« Il
n’a ni à s’excuser, ni à se justifier ! »
Décryptage
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Par Joseph Ossibi
Après une année 2006 passée aux commandes de L’Union Africaine, éloigné du pays natal cher à son cœur, et
au terme d’une mission difficile mais exaltante, le Président de
De son mandat à la tête de l’Union Africaine aux relations
entre l’Afrique et
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Un mandat couronné de succès
D’entrée de jeu, il reconnaît que si sa tâche n’a pas été
de tout repos, il a la satisfaction du
devoir accompli : « je n’ai fait que mon devoir…c’est une
mission, pas un plaisir » a-t-il confié, clouant ainsi le bec à tous ceux
qui ont glosé à pleins poumons dès sa désignation par ses pairs à Khartoum.
Nombreux n'ont pas manqué alors de pronostiquer un virtuel échec. C'est donc à
juste titre qu'il précise ne jamais avoir été demandeur du poste de Président
de l’organisation continentale. « Je sais que la rumeur en a couru. Pure
spéculation » a-t-il précisé.
Chacun se souviendra qu’en Janvier 2006, nombre de
détracteurs en mal de conscience nationale,
tout ce que l’opposition compte de cracheurs de feu n’ont pas manqué d’actionner «
leurs canons de Navaronne », distillant
insidieusement la rumeur selon laquelle Le Chef de l’Etat Congolais aurait
demandé à rempiler à la tête de l'Union Africaine. Certains sites internet, bien connus pour leur activisme aussi tribaliste
que primaire, se sont empressés de
surfer sur la rumeur, de l'amplifier à gorge déployée, écrivant tout et son
contraire au sujet de ce qui fût incontestablement un succès diplomatique
majeur pour le Congo et pour son Président. La toute récente désignation du
Ministre des Affaires Etrangères, Rodolphe Adada,
comme Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Darfour,
vient comme confirmer le succès de son mandat de Président de l’U.A. Dorénavant, la vérité est rétablie, au grand dam des
spécialistes de la calomnie.
Le Gouvernement
travaille
Lorsque François Soudan enchaîne sur le quotidien des
congolais, notamment les problèmes d'électricité, d'assainissement de nos
villes, le président de
Au sujet des pénuries de carburant et de ciment, le président de
Le Président de
Fonds vautours et
disparus du Beach, les deux faces de la même médaille
Indubitablement la pugnacité du Président de
En effet, qu’entend-on par fonds vautours ? Ce sont
ces fonds d'investissements, donc des spéculateurs, qui avec l'aide des grandes
banques rachètent des entreprises en faillite pour moins que rien, les
rentabilisent, notamment par des licenciements massifs, dans la perspective de
les vendre à court terme, soit entièrement, soit par « appartements » comme on dit dans le
jargon de la finance, réalisant ainsi une plus value mirobolante.
Ils ne sont motivés que par le profit, par l’argent ;
d’où leur nom de vautours, ou de charognards. Ils sont apparus depuis la mise
sur les marchés financiers de la dette des pays en développement endettés dans
les années 80 grâce au plan Brady, du nom de l’ancien
Secrétaire d'Etat au Trésor des USA.
En effet, les Banques commerciales créancières dans la
crainte de ne pouvoir être remboursées vendent donc avec une forte décote leur
stock de créances. Les fonds vautours vont flairer l’opportunité de faire du
business, et vite comprendre l'intérêt
financier d’investir dans le rachat,
évidemment à vil prix, de dette des pays Africains, singulièrement celle
des pays producteurs de pétrole. Le Congo devient alors une cible privilégiée,
les perspectives d’accroissement de la production et le relèvement du prix du
baril aidant.
Aujourd’hui,
De plus, autant les entreprises peuvent faire faillite et
disparaître, autant les Etats ne meurent jamais et donc que la dette non
seulement ne s'éteindra pas, mais en plus les intérêts vont courir ad vitam
aeternam. Là est tout le danger que ces pontes de la spéculation font courir au
pays, maintenant et à jamais. Incommensurable est alors le risque de nous voir
otages de ces ogres, y compris les embryons de nos arrières petits-enfants
depuis les ventres leurs mères.
Devant cette menace sur
Ces compatriotes ont fait le choix de
véritables valets et donc d’alliés objectifs de l’encerclement financier
international de leur propre pays, sous le masque d'un « droit de l'hommisme »
à géométrie variable. Ils sont devenus indics actifs des ONG comme « Global Witness »,
des collabos de
C’est proprement honteux et scandaleux pour ces valets
locaux qui poussent loin les limites de l'anti
nationalisme, en cautionnant le chapelet des atteintes à notre souveraineté par
SNPC interposé, donnant ainsi un blanc seing aux vautours afin de nous plumer.
C’est inacceptable et j’en appelle à la résistance de tous ! Au nom de
quelle légitimité écrivent-ils ouvertement aux institutions financières
internationales pour demander la mise à mort du Pays ? Qui représentent
–ils si ce n’est les intérêts de leurs maîtres occidentaux ? Ils
devront savoir qu’il existe encore des Congolais suffisamment patriotes et qui
serons vent debout.
Alors, quand le président martèle : « Je
n'ai pas à m'excuser de descendre au Waldorf », c’est un klaxon d’indignation qui
s’élève de sombres milieux dits intellectuels, quand bien même il y est
descendu de droit dans le cadre de ses « missions
officielles ». On ne peut que le soutenir et cela tombe sous le
sens. Après tout « nous ne volons rien à
personne », ce qui n'est pas leur cas.
Quant au dernier rebondissement de l'affaire dite des
disparus du Beach, le président de
Il est contradictoire de remarquer que dans la diaspora,
ceux qui aujourd'hui célèbrent bruyamment l'arrêt de la cour de cassation du 10
janvier 2007, sont ceux là mêmes qui n'ont pas eu des mots assez durs pour
qualifier l'arrêt de la Cour d'Appel de Paris en son temps. Pour eux la justice
française n'est bonne que quand elle tranche dans le sens de leur éternel
projet de division. Curieux tout de même ! En réalité, dans cette affaire,
une fois de plus, la préoccupation politique qui sert de fil d'Ariane aux
plaignants, aux ONG et autres revanchards est cousue de fil blanc.
Collabos qu'ils sont, ils coalisent avec leurs
commanditaires pour accréditer l'idée selon laquelle notre justice ne serait
pas « digne de ce nom ». Le procédé est le même, la technique
est rodée : Calomnier! Calomnier ! Il en restera toujours quelque chose.
Il n'est pas besoin d'être un brillant esprit pour constater que les acteurs de
ces coups bas demeurent les mêmes. On retrouve les mêmes ONG, les mêmes
opposants, les mêmes individualités, aussi bien dans le combat des fonds vautours,
dans l'affaire des disparus que dans celle de « Mounzéo », Sarah Wykes et consorts.
Le Chef de l’Etat a doublement raison de noter que c'est « une alliance contre
nature » qui ne vise qu’à « déstabiliser le Congo et d'accéder au
pouvoir ». C'est une
évidence. Comme à leur habitude, ils n'assumeront jamais leur complot
permanent. Ils sont trop lâches pour cela, sauf à se complaire dans des
postures victimaires en permanence.
Refondation du
PCT : Un premier pas a été fait
Au lendemain du Congrès, la question sur la refondation du
PCT était incontournable. Denis Sassou-Nguesso
apporte d'emblée son soutien explicite au Secrétaire Général du PCT, Ambroise Noumazalay, trop injustement attaqué. Pour le Président de
On ne peut
pas être plus clair. Tous les oiseaux de mauvais augure qui ont parié sur l’implosion
du PCT en sont pour leurs frais, car le PCT « est
le plus grand parti politique du pays. Il l'a toujours été et il le
demeure ». C'est d'autant plus vrai que l'UPADS,
le parti des trois palmiers, qui se considérait comme tel a achevé son congrès
dans un capharnaüm indescriptible, incapable de refaire son unité: ce n'est pas
rien. A contrario, le PCT ira aux législatives dans l'unité retrouvée et, c'est
le privilège des grands.
On peut donc, comme le Président de
Les élections comme
baromètre de popularité
S'exprimant au sujet de ces opposants que sont le Pasteur Ntumi, les Généraux Ngouelondele
et Raymond Damase Ngollo, le président de
Question de dire que pour l’heure ils ne représentent
qu’eux-mêmes. Pour le Président, et c'est une bonne nouvelle, plus rien « ne
s'oppose » à l’organisation des législatives sur toute l'étendue du
Pool. C'est un cinglant démenti aux journalistes à la gomme, spécialistes de la
désinformation, qui se masturbent impunément sur
Répondant à la question de François Soudan sur l'idée
largement répandue et admise par
certains selon laquelle depuis 1992, il n'a rêvé que de reconquérir le pouvoir,
Denis Sassou-Nguesso, offensif, tord le cou à cette
fabrication des pyromanes Upadésiens devenus depuis des
pleureuses. Il aurait pu refuser, comme nombre de ses pairs africains, de « quitter
le pouvoir ...il n'en tenait qu'à moi. Mais ce n'est pas la voie que j'ai
choisi ». Chaque congolais objectif sait que l'accusation du coup
d'Etat ne tient nullement la route car le 3 juin 1997, Denis Sassou Nguesso dévoile son
programme pour le Congo dans « Le Fleuve, le manguier et la
souris » en perspective de
l'élection présidentielle d'Août 1997. Beaucoup ont oublié que la veille, le 4
juin 1997, il s’est rendu personnellement chez le Président de l’Assemblée
Nationale, André Milongo, pour lui faire part de ses
inquiétudes quant aux intentions belliqueuses du Président Lissouba
et de ses compagnons. Et alors !
Le président conclut son interview par le refus explicite d'une
éventuelle résurgence de la violence dans notre pays et son adhésion au
désormais célèbre « plus jamais ça ». Et d'ajouter, droit dans ses bottes « je
crois que nous sommes vaccinés contre la violence ». Gageons que nos frères qui prônent inlassablement la
violence comprendront.
Au total, au cours de cette interview-fleuve,
Denis Sassou-Nguesso s’est adressé, comme jamais,
avec conviction, avec parfois des phrases émouvantes, mais avec pugnacité, à la galaxie des détracteurs du Congo, et ils
sont légion. Il ne fait aucun doute que
cette interview empreinte de franchise fera long feu sous les chaumières. Il
marque une vraie rupture dans la rhétorique habituellement calme et apaisée du
Président de
Le message à l'endroit de la coalition destructrice des
« Collabos » de tout acabit
et des fonds vautours est sans ambiguïté, sans équivoque. Les journalistes
d'occasion et leurs relais qui ont toujours moqué, injustement, le propos soit
disant mou, hésitant et mal assuré du président de
En tout état de cause, dans ce long entretien accordé à
François Soudan pour Jeune Afrique,
le Président montre majestueusement sa détermination à s'attaquer aux problèmes
les plus urgents des congolais. Il affiche sa volonté de réussir le
redressement du pays. C'est la confirmation, s'il en fallait une, de sa stature
de Chef, de vrai Raïs.
Paris, le 9 mars 2007,
Joseph Ossibi,
Economiste,
Analyste politique
Club « Diagnostic’s & Challenges »