Propos recueillis à l’issue de l’audience du 4 juillet à Paris

 

Au sortir de l’audience de la 17ème chambre, la rédaction de www.brazza.info et de Digital Radio Télévision (DRTV) ont tendu leur micro aux différents protagonistes de cette affaire pour recueillir leurs impressions.

Prétextant un rendez-vous urgent et très important, Maître William Bourdon qui s’est dérobé en déclinant notre invite, n’a pas voulu répondre à nos questions : « Je suis pressé, je suis pressé,… » S’est-il contenté de répondre à nos envoyés spéciaux. Quant à ses deux protégés, Brice Mackosso et Christian Mounzéo qui étaient absents à l’audience, ils n’ont pas pu livrer leurs sentiments, non plus ; peut-être le feront-ils très prochainement à la lecture de ce compte-rendu d’audience. Néanmoins, nous avons pu recueillir les impressions de Maître Caty Richard et du Directeur de rédaction de www.brazza.info Paul Soni-Benga, qui, sans crier victoire à l’issue de cette audience, affichaient leur sérénité sur l’issue de cette audience.

 

Interview de Maître Caty Richard

Brazza.Info : Maître, l’audience a été brève !

 

Maître Caty Richard : Effectivement. L’audience a été brève. J’ai soulevé la nullité de la citation qui a conduit Monsieur Soni-Benga devant ce tribunal. Cet argument de droit était, à mon sens, imparable. Le tribunal a préféré statuer par décision séparée et a mis cette affaire en délibérée au 26 septembre prochain.

J’ai cependant indiqué au tribunal que nous avions des moyens de plaider également sur la bonne foi de Monsieur Soni-Benga. Mais, il aurait pu s’agir, ou il pourrait s’agir, dans l’hypothèse où le tribunal ne fait pas droit à ma demande de nullité, il pourrait s’agir d’une seconde partie du débat. Cependant, j’ai bon espoir sur la nullité que j’ai pu soulever devant ce tribunal.

 

Brazza.Info : Quelles sont les chances de voir cette procédure de décision séparée aboutir ?

 

Maître Caty Richard : Le prévenu peut toujours soulever la nullité d’une partie de la procédure. Le tribunal a, dans ce cas, deux façons de faire.

Il peut soit, joindre l’incident au fond et donc, continuer l’étude du dossier. Dans ces conditions,  on débat de l’ensemble du dossier y compris de la procédure et de l’incident ;

Dans le deuxième cas, le tribunal peut décider de rendre le jugement avant et uniquement sur la nullité. Pour ne rien vous cacher, c’est plutôt bon signe.

Le tribunal, ainsi, lorsqu’il pense que la nullité a de fortes chances de prospérer, évite l’étude du dossier. L’étude de fond dépendra de la décision qui sera rendu le 26 septembre prochain. Mais, j’ai plutôt très bon espoir. C’est pourquoi, j’ai préféré immédiatement dire au tribunal que nous nous prévalons de la bonne foi de Monsieur Soni-Benga sur le fond et nous nous apprêtons à plaider la bonne foi pour lui.

Propos recueillis par

P.Soni-Benga

Les réactions de Paul Soni-Benga à la sortie d’audience.

Brazza.Info : Quelles étaient vos impressions en venant à cette audience ?

 

Paul Soni-Benga : Bon ! Il faut être toujours réservé lorsqu’il s’agit d’affaires de justice.

Pour ce qui concerne le fond du dossier, nous disposons de tous les éléments pour défendre ce dossier. Même si Maître Caty Richard a soulevé la nullité par rapport à la procédure, il n’en reste pas moins que le fond du dossier, avec les éléments que nous disposons, permettent aussi aux juges d’apprécier le travail que nous avons fait.

Sans être optimiste, j’attends en septembre les résultats qui vont tomber.

 

Brazza.info : Vous êtes venu de Brazzaville pour suivre l’audience !

 

Paul Soni-Benga : Oui ! Mais, vous savez, j’avais dit à Maître Bourdon que je répondrais présent et serais à l’audience si jamais il s’avisait à me poursuivre dans l’affaire du détournement des subventions de la RPDH par Mounzéo et Mackosso. Je suis venu.

Le 11 avril dernier, je n’ai pas pu m’y rendre parce que j’avais perdu ma mère et son décès est tombé le jour même du procès. L’audience a du donc, être ajournée. Lorsque j’ai appris que je devais comparaître  le 4 juillet, j’ai pris toutes mes dispositions. Je suis passé par Casa (Casablanca CQFD) pour ne pas rater ce procès. Je suis-là pour dire que lorsque l’honneur est attaqué et quand on défend la souveraineté de son pays, il n’y a pas mieux que devenir défendre ses convictions même devant une juridiction qu’on peut penser hostile.

Mais, il n’était pas question de penser à l’hostilité des juges parce qu’il s’agissait de juger les faits rien que les faits. C’est ce que les juges ont apprécié. Je ne peux que me réjouir qu’on puisse enfin, arriver à cette solution.

 

Brazza.info : Avec quelles impressions repartiez-vous ?

 

Paul Soni-Benga : Bon ! Il ne faut jamais crier victoire. Le fait que Maître Caty Richard ait soulevé cette nullité et que les juges aient apprécié, démontre déjà qu’il y avait dans ce dossier quelque chose qui les a convaincu de notre innocence et qu’il y’avait des choses qui ne clochaient pas dans la démarche de mes détracteurs. Est-ce pour autant nous seront relaxés ? Là est une autre histoire. Il faut attendre en septembre.

 

Propos recueilli par

F.Laloupo

Pour Continental