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Deux
questions-réponses, moins de vingt minutes passées dans le bureau du juge De Thevenard, Vice-Président chargé de l’Instruction au Palais de
justice de Paris, sise dans le 1er arrondissement, Paul Soni-Benga, le Directeur de
Publication de www.brazza.info , a été mis en examen ce lundi 23 avril
2007, conformément à l’article 80-2 du code de procédure pénale.
Le juge De Thevenard recevait en première
comparution le Directeur de Publication de ce site congolais d’information basé
en France. Accompagné de Maître Stéphanie Ryes, du Cabinet Caty Richard, son avocate, Paul Soni-Benga s’est vu notifier les griefs retenus
contre lui. Sa mise en examen fait suite à une information ouverte pour « Diffamation
publique envers particuliers à raison de la publication le mercredi 6 septembre
2006 sur le site Internet http://www.brazza.info/pages/accueil.html d’un article
intitulé: « La peur aux trousses : Christian Mounzéo & Brice Mackosso exfiltrés du Congo vers une
destination inconnue ? » ».
Au cours de
cette première audition, le juge parisien De Thevenard a rappelé que les faits pour lesquels
l’animateur du site www.brazza.info est poursuivi sont prévus et réprimés par
les articles 29 alinéa 1, et 32 alinéa 1 de la loi du 29 juillet
Un dossier
caractérisé par un vide « sidéral »
(Voir l'interdiction de sortie (requisitions du TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de POINTE-NOIRE))
En parlant de
« dossier », il s’agit en fait d’une « plainte avec
constitution de partie » déposée à Paris le 24 novembre 2006 par MM.
Christian Mounzéo et Brice Mackosso, via leur conseil, Me
William Bourdon, membre de l’association Sherpa. Surprise ! L’unique
élément à charge se trouvant dans le mince dossier du juge d’instruction est
constitué de l’article cité plus haut. En dehors de cela, rien ! Comme
aurait dit Me William Bourdon lui-même, le dossier de la plainte de Christian Mounzéo et Brice Mackosso contre Paul Soni-Benga et brazza.info
se caractérise par un « vide sidéral » !... Secret
d’instruction oblige ! Motus, bouche cousue !
A l’aide du
verdict rendu le 27 décembre à Pointe Noire contre Mounzéo et Mackosso
par la première chambre correctionnelle du tribunal de Grande Instance de la
ville océane et les trois essais politiques publiés sur le Congo, le directeur
de publication de brazza.info sait de quoi il parle.
Lorsqu’il a pris connaissance de la plainte documentée de Maître William
Bourdon, il n’a pas été surpris par la rhétorique. Le directeur de publication
de brazza.info qui est un professionnel de la
recherche de l’information maîtrisant parfaitement les techniques les plus
pointues en matière d’investigation, a vite convaincu le juge qu’il n’était pas
un néophyte en la matière et qu’il attendait le débat contradictoire.
Ainsi, après
cette audition qui s’est déroulé de manière fort courtoise, le juge De Thevenard, né lui-même au Congo –
Brazzaville, a indiqué qu’il disposait de suffisamment d’éléments pour arrêter
son enquête et l’envoyer chez le Procureur de la République. Rappelant
l’article 175 du Code de Procédure pénal, le juge a indiqué que Paul Soni-Benga et ses conseils
disposaient d’un délai de vingt jours pour faire le point de l’évolution de
cette affaire, voire soulever les nullités dans la procédure. Pour sa part, il
estimait que son enquête était terminée, d’autant plus qu’il avait obtenu
toutes les réponses à ses questions.
Brazza.info sur les traces de Charlie Hebdo ?
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De là à
penser que l’on voudrait par cette action faire taire une voix et casser une
plume qui dérange, voilà des années, ces intégristes qui ont fait de la
manipulation et du dénigrement des institutions congolaises à l’extérieur leur
marchepied vers les sommets médiatiques, il n’y a qu’un pas, vite
franchi ! Curieux de savoir comment ceux qui déversent leur flot
d’insultes et de mensonges sur les autorités de leur pays pleurnichent aussitôt
quand on leur rappelle les règles élémentaires de bienséance ou de bonne gestion.
Apparemment, ils ne sont pas encore prêts à paramétrer dans le disque dur de
leur mode de pensée les règles de courtoisie et de civilité. Eux qui ne mettent
aucun gant lorsqu’ils malmènent la dignité d’autrui, poussent des cris
d’orfraie quand dans leur ego surdimensionné par l’orgueil, ils se croient
atteints leur dignité.
Le décor
planté par cette affaire montre que c’est un véritable bras de fer qui s’engage
aujourd’hui à visage découvert entre ceux qui jubilent chaque fois que le Congo
est dénigré et ses dirigeants jetés en pâture aux chiens, et les autres.
L’objectif de faire taire les voix discordantes qui s’élèvent pour rappeler les vertus cardinales d’une
République unie et indivisible, un fantasme pour ceux qui pensent la Nation
congolaise en termes d’ethnies et de tribus dont ils célèbrent les excès et les
dérapages.
Le procès
de l’arroseur arrosé ?
Si d’aventure
la procédure que Mounzéo et
Mackosso ont intentée
contre www.brazza.info devait arriver à son terme, c’est-à-dire
déboucher sur un procès, ceux qui s’abritent derrière le procès de
Pour l’heure,
aucune restriction n’a été imposée au Directeur de Publication de brazza.info. Ceux qui croyaient par cette action en justice
atteindre sa plume et son inspiration se sont donc lourdement trompés. Depuis
qu’ils ont plongé leurs mains indélicates dans les caisses de
Ayant « piqué » dans la caisse, ils ne sont plus
crédibles. Un point, un trait !
Justice ou
pas, diffamation ou non, l’opinion doit savoir que nous n’avons aucun problème
personnel avec ces deux jeunes pseudos activistes. S’ils n’avaient pas eu des
comportements indélicats, nos chemins ne se seraient pas croisés. Notre
cheminement ensemble, aujourd’hui, est dicté par la volonté des deux parties à
faire la démonstration à la face du monde qu’ils n’avaient pas détourné les
subventions allouées à une ONG dont ils avaient la gestion. A eux, de prouver
le contraire. Leurs multiples conseils nous ont reproché d’avoir violé le
secret d’instruction en mettant en ligne certains éléments de la procédure. Ne
l’aurions-nous pas fait, que cette affaire de droit commun aurait pris l’allure
d’une affaire politique en toile de fond, la persécution et le harcèlement de
deux militants Congolais des droits humains ! Nombreux auraient souhaité
manipuler cette affaire en lui donnant un caractère politicien pour mieux
camoufler le forfait de Mounzéo
& Mackosso. Nous avons
joué la « Transparence ».
Quune certaine opinion aux intentions obscures fasse tout pour les faire monter au nirvana, cest leur affaire. Devant le prétoire, nous montrerons aux yeux de lopinion que les « bons parleurs ne sont pas toujours les bons faiseurs ». On vient de le voir avec le scandale qui vient d’ébranler la Banque Mondiale. Nous continuerons à dénoncer tous ces donneurs de leçons qui refusent d’appliquer les propres règles qu’ils édictent aux autres, alors qu’ils ne font preuve ni de transparence, et encore moins de bonne gouvernance dans leurs pratiques. Advienne que pourra, cette plainte n’arrêtera pas notre détermination à dénoncer tous les écarts de comportement, d’où qu’ils viennent. L’affaire Mounzéo et Mackosso ressemble à la fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf !
P.SONI-BENGA.
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