Quarante-septième
anniversaire de l’indépendance à Owando :
Fort-Rousset sur les
traces de Loubomo !
Tournée
d’inspection dans la Cuvette
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Après
avoir séjourné, du 30 avril au 3 mai 2007, dans le Département de la Bouenza, le Chef de l’Etat Congolais, Denis Sassou Nguesso, aussitôt arrivé à
Brazzaville, a prolongé son pèlerinage dans le Département de la Cuvette.
Depuis le 7 mai, Sassou Nguesso
a pris ses quartiers dans le Département de la Cuvette. Arrivé à Oyo où il a
atterrit à l’aéroport d’Ollombo – flambant neuf -, le
Chef de l’Etat Congolais a mis à profit son séjour Cuvettois
pour inaugurer quelques réalisations prévues dans le cadre de la
Municipalisation accélérée. La ville d’Owando ne
sera-t-elle pas le théâtre des célébrations du quarante-septième anniversaire
de l’indépendance nationale en août prochain ?
Le
11 mai, Sassou Nguesso est
allé inaugurer le tronçon routier long de 45km qui va de Obouya
à Owando. Le tronçon Obouya
– Owando fait partie du segment routier de la route
Nationale N°2 qui relie Brazzaville à la partie septentrionale du Congo. Les
quarante-cinq kilomètres deux cent de bitume ont coûté la bagatelle somme de
23.166.977.538FCFA, entièrement financé par les recettes tirées de
l’exploitation forestière. Après la route, c’était au tour du pont de la Vouma, long de 93 mètres, d’être inauguré. L’inauguration
de ce pont a permis au Chef de l’Etat Congolais de se plier à son exercice
favori : couper le ruban ! Au passage, il a profité pour égrener la
liste des réhabilitations d’ouvrages et de ponts qui ont été effectuées par son
gouvernement depuis 2002. Pour le pont de la Vouma, ce
n’est pas moins de 4 milliards de FCFA et des poussières qui ont été débloqués pour
financer la centaine de mètres qui va faciliter la libre circulation des personnes,
des marchandises et des véhicules qui avaient de plus en plus de mal à évacuer
leurs produits vers la capitale. Dorénavant, il sera plus facile de traverser
la rivière Vouma à partir de ce pont.
Ainsi,
depuis 2002, ce n’est pas moins de 22 ponts qui ont été réalisés ou réhabilités
au Congo. Après l’inauguration du pont de la Vouma, Sassou Nguesso s’est rendu à Owando où il a procédé, une fois encore, à la coupure
symbolique du ruban inaugurant l’avenue Marien Ngouabi
large de 9 mètres contre 2kilomètres trois de long. Un « vrai bijou » pour les habitants de Owando qui se sont disputés le bitume avec les véhicules
4x4 de la délégation présidentielle.
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Le
séjour du Chef de l’Etat Congolais dans la Cuvette était placé sous le signe du
lancement des infrastructures sociales de base, d’où l’intérêt de s’intéresser
à d’autres réalisations comme la construction de la Préfecture, de la Sous-Préfecture, qui seront livrés avant les festivités du 47ème
anniversaire de l’indépendance nationale ; une célébration qui sera fêtée
dans le Département de la Cuvette. Ainsi, grâce à la Municipalisation
accélérée, la ville d’Owando va pouvoir porter des
habits neufs. Elle est déjà en train de changer de physionomie aux dires de la
population autochtones. L’aéroport d’Owando, déjà
opérationnel, est prêt à recevoir les gros porteurs qui feront les va-et-vient
entre la capitale et Owando pour acheminer le
matériel et transporter tous les hôtes de marque qui viendront assister à la
fête de l’indépendance à Owando. A l’euphorie,
mettons quelques bémols. Tout ne sera pas livré dans les délais. Au hit-parade de ces couacs, il y a le stade
omnisport d’Owando qui devra jouer encore les
prolongations.
Si
la ville de Owando est, petit à petit, en train de se
métamorphoser à l’approche du « J-day », force est de constater que la ville ne dispose
que d’une offre d’hébergement très limitée. A l’image de Dolisie
qui ne savait pas où loger ses hôtes de marque, l’exemple de certains membres
du gouvernement qui ont été obligés de rebrousser chemin pour aller passer la
nuit à Brazzaville faute d’hébergements décents, la ville de Owando dispose elle aussi d’une faible capacité d’accueil.
Pour contourner la difficulté, certains ont trouvé l’astuce. Distribuer
quelques aides financières à des particuliers -triés sur le volet- pour leur
permettre de retaper leur vieil habitacle que l’on utilisera par la suite, pour
loger la centaine d’invités venue aux quatre coins du pays. C’est donc vaille
que vaille que l’on essaie de combler ce déficit hôtelier comme on l’avait fait
l’année dernière lors du quarante-sixième anniversaire de l’indépendance. A Dolisie, n’eut été le « Grand Hôtel » réhabilité à grand frais, - avec une capacité
limitée-, c’est chez l’habitant que nombre d’invités avaient trouvé refuge. Les
plus fortunés avaient tout simplement réquisitionné les plus belles bâtisses
pour s’y loger ! L’histoire va-t-elle se répéter à Owando ?
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A
Owando, tout est presque prêt, disent les plus
optimistes. N’empêche, qu’il subsiste ici et là quelques imperfections qui
n’entament nullement la joie des populations de Owando
qui se trouvent, en l’espace d’une fête, projeter au devant de la scène. Comme
l’a si bien résumé un habitant de Owando pour qui
l’avenue Marien Ngouabi est un joyau qui vient sortir
cette ville de sa période médiévale avec la première avenue bitumée de la ville,
Owando est en chantier et donc, en mouvement. Si tout
n’est pas encore livré à trois mois des festivités, pour les maîtres d’œuvres
de ces ouvrages, appelons-les « opérateurs
économiques », il n’y aura pas de problèmes. Pour le reste, les
populations de Owando risquent d’être désenchantées d’autant
plus que la Centrale thermique de Owando d’une
puissance de 2000Kwatt connaît quelques difficultés
dans sa dernière ligne droite. Tout serait presque ok ! Malheureusement,
pour des raisons liées, dit-on, aux délais de livraison, le matériel ne pourra
pas être livré avant le début des festivités pour équiper la centrale et
alimenter Owando en électricité. Heureusement, tout
est prévu pour que les groupes électrogènes prennent le relais et fonctionnent
à bloc. Ouf !
Pourtant,
ces ratés n’ébranlent pas l’enthousiasme des populations qui, de l’avis de tous
ceux qui viennent d’y séjourner à la suite du séjour présidentiel, sont « aux Anges », tant la ville de Owando et par delà, le Département est en train de se
métamorphoser quarante-sept ans après l’accession du pays à l’indépendance.
Comme on le voit, il suffit de très peu de chose pour que le peuple adhère. Pour
peu que les hommes politiques fassent ce qu’ils promettent lors de leurs
campagnes électorales et, répondent aux attentes des populations, ils ne
peuvent récolter que reconnaissance et admiration infinies. Les revendications
qui ont été formulées à Nkayi par les sages de ce
Département ne diffèrent en rien à celles qui seront formulées un jour par les
populations du Pool. Toutes, aspirent à un mieux être. Aux pouvoirs publics d’y
apporter des réponses appropriées.
Les
différentes guerres qui ont fait reculer le développement du Congo à des années
lumières, surtout dans ses contrées les plus lointaines, méritent d’être
corrigées quels que soient les dirigeants. Dressant le bilan de toutes les
actions menées en faveur du désenclavement de l’arrière pays avec la
construction et la réhabilitation des différents ponts au Nord comme au Sud, le
Chef de l’Etat Congolais a indiqué que « ce n’était pas un exploit ». Comme les Congolais ont pris la
fâcheuse habitude de régler leur compte personnel, en s’en prenant aux édifices
nationaux, il s’agit de nullement banaliser ce qui a été entrepris. Si les
Congolais ne sont pas frappés par le syndrome de l’éternel recommencement,
nombreux sont paramétrés pour détruire. On construit, on détruit, on reconstruit
à la fin on casse. Ainsi de suite ! Chaque Congolais devra tirer les
leçons des errements passés, s’il ne veut pas vivre avec cette triptyque :
Construire – Déconstruire - Reconstruire ! Au prix de combien de
sacrifices ? Owando, après la « municipalisation accélérée » ne
sera plus à l’image de Fort-Rousset. Car, depuis que
les pelleteuses sont passées pour lui faire un brin de lifting et l’embellir,
la ville d’Owando resplendit. Rendez-vous en août 2007
pour faire la fête !
P.SONI-BENGA.