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LETTRE
OUVERTE AUX LIKOUALIENS
NOVEMBRE 2007
Chers frères et sœurs, Chers parents,
A travers ces quelques lignes d’encre qui coule de
mon cœur, je voudrais vous entretenir. Il est encore temps, il est encore
possible de faire entendre raison à tous les Likoualiens
pour que revienne l’harmonie familiale. Il n’est pire sourd que celui qui ne
veut entendre. Je suis persuadé que, toutes et tous, vous entendrez ce cri de
mon cœur parce que nous ne sommes pas arrivés au stade de celui qui ne veut pas
entendre.
La longue campagne d’accusations, de calomnies, de
dénigrement et d’agressions de toutes sortes, dont je suis l’objet depuis deux
ans et demi, le risque de détournement de la réalité, son impact à terme sur
l’opinion et les attentats programmés contre ma personne m’amènent aujourd’hui
à rompre le silence. J’ai toujours été encouragé dans mon attitude,
c’est-à-dire dans mon silence, ma réserve et ma patience, par la majorité
d’entre vous, qui, à raison, estimez qu’on ne jette de pierres que sur l’arbre
qui porte de bons fruits et qu’il ne sert à rien de répondre aux choses sans
importance.
Sans trahir vos conseils et votre fraternel
soutien, j’ai décidé de me départir du silence et de la langue de bois afin
d’éviter au plus grand nombre d’entre vous d’être gagnés par le mensonge et
atteints par le déferlement meurtrier d’une vague qu’au départ j’avais cru
éphémère comme vous, et d’être surpris par des actions abominables qui se
trament contre des vies humaines. J’aimerais également rassurer ceux qui
m’aiment ou m’estiment et qui sont gênés ou choqués par une intrigue dont je
suis l’objet et qui ne s’explique pas.
En effet, l’agressivité d’une rare violence dont
certains fils de
Chers frères et sœurs, Chers parents,
D’où vient donc la discorde entre des gens qu’on a
toujours cru liés et qui fait tomber le mythe de l’unité de
Je peux dire que tout est parti de ce qui aurait pu
être considéré comme un petit mensonge : Mamadou Dekamo
Kamara, ambassadeur du Congo en Italie, a répandu
partout que le Président de
Le 11 mai 2005 à Impfondo,
il a appelé au rassemblement des Bomitabas autour de
lui et a déclaré que ceux-ci doivent rompre les chaînes pour ne plus être
esclaves des autres. Il a également demandé aux Mbondjos
de s’unir avec les Bomitabas pour combattre les
ressortissants de l’ancien district de Dongou, en
particulier les Enyellés et les Moundzombos,
et de ne plus obéir à A. E. Noumazalaye comme leader
de
A cette situation s’est ajoutée, au cours de la
même période, l’attribution des marchés liés à la municipalisation accélérée
dans
Depuis 2005, Mamadou Dekamo
Kamara a déserté son poste d’ambassadeur pour mener
des campagnes politiques à Brazzaville et dans
Telles sont, à mon avis, les causes apparentes de
ce qui est appelé conflit dans
Toutes les tentatives de réconciliation menées par
des personnes de bonne volonté, parmi lesquelles certains d’entre vous, et même
à la demande du Chef de l’Etat, ont été boycottées par le camp de M. D. Kamara. Mes initiatives personnelles, à cet effet, ont
également échoué, malgré les liens d’amitié et de fraternité qui nous ont unis
depuis 1970.
On s’étonne qu’en très peu de temps, un mépris
royal, une haine sans limite, une obsession très poussée à faire le mal et une
farouche volonté du crime aient pris
corps et atteint une telle intensité dans les coeurs de ces acteurs, au point
où certains observateurs de la politique congolaise pensent à leur
instrumentalisation, dans le cadre de la manipulation politique visant à
déstabiliser certains cadres de
Cependant, si manipulation il y a, celle-ci a
trouvé un vivier fertile et propice, le terreau de jalousies, de haines, de
convoitises et d’ambitions démesurées qui, pendant longtemps, ont été
habilement dissimulées par mes frères incriminés. Et eux qui veulent éliminer
physiquement leurs frères et entreprennent de morceler le département, ont-ils
conscience du rôle qu’ils jouent ? Certainement pas, parce qu’ils sont
eux-mêmes, dans ce contexte, victimes de la réalité qu’ils ont
« créée », bercés par l’illusion d’être maîtres d’un jeu dangereux,
même très dangereux.
L’opinion se rendra finalement compte que le
mensonge de K. M. Dekamo sur l’éviction de Moka Alain
du gouvernement n’aura été qu’un prétexte pour justifier un plan caché,
aujourd’hui mis à nu, peut-être pas suffisamment encore révélé.
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Vous savez que ceux qui combattent leurs frères,
contrairement à ce qu’ils font croire, sont une infime minorité parmi les
cadres et les populations de
Toute l’agitation qu’ils orchestrent, à travers une
communication à outrance, ne vise qu’à cacher cette infirmité. La grossière
tricherie organisée lors des dernières élections législatives prouve bien
qu’ils n’ont pas la majorité des populations dans les 7 districts de
Astucieuses, les associations qu’ils ont créées et
unies dans le mal prétendent, devant les caméras, qu’elles soutiennent le
Président de
Pour mener son combat, Mamadou Dekamo
Kamara a coopté à Brazzaville des originaires de
quelques ethnies, donnant ainsi à l’opinion politique de la capitale
l’impression qu’il contrôle la Likouala. Vous
connaissez la plupart d’entre eux et leur moralité, et savez que certains sont
des repris de justice. Le camp qui s’est constitué autour de lui est devenu
otage d’un cycle de campagnes politiques chèrement financées et d’états-majors
entretenus à grands frais qui n’acceptent pas de lâcher prise. Devant les
avantages acquis de cette situation, les fonctionnaires qui, depuis belle
lurette, ont déserté leurs postes de travail, les retraités qui peinent à
toucher leur pension ou les chômeurs qui ont trouvé dans les états-majors une
aubaine pour subvenir à leurs besoins n’ont pour seules occupations que la
réflexion et l’action pour faire de plus en plus du mal à leurs propres frères.
Il ne vous échappe pas que les principaux auteurs
de l’agitation politique actuelle à Brazzaville et dans
Je ne les juge point, comme je ne me permettrai pas
d’exposer les faits qui leur sont ou leur ont été reprochés, connus des
personnes bien informées et des hiérarchies concernées.
Je regrette, cependant, qu’ils aient ainsi
déshonoré notre département et contribué à assombrir l’image d’une Likouala autrefois connue pour la probité morale, la compétence,
la rigueur et la loyauté de ses cadres.
Par conséquent, ils ne peuvent en vouloir qu’à
eux-mêmes, au lieu de désespérément chercher des boucs émissaires pour bien
paraître devant l’opinion publique.
Je regrette aussi qu’ils aient donné le prétexte à
une insuffisante représentativité de
Comme nos parents nous l’ont appris dans notre
jeune âge, celui qui s’est exercé à tricher dans sa jeunesse trichera toute sa
vie. Nos jeunes doivent tirer parti de cet enseignement s’ils veulent vraiment
s’élever. De même, ce n’est pas en ânonnant les paroles que les acteurs mal
intentionnés mettent dans leur bouche et en se droguant pour les dire, que les
jeunes de
Chers frères et sœurs, Chers parents,
L’acharnement à déstabiliser et à détruire Ambroise-Edouard Noumazalaye,
Secrétaire Général du Parti Congolais du Travail, Président du Sénat, fierté
des Likoualiens, m’étonne à plus d’un titre.
Prétendre prendre sa place de leader de
Par ailleurs, ceux qui croient que je briguerais le
leadership de
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Deux ans et demi après, on peut se rendre compte
que la campagne de dénigrement engagée contre ma personne, contre A. E. Noumazalaye et contre le Préfet de
Le 10 septembre dernier, jour de prise de fonctions
de Ntoumi à Brazzaville, des éléments armés ont
investi au matin le ministère de l’économie forestière. Ils m’ont vu entrer
dans l’immeuble et se sont mis à attendre les premiers coups de feu qui
seraient tirés dans les quartiers sud de la ville pour me régler les comptes. Physiquement,
bien sûr ! Pour la circonstance, les ninjas
avaient déjà été désignés comme boucs émissaires. Le chef du commando, qui se
reconnaîtra par ces propos et qui n’hésite pas à vanter ses exploits, livre à
ses confidents les détails de ce qui devait se produire ce jour-là et donne les
noms des commanditaires de mon assassinat. Ironisant, il dit que le bon Dieu
n’était pas ce jour-là avec eux, mais avec moi… Cela me rappelle
douloureusement l’attentat auquel j’ai
échappé, avec ma famille, le 7 juin 1997 à mon domicile de Batignolles, deux
jours après l’attaque de la résidence privée du Président Denis Sassou-Nguesso à Mpila.
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Vous voyez que ces frères ont perdu la tête et
poussé le bouchon trop loin, qu’ils manquent d’arguments et d’objectivité.
Excités et aveuglés par une haine indicible, ils ont fini par transformer le
terrain politique en une arène d’affrontement armé. Quand les gendarmes, les
militaires et les policiers se mêlent de politique, il ne peut en être
autrement.
Ils s’engagent à en découdre avec le Secrétaire
Général du PCT, Président du Sénat, A. E. Noumazalaye,
le Préfet de
Loin de se décourager, les organisateurs de
l’opération ne désarment pas et promettent une prochaine occasion d’en finir
avec moi et d’organiser une rébellion contre le Préfet de
Et s’ils réussissaient à me tuer ou à me faire
tuer, qu’adviendrait-il ? A chacun d’y méditer.
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Ceux qui me vouent une haine indicible disent et
écrivent que j’organiserais la fuite des bois de
Ils ignorent que le secteur forestier est des plus
réglementés dans notre pays et que tout se passe sur procédures. C’est pourquoi
les coupes frauduleuses de bois, dont certains membres du camp de M. D. Kamara sont coupables, ont régulièrement fait l’objet de
procès-verbaux d’infraction. Les délinquants ont refusé de payer au trésor
public le montant des transactions y relatives. Ainsi que le prévoit la loi, le
ministère de l’économie forestière a transmis leurs dossiers au tribunal pour
compétence. C’est le cas d’Alain Moka, de Raymond Ebonga,
de Jean-Marie Tassoua et d’un conseiller
départemental, le nommé Héritier Nzongbé-Moyikala.
D’autres actions engagées contre des délinquants concernent l’abattage
d’animaux intégralement protégés : trois hippopotames, dans
Si je n’étais pas un ministre originaire de
En outre, mes détracteurs disent et écrivent
partout que les recettes forestières sont détournées et ne sont pas reversées
au trésor public. Pourtant, que ce soit maintenant ou avant, les recettes
forestières sont intégralement reversées au trésor public, elles sont bien
suivies. Les taxes forestières sont exclusivement liquidées par chèque, libellé
au nom du directeur général du trésor.
Si les responsables ne s’informent pas auprès du
trésor public et des douanes avec lesquels mes services travaillent
quotidiennement, comment peuvent-ils se rendre compte de ces versements, sans
risque d’être induits en erreur par des rumeurs tendancieuses ?
Parmi les recettes en question, on peut citer les
amendes que mes frères, qui s’érigent en donneurs de leçons dans mon domaine
d’activité, refusent de payer à l’Etat.
D’ailleurs, les récents audits réalisés par
Chers frères et sœurs, Chers parents,
On ne
saurait juger l’action du gouvernement en matière forestière à travers ces
rumeurs infondées et tendancieuses. Par contre, quelques indicateurs illustrent
parfaitement les performances du secteur forestier dans notre pays sur les dix
dernières années, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le Président Denis Sassou-Nguesso.
Les
concessions forestières et les conditions de leur exploitation ont été taillées
de sorte à assurer une utilisation durable de la ressource, à créer des emplois
durables et des recettes plus importantes de l’Etat et à améliorer la
contribution du secteur forestier au produit intérieur brut et au développement
local.
Sur
50 millions d’ha de forêts attribués à l’exploitation en Afrique Centrale (dont
10 millions au Congo), 12 millions environ sont sous aménagement ou promesse
d’aménagement durable (dont le Congo représente 7,5 millions d’ha).
L’aménagement durable conduit à la certification forestière. Notre pays est le
seul en Afrique à avoir obtenu l’année dernière le certificat FSC sur une
concession de grande taille (Kabo :
En
10 ans d’action forestière, le gouvernement a multiplié par trois la production
nationale de bois brut et par dix celle de
En
valeur d’exportations, le secteur forestier occupe la première place après le
pétrole, tandis qu’il est le plus grand pourvoyeur d’emplois après la fonction
publique. Il constitue la plus grande industrie congolaise :
Plus
de
Aujourd’hui,
grâce aux forestiers, la Likouala seule compte près de
La
valeur ajoutée sectorielle représente environ 5% du PIB.
Tous
ces indicateurs iront croissant, car nous allons continuer à déployer et à
affiner les outils nécessaires au processus de gestion durable des ressources
forestières, y compris le renforcement des capacités humaines et
institutionnelles.
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Au
vu de ce bilan de la politique forestière congolaise que nous mettons en œuvre
depuis 1997, que pourrais-je encore répondre à ceux qui m’attaquent et
expliquer aux donneurs de leçons peu soucieux de morale et de
légalité, sans foi ni loi ? Pourquoi s’acharnent-ils à ternir à
l’extérieur l’image du Congo qu’ils accusent de mal gérer sa forêt alors que la
communauté internationale le félicite pour son exemple ?
En
voulant coûte que coûte atteindre un homme, on finit par assassiner
Quant
à ceux qui nient mon action dans
De
toute façon, tous les fils et toutes les filles de
Chers frères
et sœurs, Chers parents,
On
m’a prêté des propos qui ne reflètent ni ma culture, ni mon éducation, ni ma
pratique sociale, comme : « les Bomitabas
ne seraient pas ministrables ». Ceux qui ont œuvré et oeuvrent encore
contre la promotion des cadres bomitabas sont connus,
alors que je participe à les élever, par exemple. N’est-ce pas les mêmes qui se
sont autoproclamés rois et princes des Bomitabas qui
briment les leurs et les vouent à l’ostracisme quand ils pensent
différemment ? L’opinion ne le sait que trop bien, la manipulation ne
changera rien à cette réalité.
En
ce qui me concerne, ma maison accueille, on le sait aussi, mes sœurs et mes
frères de toute
En
outre, des gens pensent qu’en se regroupant autour de certains acteurs
politiques qui les induisent en erreur, ils se créent les conditions d’une
immunité juridique absolue et donc d’une impunité garantie, croyant se placer
ainsi au-dessus des lois de
Dans
leur imaginaire, la liberté de chacun ne s’arrête plus là où commence celle de
l’autre : ils peuvent injurier, calomnier, maltraiter et tuer les autres
sans s’inquiéter ni être inquiétés. Sont-ils réellement les démocrates qu’ils
prétendent être ? Comme notre pays est forestier, ils confondent la forêt avec
la jungle et nourrissent le rêve d’y instaurer une jungle. Qu’ils sachent que
l’ordre constitutionnel qui le régit oblige chacun de se plier devant la loi et
garantit les libertés individuelles et collectives.
Jaloux
de mes droits, de ma liberté et de ma respectabilité, j’ai poursuivi devant les
tribunaux les individus qui ont osé m’injurier publiquement, ou se sont livrés
à des dénonciations calomnieuses et à la diffamation contre ma personne, à
l’instar d’un certain Edouard Taboké qui prétend
défier l’ordre judiciaire, avec le concours actif de Jean-Marie Tassoua. De même, j’ai intenté un procès contre le
journal Talassa qui a publié des articles pour me
déshonorer, et cetera.
J’use
des procédures que le droit, la démocratie et
Chers frères
et sœurs, Chers parents,
Nous faisons tous partie d’une diversité
culturelle, intellectuelle, politique et professionnelle où chaque membre se
distingue par ses capacités personnelles. Les membres de cette diversité ne
sont donc pas forcément égaux sur tous ces plans et ne sont pas forcément logés
à la même enseigne, ni placés sur la même échelle sociale. Ils ne sont pas
aussi interchangeables comme voudraient le faire croire les théoriciens du
nivellement par le bas.
Respecté en fonction de ses aptitudes, chacun y
joue un rôle que lui confie ou lui prête la société globale. C’est toujours une
fierté pour les familles ou les groupes sociaux d’avoir des enfants méritants
dans les cercles élevés de la société où règne une concurrence permanente entre
les cadres.
Comme le Congo,
Les grands hommes donnent tout à la nation et ne
cherchent pas à tout lui prendre. Et si chacun devrait honnêtement aspirer à
devenir un grand homme, la nation serait puissante et prospère. Je demande à
mes frères de changer de stratégie et d’adopter l’honnêteté intellectuelle, la
rigueur et la vigueur au travail pour se faire à nouveau une place, du moins
pour ceux qui en ont perdue, ou pour se hisser plus haut.
Je demande la même chose à tous ceux qui ont perdu
le sommeil en croyant que je constitue pour eux une menace là où ils sont
hissés. Economiste forestier, je reste un éternel apprenti à l’école de la vie
et n’ai d’autre ambition que de me perfectionner et de me réaliser dans mon
domaine professionnel. Que mes frères et leurs acolytes fassent simplement
autant, ils seront confiants et plus sûrs d’eux. En cessant d’écouter les
intrigants, ils ne vont plus chercher à se débarrasser, par des moyens
sordides, de concurrents ou d’adversaires imaginaires.
Combien d’hommes rêvent-ils de la déchéance des
autres sans raison ? C’est dommage pour eux qui manquent de saine
ambition ! Très dommage !
En même temps, il n’échappe à personne que la
nomination et la révocation relèvent du pouvoir discrétionnaire des autorités,
que les quotas par village, par tribu, par ethnie ou par département n’en
constituent pas les critères de base, et que personne ne peut leur disputer la
signature quand elles ont décidé d’une chose. Hissé quelque part, le cadre doit
honnêtement penser à en partir un jour, c’est une philosophie pourtant
courante, c’est une réalité implacable.
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Je vous prends à témoins, nos frères se sont
engagés dans une mauvaise direction, essayons encore de les tirer de la
mauvaise passe, de les ramener à la raison et de les sauver, en
commençant par leur dire en face qu’ils se trompent, quand ils nous
entretiennent au village ou dans les salons d’intrigues sur le faux combat
qu’ils mènent.
Ne dites plus aux uns et aux autres sans penser à
l’amalgame : « Arrêtez de vous battre » ! Tout le monde
sait que les gens ne se battent pas, mais qu’il y en a qui tapent sur les
autres. Dites plutôt, avec justesse, à ceux qui font du mal aux autres de
cesser leur entreprise, si honnêtement vous voulez contribuer au règlement de
la crise. Votre implication personnelle ne pourrait se faire fructueuse que si
vous avez saisi la réalité de la situation et si vous vous faites neutres.
Je rends hommage à toutes celles et à tous ceux qui
se sont humiliés à cet effet et aux bonnes volontés qui voudront elles aussi
s’humilier pour ramener l’harmonie entre les cadres et éviter les malheurs que
réservent à
Pour ma part, je reste ouvert à la réconciliation
avec mes détracteurs et mes bourreaux, pourvu que tout soit entrepris pour
qu’ils arrêtent la machine infernale et qu’on s’assure qu’ils changeront de
mentalité. Je suis persuadé que ma modeste participation à la vie nationale
vous convainc suffisamment de ma disposition naturelle et de mon engagement à
toujours oeuvrer pour un monde de paix et de fraternité.
Je me réjouis de l’accueil toujours chaleureux et
hautement fraternel que me réservent les
populations de tous les districts de
Chers frères et sœurs, Chers parents,
Faisons entendre raison à toutes et à tous, afin
que les oreilles disposées à entendre entendent une fois pour toute !
Fait à Brazzaville, le 6 novembre 2007
Henri DJOMBO