Le PCT, maître du jeu au
Congo ?
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Le
31 août dernier à
Pour
recevoir les hôtes du PCT, rien moins que Michel Ngakala,
le secrétaire chargé à l’Organisation au sein du Bureau Politique, l’instance
suprême de décision après le Congrès. Vibrant comme un fibrion, l’homme passe
d’un convive à un autre, un sourire toujours aux lèvres et un petit mot gentil
pour tous. Ici, il congratule un député nouvellement élu de l’alliance ;
là, il gratifie d’une accolade chaleureuse.
Dans
un des bureaux de
Pendant
que Michel Ngakala s’affairait avec les représentants
des FDN, le docteur Hyacinthe Ingani, fraîchement élu
député de la circonscription de Talangaï, attendait
patiemment d’être reçu à son tour. A propos de ce dernier, il se susurrait dans
les couloirs qu’il était venu recevoir l’onction du PCT pour sa désignation au
poste de rapporteur de la commission ad hoc chargée de l’élaboration du
règlement intérieur et du règlement financier de la nouvelle Assemblée
nationale.
De
conciliabules retreints en huis clos, toutes les personnalités présentes ce
jour-là à
Là
était l’équation à résoudre en cette fin d’après-midi du 31 août, qui
expliquait le ballet incessant des 4X4 et les réunions organisées séparément
avec différents partenaires, sans que les parties « cloisonnées »
ne se rencontrent entre elles.
Les
enjeux des négociations « secrètes » de
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Le
cloisonnement opéré par le PCT était conforme à la logique ayant prévalu dans
la signature des différents accords, à la veille des élections. Le PCT avait en
effet signé des accords séparés avec les FDN et les autres partis dits de la
plateforme. Une fois les élections passées dans les conditions que l’on sait,
il ne restait plus qu’à partager la manne du pouvoir, sans frustrer ni décevoir
ses partenaires.
Avant
de rencontrer Léon Alfred Opimbat et Jean-Marie Tassoua et, dans la foulée, Benjamin Bounkoulou
et les autres membres de la plateforme, Michel Ngakala
avait fait, ce jour-là, un crochet par
Il
s’agissait, à quelques jours de l’ouverture le 04 septembre de la 12ème
législature de l’Assemblée nationale, d’accorder les violons sur le successeur
de Jean Pierre Thystère Tchicaya,
mais aussi et surtout pour les autres membres du bureau de mettre en place les
mécanismes d’une élection consensuelle faisant la part belle à tous ceux qui
avaient contribué à la victoire des candidats de la majorité présidentielle aux
élections législatives, sans fermer la porte à la frange de l’opposition la
plus tolérante. L’enjeu était de taille.
Au
point que ce même après-midi à Mpila, Firmin Ayessa, ministre d’Etat et directeur de cabinet du Chef de
l’Etat, a débarqué en personne afin d’épauler Michel Ngakala
et Sylvestre Ossiala, en pleines négociations. La
présence « inattendue » du ministre Ayessa
finira par convaincre les observateurs de ce remue ménage de l’imminence d’un
jeu de chaises musicales, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au
gouvernement. En principe, tout devait être « ficelé » avant
le retour de vacances du président de
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C’est
bien connu, la victoire aiguise les appétits. Les places à redistribuer étant
forcément limitées, c’est à qui ferait preuve d’imagination pour se faire
remarquer des « faiseurs de roi » et décrocher la timbale.
Entre gérer le reclassement des cadres de l’ancienne législature qui n’ont pas
été reconduits par leurs électeurs, propulser certains jeunes loups qui
piaffent d’impatience dans les anti-chambres du pouvoir dans le seul but de
bouter dehors la vieille classe et récompenser ceux qui ont fait le choix de la
raison en privilégiant la dynamique de la paix, à l’instar du MCDDI de Bernard Kolélas, les choses n’auront pas été pas faciles à gérer.
De
fait, l’équation à résoudre se révélait être à plusieurs inconnues. D’où
l’intérêt de ces réunions et apartés diurnes et nocturnes, aussi bien à
Guerre de tranchées pour
une place au soleil…
On
s’est mis à se bousculer au portillon pour se positionner, montrer la tête pour
se faire remarquer. Les festivités du 47ème anniversaire de
l’indépendance célébrées à Owando ont donné un aperçu
de ce qui préfigure la lutte des « places », en lieu et place
de la lutte des « classes », dans la nouvelle majorité
présidentielle plurielle. Lors du traditionnel défilé du 15 août, les
observateurs attentifs auront noté la « prolifération »
d’associations estampillées « les amis de X ou les parents de Y »
pour le soutien au président de
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Autre
indicateur de « surchauffe » de l’espace politique : la
guéguerre des quadras proches de la majorité présidentielle. A l’issue des
législatives, le concept de jeunesse de la majorité présidentielle a été
lancé et a abouti à la mise en place de deux plateformes pilotées
respectivement par Claude Abraham Milandou (PCT).
Leur objectif unique à l’une et autre : apporter un soutien massif
des jeunes à Denis Sassou Nguesso
pour son élection en 2009, dès le premier tour. Ces deux plateformes, qui se
guerroient férocement par médias interposés, n’hésitent pas à faire dans la
surenchère, voire dans la démagogie. C’est ainsi que Blanchard Oba et ses
partisans n’hésitent pas à promettre l’emploi à 20.000 jeunes, alors qu’à
P.SONI-BENGA