|
|
Au sortir de l’audience de la 17ème
chambre, la rédaction de www.brazza.info
et de Digital Radio Télévision (DRTV) ont tendu leur micro aux
différents protagonistes de cette affaire pour recueillir leurs impressions.
Prétextant un rendez-vous urgent et très
important, Maître William Bourdon qui s’est dérobé en déclinant notre invite,
n’a pas voulu répondre à nos questions : « Je suis pressé, je suis
pressé,… » S’est-il contenté de répondre à nos envoyés spéciaux. Quant à
ses deux protégés, Brice Mackosso et Christian Mounzéo qui étaient absents à l’audience, ils n’ont pas pu
livrer leurs sentiments, non plus ; peut-être le feront-ils très prochainement
à la lecture de ce compte-rendu d’audience. Néanmoins, nous avons pu recueillir
les impressions de Maître Caty Richard et du
Directeur de rédaction de www.brazza.info
Paul Soni-Benga, qui, sans crier victoire à l’issue
de cette audience, affichaient leur sérénité sur l’issue de cette audience.
|
|
Brazza.Info : Maître, l’audience a été
brève !
Maître Caty
Richard :
Effectivement. L’audience a été brève. J’ai soulevé la nullité de la citation
qui a conduit Monsieur Soni-Benga devant ce tribunal.
Cet argument de droit était, à mon sens, imparable. Le tribunal a préféré
statuer par décision séparée et a mis cette affaire en délibérée au 26
septembre prochain.
J’ai cependant indiqué au tribunal que
nous avions des moyens de plaider également sur la bonne foi de Monsieur Soni-Benga. Mais, il aurait pu s’agir, ou il pourrait
s’agir, dans l’hypothèse où le tribunal ne fait pas droit à ma demande de
nullité, il pourrait s’agir d’une seconde partie du débat. Cependant, j’ai bon
espoir sur la nullité que j’ai pu soulever devant ce tribunal.
Brazza.Info : Quelles sont les chances de voir cette
procédure de décision séparée aboutir ?
Maître Caty
Richard : Le
prévenu peut toujours soulever la nullité d’une partie de la procédure. Le
tribunal a, dans ce cas, deux façons de faire.
Il peut soit, joindre l’incident au
fond et donc, continuer l’étude du dossier. Dans ces conditions, on débat de l’ensemble du dossier y compris de
la procédure et de l’incident ;
Dans le deuxième cas, le tribunal peut
décider de rendre le jugement avant et uniquement sur la nullité. Pour ne rien
vous cacher, c’est plutôt bon signe.
Le tribunal, ainsi, lorsqu’il pense que
la nullité a de fortes chances de prospérer, évite l’étude du dossier. L’étude
de fond dépendra de la décision qui sera rendu le 26 septembre prochain. Mais,
j’ai plutôt très bon espoir. C’est pourquoi, j’ai préféré immédiatement dire au
tribunal que nous nous prévalons de la bonne foi de Monsieur Soni-Benga sur le fond et nous nous apprêtons à plaider la
bonne foi pour lui.
Propos recueillis par
P.Soni-Benga
|
|
Brazza.Info : Quelles étaient vos impressions en
venant à cette audience ?
Paul Soni-Benga : Bon ! Il faut être toujours
réservé lorsqu’il s’agit d’affaires de justice.
Pour ce qui concerne le fond du
dossier, nous disposons de tous les éléments pour défendre ce dossier. Même si
Maître Caty Richard a soulevé la nullité par rapport
à la procédure, il n’en reste pas moins que le fond du dossier, avec les
éléments que nous disposons, permettent aussi aux juges d’apprécier le travail
que nous avons fait.
Sans être optimiste, j’attends en
septembre les résultats qui vont tomber.
Brazza.info : Vous êtes venu de Brazzaville pour
suivre l’audience !
Paul Soni-Benga : Oui ! Mais, vous savez, j’avais
dit à Maître Bourdon que je répondrais présent et serais à l’audience si jamais
il s’avisait à me poursuivre dans l’affaire du détournement des subventions de
la RPDH par Mounzéo et Mackosso.
Je suis venu.
Le 11 avril dernier, je n’ai pas pu m’y
rendre parce que j’avais perdu ma mère et son décès est tombé le jour même du
procès. L’audience a du donc, être ajournée. Lorsque j’ai appris que je devais
comparaître le 4 juillet, j’ai pris
toutes mes dispositions. Je suis passé par Casa (Casablanca CQFD) pour ne pas
rater ce procès. Je suis-là pour dire que lorsque l’honneur est attaqué et
quand on défend la souveraineté de son pays, il n’y a pas mieux que devenir
défendre ses convictions même devant une juridiction qu’on peut penser hostile.
Mais, il n’était pas question de penser
à l’hostilité des juges parce qu’il s’agissait de juger les faits rien que les
faits. C’est ce que les juges ont apprécié. Je ne peux que me réjouir qu’on
puisse enfin, arriver à cette solution.
Brazza.info : Avec quelles impressions
repartiez-vous ?
Paul Soni-Benga : Bon ! Il ne faut jamais crier
victoire. Le fait que Maître Caty Richard ait soulevé
cette nullité et que les juges aient apprécié, démontre déjà qu’il y avait dans
ce dossier quelque chose qui les a convaincu de notre innocence et qu’il
y’avait des choses qui ne clochaient pas dans la démarche de mes détracteurs.
Est-ce pour autant nous seront relaxés ? Là est une autre histoire. Il faut
attendre en septembre.
Propos recueilli par
F.Laloupo
Pour Continental