La Nouvelle Espérance, six ans après !

Etat des lieux !

 

Aujourd’hui, près de six ans après l’élection de Denis Sassou-N’Guesso à la tête de l’Etat sur la base de son projet de société dénommé La Nouvelle Espérance, les observateurs indépendants et objectifs qui auscultent notre pays s’accordent à reconnaître que le Congo se porte plutôt bien. Le pays est stabilisé et vit en paix. Un luxe qu’il ne s’était plus offert sous le règne des pseudos démocrates post conférence nationale souveraine, qui l’ont dirigé de 1992 à 1997. 

 

La démocratie fonctionne, avec une opposition souvent virulente certes, mais qui siège à l’Assemblée et jouit totalement de son droit à la critique du régime, sans être inquiétée le moins du monde. Pas de prisonniers politiques, ni d’opinion : la liberté de la presse est garantie et il n’y a pas de délit d’opinion. Depuis le retour aux affaires de Denis Sassou-N’Guesso, les journalistes ne vivent plus sous la hantise de la police politique. Ils ne craignent pas non plus de se retrouver dans les geôles du pouvoir. Le dernier passage à Brazzaville, en novembre 2007, de la chaîne mondiale RFI a fini par démontrer que le Congo était un pays fréquentable où les hommes de la plume n’avaient rien à craindre pour leur vie !

 

Les faits, rien que les faits !

 

Libre, indépendante, plurielle, parfois partisane, la presse joue son rôle de quatrième pouvoir en toute quiétude. Malgré les dérapages et les entorses déontologiques régulièrement dénoncés par les organisations professionnelles telles que l’Observatoire Congolais des Médias (OCM) dirigée par un ancien du journal catholique La Semaine Africaine, la presse Congolaise participe en toute liberté à l’expression démocratique du pays. Il fait désormais partie intégrante du pluralisme d’opinion chère à toutes les démocraties naissantes.

Sur le plan des institutions, toutes les instances prévues par la Constitution de janvier 2002 ont été installées. De la présidence de la République à la Cour Constitutionnelle, en passant par le Médiateur de la République et autres Conseil supérieur de la liberté de communication, sans oublier la non moins importante Commission nationale des droits de l’homme, organes de régulation des libertés individuelles, l’architecture juridique prévue par la Constitution est en place et fonctionne. Ce qui n’a pas été le cas sous la législature du président Pascal Lissouba. C’est autant d’avancées et de garanties démocratiques, qui permettent aujourd’hui la libre expression des opinions dans la sérénité.


Construction des infrastructures routières

Sur le plan économique, le Congo, qui a conclu un accord avec les institutions de Bretton-Woods pour son éligibilité à l’initiative PPTE, poursuit l’assainissement de ses finances publiques et entend parachever le processus de réforme de son économie, en menant à bien le programme de privatisations de tous les secteurs, sous l’œil vigilant de la Banque Mondiale et du FMI. Une politique prudente de gestion de la manne pétrolière entraîne aujourd’hui la constitution de réserves de plus en plus importantes de fonds à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), tandis que le budget de l’Etat, en hausse d’année en année, permet d’investir massivement dans les infrastructures de base, tout en améliorant la situation sociale des Congolais.

 

Qui paye ses dettes s’enrichit !

 

Point n’est donc besoin de rappeler qu’en Octobre 1997, lorsque Sassou revient aux affaires, les Congolais accusaient d’énormes arriérés de salaires, de bourses et de pensions, allant de trente-six, vingt-quatre, jusqu’à douze mois. Le chômage n’était pas conjoncturel mais congénital, pour ne pas dire ethnique. Les salaires des fonctionnaires étaient payés au lance-pierre, les pensions des retraites et les bourses versées au compte-goutte.


Construction du barraged'Imboulou

Aujourd’hui, grâce à une politique volontariste, le gouvernement est en train d’éponger une grande partie de la dette sociale héritée du pouvoir déchu. Les abattements de salaires des fonctionnaires ont été levés. Chaque mois, les salaires des fonctionnaires sont payés, y compris les arriérés de l’ère Lissouba. Et ce n’est pas faire preuve de tribalisme ou d’ethnicisme que de signaler le bonheur des Congolais d’avoir retrouvé un Etat qui ne fonctionne plus sur la base de la consonance du patronyme, de l’affiliation à l’UPADS (le parti des Trois Palmiers) qui avait instauré le célèbre « Ma Ba Matatu », symbole du triangle des Bermudes !

Diabolisé à cause d’un activisme de mauvais aloi par les « ennemis de la République », le Congo a été exclu du processus de Kimberley, avant de le réintégrer en novembre 2007. Critiqué pour l’opacité qui entourerait la gestion de ses revenus pétroliers, le Congo a accepté de soumettre ses comptes à la curiosité des Internautes du monde entier. Une transparence jamais observée dans aucun pays africain encore moins, producteur de pétrole. Vilipendé par les détracteurs de la stratégie de réduction de la dette extérieure grâce à l’adhésion à l’initiative PPTE, le Congo bénéficie aujourd’hui d’une réduction de 80% de sa dette envers les créanciers privés réunis au sein du Club de Londres, soit une annulation 987 milliards de F.CFA, sur un encours total estimé à 1.190 milliards de F.CFA. Quelle autre politique aurait permis un gain aussi massif en termes d’allègement du poids de la dette ?

Encore mieux, les 268 milliards de FCFA de dette auprès du Club de Londres seront remboursables en 22 ans ! Pour rembourser une partie de cette dette à ses créanciers, le Congo a émis des titres Eurobond d’une valeur de 477,79 millions, suite à un accord trouvé le 15 novembre dernier.

Qui paye ses dettes s’enrichit, dit-on ! Le Congo est sur la bonne voie. Son contentieux avec les Fonds Vautours est en voie d’être résorbé. Les négociations avancent à grand pas, vers une solution satisfaisante pour les deux parties. La fermeté du gouvernement Congolais à ne pas se plier au diktat de Kensington, le Fonds vautour le plus vorace, auteur de toutes sortes de campagnes de diabolisation du régime Sassou, a fini par payer.

Kensington a été débouté par un tribunal américain dans le procès qui l’opposait à la SNPC dans le cadre de la procédure RICO. De plus, face à l’indignation de certains membres influents du Congrès et du Sénat américains, dont le pasteur Jesse Jackson, une proposition de loi interdisant l’activité des Fonds Vautours devrait être examinée et adoptée. Affaibli, Kensington a accepté l’ouverture des négociations en vue d’un compromis, contre une cessation immédiate de sa campagne médiatique de dénigrement du Congo et de ses autorités !

 

Réhabilitation de l’outil industriel et construction des infrastructures

 

Dans le domaine industriel, la réhabilitation du tissu industriel du pays a été plus qu’amorcée. On peut citer, pour la Bouenza, la réhabilitation de l’huilerie de Nkayi et la construction d’une sucrerie, selon un accord signé en novembre dernier avec les Lybiens à l’issue des travaux d’une session de la commission mixte Congo-Lybie. Pour la vallée du Niari, la construction d’une usine d’exploitation du manganèse et la construction d’une deuxième cimenterie dans la carrière de Mont-Belo par le Consortium Congo Corée Malaysie(CMKC).

L’enclavement de l’arrière-pays est systématiquement brisé par la réhabilitation et la construction des infrastructures de communication et de télécommunications. Le projet de construction du Transcongolais, cette voie ferrée devant relier d’ici à 2014 l’extrême nord du Congo à Pointe-Noire, en passant par les départements des Plateaux et du Pool, va certainement révolutionner les mœurs congolaises et doper l’activité économique, à travers d’insoupçonnables effets induits.

Pour aller à Pointe Noire en venant de Ouesso, on ne sera plus obligé de passer par Brazzaville et vice versa. Les missions effectuées ces derniers mois par les membres de CMKC dans le cadre de discussions sectorielles avec les membres du gouvernement ont suffisamment fait avancer le projet dans sa faisabilité.

La construction de la route Bouansa-Mouyondzi, le pont sur la Vouma (département de la Cuvette), la construction de la route Kinkala-Matoumbou-Brazzaville (qui a mis aujourd’hui le chef-lieu du Pool à 50 minutes de la capitale), la construction de la route Ngo-Djambala-Lékana, le lancement des travaux de la 2ème sortie nord de Brazzaville pour décongestionner la route Nationale n°2 obstruée au niveau Kombo et la construction de l’autoroute Pointe-Noire/Brazzaville, et cætera, sont autant d’exemples d’efforts d’investissement pour mailler le pays en infrastructures de base.

Au niveau des infrastructures électriques lourdes, il y a la construction du barrage hydroélectrique d’Imboulou (opérationnelle en 2009) et la construction d’infrastructures de distribution ; la révision et la réhabilitation du barrage de Moukoukoulou, complètement détruit par les milices Cocoyes du Président Lissouba durant la guerre civile dite de 1998 ; la réhabilitation et l’extension du barrage du Djoué « bousillé » durant les événements par les Ninjas-Nsiloulou de Ntumi, pour en augmenter la puissance ; la centrale thermique de Mpila à Brazzaville et la centrale à gaz de Ndjeno à Pointe-Noire. Selon les prévisions, ces deux centrales vont, à l’horizon 2010, produire près de 600 Mégawatts d’électricité, mettant ainsi un terme aux coupures intempestives d’électricité dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire.

Au niveau des infrastructures aéroportuaires, la modernisation de l’aéroport Agostino Neto à Pointe Noire, la construction d’un aéroport flambant neuf à Ollombo, la réhabilitation des aéroports de Dolisie et d’Owando, la construction et la mise en service de l’aéroport d’Impfondo, ainsi que la modernisation et l’extension de l’aéroport Maya Maya, montrent à suffisance la cohérence du maillage du pays en infrastructures de communication multimodales. Les travaux de réhabilitation et d’aménagement de l’aéroport de Pointe-Noire, doté de satellites et de plateformes passagers ultramodernes, ont renvoyé à ses chères études l’ancien hangar servant d’aéroport, où bagages et effets des passagers disparaissaient sans laisser de traces. Les travaux d’agrandissement des pistes d’atterrissage de l’aéroport de Maya Maya déjà commencés sont un prélude à sa modernisation, pour le mettre aux normes internationales. Plus qu’un rêve, une réalité.

 

Tosolola bien quoi !

 


Stade de PONTON la BELLE

Du côté des infrastructures sanitaires, on peut signaler la construction de l’hôpital ultramoderne de Loandjili à Pointe-Noire, grâce à la coopération chinoise, la réhabilitation et la modernisation l’hôpital Général d’Impfondo, la réhabilitation de l’hôpital Général de Dolisie, la réfection à neuf de l’hôpital général Marien Ngouabi d’Owando ou encore la construction de la clinique municipale Albert Leyono de Ouenzé, entièrement équipé à neuf. Hier, sur le même  emplacement on ne trouvait qu’un simple petit dispensaire pour soigner des bobos. Qui s’en souviendra dans dix ans !

La construction de logements sociaux à Oyo et à Brazzaville (Bacongo), dont les premiers occupants vont bientôt prendre possession de leur logement, démontre de la volonté du pouvoir en place d’en finir avec les taudis qui bordaient les abords des grandes artères de la ville.

Sauf à trouver un pays imaginable où il n’existe pas de problèmes matériels et sociaux, force est de reconnaître, malgré les quelques ratés que l’on peut observer ici et là dans la réalisation de la « Nouvelle Espérance », les six ans de sa matérialisation se déroulent l’œil rivé sur les objectifs de départ qui sont en phase d’être atteints. Des objectifs qui n’occultent pas la mise hors d’état de nuire de certains cadres et autres opérateurs économiques véreux qui se caractérisent par l’incivisme et l’absence de patriotisme, tirant le pays vers le bas, comme aurait dit quelqu’un.

Mais de là à peinturer le pays de noir, à déjecter  sur lui des fientes et autres vomissures nauséabondes, à travers des vidéos piratées et diffusées sur les sites de YouTube ou de Dailymotion, il y a un pas que d’aucun ne peuvent franchir. Reconnaître qu’il existe des lacunes certaines dans la réalisation du projet de société du Chef de l’Etat ; que par ailleurs, il y a un frémissement que l’on observe dans l’accomplissement dudit projet de la « Nouvelle Espérance » pour l’avenir de son pays, serait-elle hideuse comme attitude ? Devrait-on, pour des raisons subjectives, éclabousser le pays de boules puantes, dans le seul but de se porter en alternative à la place de ceux qui sont en charge des destinées de la Nation ?  Si tel est l’objectif insoupçonné des détracteurs professionnels de la République, autant dire : « Toko solola bien té ! »

 

P.SONI-BENGA.