Sur la sellette !


Benoît KOUKEBENE.

Koukébéné, un opposant qui n'a pas fini de faire parler de lui !

 

A la suite de l’interview publiée dans Jeune Afrique (n°2407 du 25/2 au 3/3/2007), interview au cours de laquelle Sassou Nguesso avait critiqué les pratiques des « Fonds Vautours », Benoît Koukébéné, ancien Ministre des hydrocarbures du Président Lissouba, a cru bon d’adresser un droit de réponse à la rédaction dudit journal pour rectifier ces propos. Quels propos ? Koukébéné présente Sassou comme celui qui, à travers cette interview, s’est livré « à une critique personnelle contre [sa] personne ». Pour lui, « ces affirmations comportent plusieurs contre vérités ». Ils mériteraient, donc, un droit de réponse. Opération gratuite, publi-reportage ou action commerciale ? Sans pousser la chansonnette jusqu’à dire qu’il s’agit de propagande visant à donner une opportunité à un opposant de s’illustrer dans un média panafricain en vue, de la déontologie en matière de droit de réponse, ce n’est pas un quart de page que ce magazine aurait accordé à Koukébéné pour cette petite citation ! Sassou, qui s’en prend à juste titre à la voracité des « Fonds Vautours », indique qu’ils : « agissent en fonction de critères purement mercantiles. L’argent est l’unique motivation. Mais des ONG très politiques et, je n’hésite pas à le dire, des opposants congolais à l’étranger ont passé avec eux une alliance contre-nature, dans le but de déstabiliser le Congo et d’accéder au pouvoir ».

A ce stade de l’interview, rien de bien grave. Aucun nom n’est cité et personne n’est incriminé. Le journaliste qui veut en savoir un peu plus, revient à la charge et réclame des noms ! Pour Sassou, c’est clair : « Un personnage comme Benoît Koukébéné, l’ancien ministre du pétrole de Pascal Lissouba condamné au Congo pour avoir bradé à 2 dollars le baril un pétrole qui en valait six fois plus joue un rôle assurément néfaste. Il roule carrosse entre l’Europe et les Etats-Unis, il écrit à la Banque Mondiale et à la BAD en prétendant qu’il a été le meilleur gestionnaire que ce pays ait jamais connu, Global Witness l’encense, alors que lui et ses amis ont mis ce pays sens dessus dessous ». (J.A. n°2407 du 25/2 – 2/3/2007).

Huit petites lignes contre un quart de page ! (Jeune Afrique n° 2414 du 15 au 21/4/2007). Si Vincent Hugueux, journaliste à l’Express n’avait pas décortiqué les méthodes peu orthodoxes de cet hebdomadaire panafricain dans son dernier ouvrage, on aurait douté de l’approche méthodologique et déontologique utilisée par ce journal pour offrir un droit de réponse à Koukébéné. Bref ! Le Chef de l’Etat Congolais affirme que « Koukébéné a bradé le pétrole pour 2 dollars le baril le pétrole », qu’il « roule carrosse » et se fait passer pour le « meilleur gestionnaire » que le Congo n’ait jamais connu. Qu’y a t il de choquant dans ces propos ? Ces accusations sont-elles fondées ?


Reprenons l’argumentaire de Sassou et posons-nous les bonnes questions : S’agit-il d’affirmations gratuites ? La réponse est trois fois Non ! Est-ce la vérité ? La réponse est mille fois Oui ! Faut-il rappeler à Koukébéné qu’il a fait partie du gouvernement du Président Lissouba qui a brillé par une incompétence sans commune mesure ? Sans faire offense à tous les régimes qui se sont succédés au Congo-Brazzaville, c’est le seul pouvoir qui n’aura laissé aucune trace. Les générations futures ne pourront nullement s’en vanter. C’est la seule législature où l’on ne peut donc pas dire avec précision ce que le Président Lissouba a réalisé. Même ses thuriféraires ne tirent aucune « gloriole » de son passage à la tête de l’Etat ! Quelle est l’œuvre qui aura marqué les Congolais au cours du quinquennat dont Koukébéné partagera l’héritage avec le Président Lissouba ? Pas grand-chose !

 

Il faut tourner sept fois sa langue avant de parler !

 

De 1992 au 15 octobre 1997, date de la fuite du Président Lissouba avec ses proches, hormis la délocalisation du Département des Sciences de l’Université Marien Ngouabi à Dolisie, aucune réalisation concrète n’a été faite. La « Petite Suisse » si chère au Président Lissouba s’est transformée en « petites ruines », tant les Orgues de Staline et les Obus de 120mm et autres hélicoptères de combats se sont acharnés à cracher le feu sur les seules réalisations qui existaient et mis en place par ceux-là mêmes qui l’avaient précédé à la tête du Congo. Les seules édifices qui existent au Congo ne portent pas la marque du Président Lissouba et encore moins de ses partisans. Le seul brevet que l’opinion a décerné au gouvernement auquel a appartenu Koukébéné, est celui d’avoir inventé : « Mboungou diat pédal ». Un brevet pour donner la mort. Même la promesse du Président Lissouba de monter une usine de fabrication de brosses à dents à partir des poils de cochons de Mfouati est restée sur le plan de la rhétorique si ce n’est de l’incantation. La « Petite Suisse » qui devait détrôner « Brazza la verte » a laissé la place à un véritable champ de ruine labouré et retourné depuis 1993 par Lissouba et ses partisans. Il aurait tant voulu qu’on le jette à la mer, il ne s’y serait pas pris autrement !

Avant l’arrivée de Lissouba à la magistrature suprême en 1992, les Congolais ne s’étaient jamais affrontés avec des armes de destruction massive. Durant la période qui va de 1979 à 1992, -période qualifiée par les commentateurs politiques de Sassou-I-, Benoît Koukébéné faisait son apprentissage au cabinet de Sassou N’guesso, où il a acquis toute son expertise dans le domaine des hydrocarbures. N’était-il pas Conseiller à la présidence de la république ? La reconnaissance n’étant plus de ce monde, Koukébéné a vite fait de rejoindre la tribu lorsque le Président Lissouba arrive au pouvoir sous bonne escorte et flanqué des seuls ressortissants des régions des « trois Palmiers ». La fameuse « bande des quatre » (Norbert Moungounga Nguila, de Victor Tamba-Tamba, Martin Mberi, Christophe Moukouéké) plus une, Claudine Mounari, « l’égérie » du Président Lissouba avaient pris ce dernier en otage. Qui peut aujourd’hui défendre, sans manipuler, le bilan du Président Lissouba après son passage aux affaires entre 1992 et 1997 ? Tout ce qu’il a détruit, c’est ce que les autres ont construit avant son arrivée et sont en train de reconstruire aujourd’hui. Il ne sert à rien d’accabler les autres. Passons !

Dans le petit laïus qui sert de droit de réponse, Koukébéné reconnaît - lapsus révélateur- avoir bradé le pétrole. « Ce n’est pas à 2 mais à 3 dollars que le baril avait été vendu », dit-il. A combien était estimé le prix du baril à cette époque ? Sassou répond qu’il valait « six fois plus ». Si on prend l’hypothèse de 2 dollars le baril, cela revenait à 12 dollars le prix que les autorités Congolaises de l’époque auraient pu tiré de la vente de leur pétrole. Koukébéné, de son coté, répond qu’ils avaient cédé ce pétrole à 3 dollars au lieu de 2 dollars le baril. En gros, le gap manquant de 9 dollars dans les caisses de l’Etat ne semblait nullement le gêner lui et ses partisans. La question est : Oui ou non, le pétrole avait été « bradé » ? Malgré les dénégations de Koukébéné qui se rattrape en parlant du Contrat de Partage de Production (CPP) passé par le gouvernement Lissouba avec les Compagnies pétrolières, tous les experts répondent par l’affirmatif sous la présidence de Lissouba le pétrole Congolais avait été bradé. « En matière pétrolière, dit-il, contrairement à ce que tente de faire croire M.Sassou Nguesso, c’est bien le gouvernement auquel j’ai appartenu qui a permis au Congo de se débarrasser du système moyenâgeux des concessions pour se doter d’instruments juridiques modernes : les  contrats de partage de production ».

Il importe néanmoins de souligner que dans le cadre du droit de féodalité reconnu, le Congo devait obtenir 15% des avoirs pétroliers, c’est le sieur Koukébéné qui a réussi par une pirouette dont il détient seul le secret à contourner la loi en ramenant ce taux à 12%. Pourquoi et quelles fins ? On comprend alors pourquoi, le même Koukébéné claironnait en pleine guerre civile du 5 juin 1997 que : « Sassou n’aura pas le pétrole ! » Au cours de l’interview qu’il accorde en août 1997 à Jeune Afrique, il affirme avoir « réussi à promouvoir tous les permis off-shore du Congo. Il n’y a plus un centimètre carré de libre ! » On parle toujours trop vite. Chacun pourra consulter cette interview dans les archives de Jeune Afrique (n°1910-1911 du 13 au 26 août 1997). Il pourra alors se faire sa propre opinion sur la proximité des liens étroits qui unissaient Koukébéné à la compagnie Elf.

 

Condamné pour fraude fiscale au pays des Droits de l’Homme

 


Revenons au sujet qui nous préoccupe. Sassou au cours de son interview, a indiqué que Koukébéné « roule carrosse ». Une accusation que ce dernier récuse. « Non ! Dit-il, je ne roule pas carrosse entre l’Europe et les Etats-Unis » ! « Depuis 10 ans, ajoute-t-il, je ne me suis pas rendu une seule fois aux Etats-Unis, je ne dispose ni d’un jet privé ni d’un véhicule de luxe ».

Koukébéné aurait du s’abstenir de répondre. Il a certainement raison de défendre sa dignité face à ce qu’il considère comme « une véritable attaque » de Sassou contre sa personne. Faut-il lui rappeler qu’il a été, avec son épouse, condamné par la Cour d’Appel de Paris à « Dix mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende délictuelle de 15.000 €uros pour « Soustraction frauduleuse à l’établissement du paiement de l’impôt : dissimulation de sommes – fraude fiscale » ». Une amende de quinze mille Euros à payer à chacun. Le couple Koukébéné était-il imposé sur la fortune ? Payait-il l’ISF (Impôt Sur la Fortune) pour payer une si lourde amende. D’où provenait cette fortune pour payer d’aussi fortes amendes ? A combien se chiffraient les montants dissimulés au fisc français par le couple Koukébéné ?

Benoît Koukébéné est certainement un homme pauvre. Si pauvre, que le journaliste de RFI, Bernard Nageotte, qui l’interrogeait le 12 juillet 2006, deux jours après sa conférence de presse, n’a pas manqué de lui rappeler qu’il se moquait des Congolais en lui balançant le montant de sa fortune personnelle qui s’élèverait à près de 200 Millions de FCFA ; chiffre qu’il a d’ailleurs contesté ! Où a-t-il trouvé tout cet argent ? David Servenay, un autre journaliste de RFI qui enquêtait sur les rétro commissions reversées par Elf aux dignitaires du pouvoir du Président Lissouba, a esquissé quelques pistes sur les origines d’une fortune personnelle, fait de « siphonage » des finances publiques et de rétro commissions. « En 1996, dit-il, un Préfet de la République aurait perçu cinq millions de dollars de Rivunion, la caisse noire Suisse du groupe pétrolier. Puis, ce Préfet, par le biais d’une fondation du Liechtenstein, aurait versé de l’argent au ministre Congolais du pétrole, Benoît Koukébéné ». Ce Préfet s’appelait Jean Charles Marchiani !

Comme on le voit, Benoît Koukébéné, n’est certes pas un délinquant financier aux yeux de ceux qui le soutiennent à travers son association « Telema » ; une association qui veut « s’associer avec ceux qui veulent que les choses changent » y compris avec ceux qui mêlent leurs voix avec les « Fonds Vautours » pour déstabiliser le Congo. Il n’empêche ! Koukébéné est à la tête d’une immense fortune dont il est incapable de dire un mot sur ses origines. Même La Lettre du Continent, un hebdomadaire confidentiel d’investigation édité en France, qui s’y est mêlée pour mettre à nue les investissements réalisés en Côte d’Ivoire par cet ancien Ministre des Hydrocarbures, n’a qu’une vague idée sur ce qui pourrait être les origines de la fortune de ce dernier. De quel héritage familial a-t-il tiré toute sa fortune ? S’il n’avait pas arpenté les allées du pouvoir du Président Lissouba, il ne serait certainement pas si riche. Y a t il une relation entre sa participation au gouvernement à un poste « financièrement juteux » et sa fortune personnelle ?

En France, Benoît Koukébéné est fiché. Au pays des Droits de l’Homme et des libertés, il a été épinglé par le fisc. La décoration qu’il arbore à sa boutonnière ne récompense pas les services rendus au Congo, mais consacre sa condamnation pour fraudes fiscales. Des peines qui le disqualifie aux yeux de la morale, de l’éthique et qui devraient le mettre hors jeu aux yeux de l’opinion internationale. Les minutes de sa condamnation peuvent être consultées librement dans les publications judiciaires.

Pourtant, Koukébéné a continué à jouer au père la morale. Le 10 juillet 2006, il organisait une Conférence de presse au CAPE (Centre d’Accueil de la Presse Etrangère) autour du thème : « Pétrole, facteur de développement ou du sous-développement : cas de l’Afrique Centrale ». Au cours de ladite conférence, il a fustigé comme jamais, la gestion du pouvoir en matière pétrolière. Après avoir reconnu que le gouvernement auquel il a appartenu avait « une seule fois gagé le pétrole en cinq ans de pouvoir », il a indiqué que : « C’était pour obtenir 200 Millions de dollars US et pouvoir organiser les élections ». Et, d’accuser l’actuel pouvoir de recourir « à cette pratique tous les jours ». Pour lui, « les dignitaires du pouvoir achètent du pétrole à un prix dérisoire puis le revendent pour encaisser des marges bénéficiaires faramineuses ». Un discours qui n’est pas loin de rappeler celui que les représentants des « Fonds Vautours » tiennent en Europe pour discréditer le Congo. Le Chef de l’Etat congolais a-t-il eu tort de fustiger « les opposants congolais à l’étranger [qui] ont passé avec eux une alliance contre-nature, dans le but de déstabiliser le Congo et d’accéder au pouvoir » ?

 

Retour d’ascenseur

 

A l’évocation de son nom, Benoît Koukébéné a cru bon de répondre qu’il n’entretenait aucun lien avec les « Fonds Vautours », voire avec les associations qui nuisent à l’image du Congo depuis l’étranger, comme Global Witness, l’EITI ou encore la Coalition Publiez ce que vous payez. Faut-il rappeler, à toutes fins utiles, que le jeudi 2 novembre 2006, Benoît Koukébéné animait en compagnie de Peter Eigen, une conférence au Centre Internationale de Conférence Genève (CICG) en Suisse, sur le thème : « Le pétrole n’est pas une fatalement une malédiction pour l’Afrique ». Quel rapport entre cette conférence de presse, où prenait également part un représentant de la Banque Mondiale, avec les « Fonds Vautours » ? Aucun, sauf la présence d’un intervenant qui n’a jamais caché son hostilité vis-à-vis du pouvoir de brazzaville. En effet, Peter Eigen le Président de l’EITI, Transparency International qui participait à cette conférence de presse, est celui qui, au plus fort de « l’affaire Mounzéo », avait écrit au Premier Ministre Congolais, Isidore Mvouba pour lui intimer l’ordre, et de façon péremptoire, pour qu’il relaxe Christian Mounzéo et Brice Mackosso. Il exigeait leur élargissement sans condition pour qu’ils assistent au Conseil d’Administration de l’EITI. Bafouant la justice congolaise, foulant son indépendance au pied, Peter Eigen est allé jusqu’à mettre en garde le gouvernement congolais, de le menacer de sanctions s’il n’obéissait pas à ses rodomontades de laisser sortir Mounzéo pour qu’il aille assister à la réunion du Conseil d’Administration de l’EITI prévue le 11 avril 2007. Peter Eigen écrit : « Il est regrettable et inacceptable qu’en raison des procédures judiciaires entamées contre lui, Christian [Mounzéo ndlr] n’ai pu assister à la dernière réunion du Conseil organisée au siège de l’ONU en décembre 2006. J’espère sincèrement que cette question pourra être réglée à l’échelle nationale avant notre prochaine réunion et qu’il sera ainsi possible d’éviter les demandes d’exclusion de la République du Congo ». Sans blagues !

Avec cette prise de position, on comprend mieux la subtilité de la réponse que Christian Mounzéo avait donnée à Sedi Kaba, journaliste de l’Agence Panafricaine de Presse qui voulait savoir s’il accordait du crédit à « l’initiative pour la gestion des revenus pétroliers au Congo » lancée par Benoît Koukébéné. Lors de la conférence de presse du 28 septembre 2006, organisée au CAPE en compagnie de Brice Mackosso (PCQVP), Claude Leroy (Secours Catholique), Sarah Wykes (Global Witness), maître William Bourdon (ONG Sherpa) qui « traque », au nom des « Fonds Vautours », les biens « mal acquis » des dignitaires africains, Christian Mounzéo a publiquement apporté son soutien à Koukébéné. Il ne voyait aucun inconvénient de collaborer avec lui. « […] Aujourd’hui, dit-il, nous travaillons avec toutes les initiatives qui concourent vers la transparence. Donc, si son idée à lui, c’est l’idée de la transparence des revenus au niveau du pays et bien, pourvu qu’il soit engagé sur les mêmes principes que nous : c'est-à-dire « Publiez ce que vous payez » a un certain nombre de principes. S’il adhère à ces principes, à priori, nous ne voyons pas pourquoi, nous ne pourrions pas encourager une initiative de transparence ». Ce passage qui ne se passe de commentaires met au grand jour la collusion de pseudo défenseurs des droits de l’homme avec les opposants au régime.

 

Lecture entre les lignes

 

Malheureusement, au Congo, il y a toujours des gens pour vous dire que vous affabulez, vous diffamez ou dénigrez autrui, combien même vous apportez les preuves de leurs machinations. Quelles relations, diriez-vous ? C’est la proximité de toutes ces personnalités ou groupes d’associations qui brillent par leur capacité de nuisance contre le pouvoir de Brazzaville en soutenant les pratiques des « Fonds Vautours ». Sans polémique, nous avons démontré qu’il existe des liens entre ceux qui se cachent derrière les associations aux noms ronflants avec ceux qui ronronnent dans les pays du Nord derrière le paravent du vrai - faux combat pour la défense des intérêts des « pauvres Africains » !

La morale voudrait, avant de se lancer dans les grandes diatribes moralisatrices, que les mêmes se mettent en conformité avec l’éthique et les valeurs qu’ils sont sensées défendre. Le droit de réponse de Benoît Koukébéné n’avait pas lieu d’être. A défaut d’être une imposture, il aurait mieux valu pour lui, qu’il ne réponde pas ! Il a raté l’occasion de se réhabiliter dans les cœurs meurtris des Congolais qui savent qu’il est l’un des comptables de la législature qui a saigné à blanc l’économie congolaise avant de mettre le pays à « feu et à sang » !

A l’heure où la paix fait timidement son apparition, où la réconciliation de l’élite politique nationale est en train de s’opérer à grand coup de « mea culpa », l’ancien Ministre des Hydrocarbures du Président Lissouba ferait mieux de s’acheter un comportement. Les jusqu’au-boutistes qui applaudissent les pics oratoires du Président de l’association « Telema », tamis derrière leurs écrans d’ordinateurs, sont aujourd’hui très minoritaires au Congo. Heureusement ! Car, chaque jour qui passe vient démentir tous les procès en sorcellerie intentés contre le Congo par les « Fonds Vautours » et leurs satellites.

Nul ne peut récuser qu’il ne subsiste pas ici et là, quelques faiblesses voire, des failles dans le système. Force est malgré tout, de reconnaître que le Congo est en train de sortir tout doucement de son agonie pour se projeter vers un futur plus radieux ? Pour peu que chacun y mette du sien, tout peut redevenir possible, comme pour reprendre le slogan de campagne du nouveau président élu de la France. « Ensemble, tout est possible » !

 

P.SONI-BENGA.