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« A cause de la grève du greffe,
aucune affaire ne sera citée sur le fond ». C’est sur cette annonce
laconique que la Présidente du Tribunal de la 16ème Chambre
Correctionnelle a donné tour à tour lecture des différentes affaires prévues ce
jour-là, y compris le dossier n°6 qui opposait Mounzéo/Mackosso à Paul Soni-Benga,
Directeur de Publication de www.brazza.info
.
Le Jeudi 29 novembre 2007, devait avoir
lieu l’audience relative à l’affaire opposant le Directeur de Publication de la
rédaction du site www.brazza.info à
Christian Mounzéo et Brice Mackosso.
Prévue à 13h30 devant la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris,
l’audience n’a pas pu avoir lieu faute de magistrats et de greffiers. Tout
commence par une affiche devant la porte de la salle d’audience du 1er
étage de la 17ème Correctionnelle. Sur l’affiche, on y lit que toutes
les affaires du jour sont renvoyées vers la 16ème Chambre
Correctionnelle sise au rez-de-chaussée. Motif de ce transfert, la grève des
magistrats et des greffiers qui manifestent contre la nouvelle carte judiciaire
dessinée par la Garde des Sceaux, Rachida Dati.
Accompagné à l’audience de son fidèle
compagnon, Joseph Ossibi, fraîchement rentré le matin
même de Brazzaville par le vol Ethiopian Airlines, le Directeur de Publication de www.brazza.info affichait sa sérénité. Pressé
d’en découdre, il sera contraint de revenir en 2008 pour s’expliquer sur le
fond devant les juges. Mounzéo et Mackosso
qui étaient absents à l’audience, se sont
fait représenter par une des collaboratrices de Maître William Bourdon. Ce
dernier n’était pas encore remis de sa dernière déculottée dans l’affaire des
appartements privés des Chefs d’Etats africains ; le Parquet de Paris
ayant classé sa plainte « pour recel de détournement de fonds publics »,
sans suite !
Comme chacun sait, Mounzéo
et Mackosso reprochent au Directeur de Publication de
www.brazza.info d’avoir porté atteinte à
leur honneur et leur dignité pour avoir diffusé sur son site un article démontant
la supercherie du montage mis en place par ces derniers pour se « sucrer »
les subventions de la RPDH dont ils avaient la gestion. Des faits avérés qui aujourd’hui
ont conduit à leur condamnation pour « faux, usage de faux et abus de
biens » par le Tribunal Correctionnel de Pointe-Noire.
Comme on le voit, la plainte en
diffamation portée entre les mains du Procureur de la République près le
Tribunal de Grande Instance de Paris par Mounzéo et Mackosso via leur avocat, visait simplement à denier à la
justice congolaise sa compétence, à contester sa souveraineté, à traiter par dessus
la jambe le pouvoir en place et enfin, à montrer le peu de considération que
les deux pseudos activistes des droits de l’homme portaient à l’indépendance de
la justice de leur pays. Quelques soient les raisons de l’ajournement de cette
audience, l’objectif visé était de se refaire une nouvelle virginité en étant
absout de tous ses méfaits devant la justice française qu’ils considèrent au
dessus de celle de leur pays d’origine. Malheureusement, pour eux, ils vont
devoir encore patienter un peu. Comme nous l’avons fait, le jeudi 29 novembre dernier
en rentrant précipitamment de Brazzaville pour venir assister à l’audience,
nous serons présents le 11 avril 2008, lors de l’ultime débat.
La grève du greffe n’aura donc pas
raison de notre détermination. Si notre future présence à l’audience ne fait
plus l’ombre d’un doute, la présence de Mounzéo et Mackosso est vivement souhaitée ; eux qui ont tout
fait pour délocaliser cette affaire « Congolo-Congolaise »
sur les berges de la Seine. L’audience du vendredi 11 avril, nous en faisons
une affaire d’honneur. Question de principe, de dignité, de respect vis-à-vis
de tous ceux qui attendent l’épilogue judiciaire de cette affaire. Nous
souhaitons vivement que Mounzéo et Mackosso honorent la
justice française de leur présence. Malgré leurs multiples obligations et leur
agenda serré, qu’ils s’entourent de précautions nécessaires pour être présents
à ce rendez-vous qu’ils ont tant souhaité ; une question de correction.
Présents ou pas, qu’importe ! Devant
la 17ème Chambre Correctionnelle ils auront à répondre à cette banale
question: « Ont-ils, oui ou non, détourné les subventions allouées à la
RPDH ? ». Ce jour-là, la justice sera rendue au « Nom du
Peuple Français » !
P.SONI-BENGA.