ne sait trouver le siège social même dans les tracts qu’il diffuse - hormis des numéros de téléphones portables – est en réalité un groupe clandestin Sans Direction Fixe (SDF). Le 9 juin dernier, ce groupuscule avait réussi à mobiliser à grand-peine près d’une vingtaine de sympathisants, par beau temps.

Une fois encore, les manifestations anti-Sassou organisées sur la place de Paris ont fait plouf ! Un flop, d’autant plus retentissant que dame pluie n’a rien fait pour arranger les choses. Les pseudos contestataires anti-Sassou qui comptaient manifester contre la venue du Chef de l’Etat Congolais en France, n’ont pas réussi à mobiliser. Protester, contester et, crier contre Sassou ne faisait déjà plus recette, mais aller manifester sous une pluie battante était encore plus risqué pour les organisateurs. Avec cette dernière manifestation qui s’est soldée par un « bide » assourdissant, les contestataires pathologiques ne représentent plus qu’eux-mêmes.

A leur corps défendant, ils ont durement appris que le disque de la diabolisation  pour la diabolisation du pouvoir de Brazzaville est rouillé. Au rythme où vont les choses, ceux qui s’entêtent à ne pas en tirer les conséquences finiront, lors des manifestations ultérieures, par occuper un espace grand comme une cabine téléphonique, tant la portion sera devenue congrue. En l’espace d’un mois, ils ont fendu comme neige en plein « cagnard » estival ! Tant mieux !

 

Une manif qui a fait Pschitt !!

 

Manifester, c’est bien. En week-end et en famille, c’est mieux. Manifester en milieu de semaine sous une pluie battante, seuls les plus intégristes des « Tia motou ba kata » peuvent le faire. Faut-il encore que le mot d’ordre soit audible. Ce qui n’est pas le cas ! A moins, de faire partie de cette cohorte de nécessiteux qui vit derrière les aides sociales de l’Etat providence, d’appartenir au groupe de « Parisiens » qui écument sans rien faire les Nganda de Paris une pinte de bière à la main, à refaire le monde, lorsqu’ils ne pianotent pas tout simplement sur leur clavier d’ordinateur à dénigrer le Congo, leur pays d’origine. Ceux-là, ont du temps à revendre.

Profitant du séjour de travail en France du Chef de l’Etat Congolais, ce groupuscule soutenu par les réseaux souterrains proches des Fonds de pensions Anglo-saxons et autres ONG français de défense des Droits de l’Homme, a voulu remettre ça. Malgré la multiplication de mails privés envoyés aux particuliers, l’autorisation à manifester accordée par la Préfecture de Paris, la grande manif a accouché d’une souris ! Ce fut six manifestants contre six cars de CRS qui se sont retrouvés face à face, à la grande déception des services de sécurité qui avaient mobilisés d’énormes moyens pour parer contrer tout débordement.

A l’initiative de quelques jusqu’au-boutistes zélés, ces activistes voulaient soi-disant, faire pression sur le nouveau locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy pour qu’il boycotte et ne reçoive pas le Chef de l’Etat Congolais, Sassou Nguesso, au Palais de l’Elysée. Douche froide, sur toute la ligne ! Non seulement, Sassou a été reçu à l’Elysée en plus, de nombreuses personnalités des milieux politiques et financiers français y compris des membres du gouvernement, ont accouru dans sa suite pour le rencontrer, échanger avec lui et profiter de son expertise. La manifestation, elle, a été un fiasco.

 

Du voyeurisme à la « Madame Irma »

 

En France, manifester contre Sassou et son pouvoir, ne paye plus. Sassou serait-il monté dans l’estime des Congolais de la diaspora, au point de ne plus venir scander sous les lambris de son hôtel des slogans scrogneugneu et hostiles à son régime ? Non ! C’est tout simplement parce que les revendications des organisateurs de ces « sit-in » transpirent la haine et la mise au pilori des institutions de la République. Ceux qui sont derrière ces actions ne recherchent pas le mieux-être des Congolais. Ces agitateurs de salon ont pour la plupart perdu toute attache avec le Congo, leur pays d’origine. Par opportunisme ou par la faveur du droit du sol, ils sont naturalisés français. Ayant perdu tout repère avec le Congo profond, c’est grâce à cet activisme débridé qu’ils espèrent en secret se faire repêcher un jour par le même pouvoir qu’ils diabolisent à l’extérieur du pays. La récompense sera-t-elle au bout de l’effort ou de la nuisance ?


Se faire remarquer comme meneur exclusif de « multi-manifs » pour se faire coopter par la suite, c’est le rêve caché que nourrissent nombre d’entre eux. Les mêmes, chaque fois qu’une rumeur dégradante, telle une boule puante, est lancée contre le pouvoir en place, sautent sur l’occasion pour jouer au voyeurisme à la « Madame Irma ». On les voit en première ligne, prolonger le référencement des ces informations sur des sites Internet peu scrupuleux. A quelles fins ? Pourquoi mettre tant d’énergie à se retrouver toujours du côté des « loosers » ? S’il ne tenait qu’à eux, le régime de Brazzaville serait tombé depuis et ils seraient aujourd’hui aux premières loges du pouvoir. Hélas ! Nos amis l’ont tellement molles qu’ils sont obligés de recourir à chaque fois aux pseudo-associations françaises de défense des Droits de l’Homme du genre FIDH, Survie ou Sherpa comme secours, sans oublier les appels à l’aide lancés à l’endroit du gouvernement français. Si la stabilité d’un régime était inversement proportionnelle au nombre de manifestations et d’actes de dénigrements, il y a longtemps que les jeux seraient déjà faits au Congo. Pour ce pays, le compteur du dénigrement a déjà explosé sans que rien ne bouge. 

Les agitateurs de Paris ne sont pas à plaindre. Ils sont victimes d’une absence d’idéologie et de doctrine mobilisatrices. Même l’affaire des « disparus du Beach » assaisonnée à la sauce moutarde d’une plainte avec constitution de partie civile dans l’affaire des « biens immobiliers » des Chefs d’Etat africains en France n’a pas suffi à créer l’électrochoc dans l’opinion. Si l’on ajoute la déculottée que Thierry Moungalla a donnée à Toussaint Mavoungou sur Télé Sud 3A, il n’est pas faux d’affirmer que l’on tend vers la fin d’une époque. A la fois gendre et opposant à Sassou, Toussaint Mavoungou s’est fait ramasser par le conseiller spécial du président congolais comme un petit enfant. Ceux qui ont suivi ce débat portant sur la procédure ouverte en France contre les Chefs d’Etats africains ont pris la mesure de la médiocrité et du manque de crédibilité de ces opposants à Sassou Nguesso. En fait, c’est toute la différence entre l’invective sans réelle analyse de fond et la maîtrise de l’argumentaire de la part de ceux gèrent l’Etat qui a été révélé aux téléspectateurs. L’échec de la manifestation du mercredi 4 juillet dernier le confirme. « Masta, mouvement eza ba koté oyo ! ».

 

Douche froide pour les agités du bocal : « Six balouka six ! »

 

Les agents de la Préfecture de Paris qui délivrent à tour de bras les autorisations à manifester à un petit noyau de Congolais installés à Paris, doivent se rendre à l’évidence que ces structures clandestines ne sont que des coquilles vides, qu’elles ne représentent nullement la diaspora congolaise dans son ensemble. Si les renseignements généraux, qui suivent les gesticulations des activistes Congolais de Paris et de Navarre, croient encore en leur capacité de mobilisation, ils doivent se rapprocher de leurs collègues CRS qui ont eu, par deux fois, à sécuriser leurs manifestations. Si quelques esprits malins veulent se reposer sur ces « agités du bocal » pour déstabiliser le Congo, ils ont intérêt à opérer un nouveau casting. Car, à ce jeu de brouillage de cartes, ils dénient à l’opposition congolaise toute capacité de se porter en alternative responsable. Car, au Congo, les opposants au pouvoir s’opposent ouvertement et mènent leur combat au vu et au su de tout le monde. D’autres, avec rien, bravent le pouvoir en place. Ils n’ont nullement besoin de relais extérieurs pour interpeller le pouvoir. A défaut de se mettre au service des Fonds Vautours auprès desquels ils défendent hargneusement les intérêts sous le couvert de la défense des Droits de l’Homme, ces groupuscules parisiens veulent seulement exacerber au maximum les antagonistes ethniques pour pousser les Congolais à l’affrontement.

Dorénavant, chacun devra lire les lignes de force qui se dessinent aujourd’hui au Congo entre le pouvoir en place, les leaders de l’opposition qui prennent part au processus de renforcement de la démocratie et de la paix, de l’opposition intérieur qui ne se laisse plus mener par le bout de la lorgnette en jouant à plein temps son rôle d’opposition responsable, et les groupes de pression -aux intérêts hétéroclites- disséminés en France qui passent le plus clair de leur temps à saborder l’action du pouvoir en diffusant les informations nauséabondes qui dénigrent le Congo et son gouvernement. A ce jeu de déstabilisation, personne ne se laissera pas faire.

Aujourd’hui, le sentiment d’être injustement agressé, impunément vilipendé, d’être dénigré et insulté dans certains médias hexagonaux qui reprennent complaisamment certaines dépêches ordurières et autres informations de bas étage divulguées par les sites proches de l’opposition en quête de sensations morbides, est très mal ressenti par une majorité de Congolais. De quelque bord politique ou origine ethnique qu’ils soient, les Congolais s’interrogent sur les réels mobiles de ceux qui mènent toutes ces campagnes de dénigrement. Au juste, que recherchent-ils en salissant à ce point un pays souverain de surcroît, indépendant depuis plus quarante-cinq ans. Un pays dont le peuple a la liberté de choisir librement ses dirigeants ! Il est temps de mettre un terme à toutes ces provocations encouragées ou non par certains réseaux disséminés ici ou là dans l’Hexagone et qui, par ailleurs, portent atteinte à la souveraineté du Congo. Une souveraineté que les Congolais ne sauraient négocier ni céder d’un pouce.

Avec le début du tour de France cycliste, le plus grand rendez-vous sportif de l’année, dont le coup d’envoi vient d’être lancé ce samedi 7 juillet à Londres, l’heure est certainement venue, pour tous ceux qui prospèrent derrière ces campagnes de déstabilisation et de dénigrement qui visent le Congo et ses dirigeants, de changer de braquet ! S’ils veulent passer à la vitesse supérieure, il faudrait qu’ils se rendent à l’évidence qu’ils auront en face d’eux, des gens déterminés à défendre leur dignité en toute liberté !

 

P.SONI-BENGA.