HENRI DJOMBO

 

LETTRE OUVERTE AUX LIKOUALIENS

 

NOVEMBRE  2007

 

 

Chers frères et sœurs, Chers parents,

 

A travers ces quelques lignes d’encre qui coule de mon cœur, je voudrais vous entretenir. Il est encore temps, il est encore possible de faire entendre raison à tous les Likoualiens pour que revienne l’harmonie familiale. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. Je suis persuadé que, toutes et tous, vous entendrez ce cri de mon cœur parce que nous ne sommes pas arrivés au stade de celui qui ne veut pas entendre.

 

La longue campagne d’accusations, de calomnies, de dénigrement et d’agressions de toutes sortes, dont je suis l’objet depuis deux ans et demi, le risque de détournement de la réalité, son impact à terme sur l’opinion et les attentats programmés contre ma personne m’amènent aujourd’hui à rompre le silence. J’ai toujours été encouragé dans mon attitude, c’est-à-dire dans mon silence, ma réserve et ma patience, par la majorité d’entre vous, qui, à raison, estimez qu’on ne jette de pierres que sur l’arbre qui porte de bons fruits et qu’il ne sert à rien de répondre aux choses sans importance.

 

Sans trahir vos conseils et votre fraternel soutien, j’ai décidé de me départir du silence et de la langue de bois afin d’éviter au plus grand nombre d’entre vous d’être gagnés par le mensonge et atteints par le déferlement meurtrier d’une vague qu’au départ j’avais cru éphémère comme vous, et d’être surpris par des actions abominables qui se trament contre des vies humaines. J’aimerais également rassurer ceux qui m’aiment ou m’estiment et qui sont gênés ou choqués par une intrigue dont je suis l’objet et qui ne s’explique pas.

 

En effet, l’agressivité d’une rare violence dont certains fils de la Likouala ont décidé de faire usage contre leurs frères est unique dans son genre et dans l’histoire politique de notre pays. Dans tous les terroirs et de tout temps, on entend parler de rivalités et de querelles entre des acteurs politiques, mais jamais on n’a observé les moyens et la hargne actuellement utilisés par ces Likoualiens pour démolir les leurs : la presse, les médias, l’Internet, les tracts, les salles de conférences et des salons privés sont quotidiennement au service de ceux qui croient que leur infortune personnelle vient des autres dont ils doivent froidement se venger. L’invective, le mensonge, la diffamation, la dénonciation calomnieuse et l’intrigue sont les armes privilégiées dont ils se servent allégrement pour nuire à autrui et ternir l’image des personnes ciblées. C’est ainsi que mon nom est partout attaché à des situations imaginaires et à des propos calomnieux dans le but de briser mes carrières professionnelle et politique dans le pays et à l’étranger. L’opinion est harcelée, elle est saturée d’informations les plus déroutantes et troublée par la cabale.

 

Chers frères et sœurs, Chers parents,

 

D’où vient donc la discorde entre des gens qu’on a toujours cru liés et qui fait tomber le mythe de l’unité de la Likouala ? …(lire la suite )