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En marge de la cérémonie
ratée du 18 août dernier, quelques personnalités nous ont donné leurs
impressions. Il faut louer leur courage puisque plusieurs d’entre eux, à
l’instar de MM. Mouanda Mpassi (Upads)
et Dominique Basseyla (UDR-Mwinda),
ont refusé de s’exprimer.
Ernest Ndalla Graille :
« De
petits voyous ont bloqué le corps là-bas et l’ont pris en otage ; ce sont
des gens irresponsables. Milongo fut un grand leader
national, il ne mérite vraiment pas d’être pris en otage par de petits bandits
(…) Ce n’est même pas la famille, les enfants ou la femme qui bloquent :
ce sont des badauds qui se sont emparés de la rue et qui bloquent. Il faut essayer
de trouver une solution. La seule solution, c’est de dégager la rue pour que le
corps puisse venir ici (ndlr : au palais du
parlement). Sinon, nous allons seulement constater que l’Etat est de plus en
plus est en train de mourir, parce que nous ne sommes pas capables de prendre
les décisions qui s’imposent (…) Milongo était très
honnête. Un bon financier, un bon économiste, et un rassembleur.
Malheureusement, ses ambitions n’ont pas rencontré l’adhésion qu’elles
méritaient ».
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« En
tant qu’individu, j’ai retenu du président André Milongo
Nsatouabantou l’image d’un croyant, d’un homme plein
de modestie, d’un homme qui mettait son humanisme au service de son action,
d’abord professionnelle dans ses activités antérieures à la politique, et
ensuite dans sa carrière politique. L’homme d’Etat qu’il a été, en tout cas tel
que je l’ai connu, m’a paru être un homme qui, de tous temps, a essayé de faire
la balance entre son intérêt politique partisan et la nécessité de préserver la
paix, si fragile dans notre pays. Si l’on devait retenir du président Milongo un qualificatif, j’emploierais le terme modération
en tant qu’homme d’Etat (…) Aujourd’hui qu’il est sorti de l’actualité immédiate,
il convient de dire que sa trace dans l’histoire est celui d’un homme qui nous
a permis d’aller à des élections libres ».
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Mme POTIGNAN |
« J’étais dans la même commission
parlementaire que lui, celle des Affaires étrangères et Coopération (…) Ses
interventions n’étaient jamais parole en l’air. A travers ça, il enseignait
dans le même temps de jeunes parlementaires qui, comme moi, arrivaient dans
l’hémicycle (...) Je garde un très bon souvenir de lui et je regrette qu’il
soit parti comme ça. Je souhaite que la paix continue avec lui et qu’il nous
laisse à tous, enfants du Congo, un souvenir qu’on n’oublie jamais et qu’il
soit un point de repère. Que le Seigneur le reçoive qu’il lui donne la place
qu’il estime lui donner ».
Propos recueillis par
Prosper MOKABI DAWA