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Le
lundi 13 août, avant d’assister en fin d’après-midi à l’arrivée de l’ancien
Chef de l’Etat, Jacques Joachim Yhomby-Opango, à
l’aéroport d’Indanga d’Owando, trois jours auparavant,
nous avions eu le privilège de prendre place à bord du vol AF-896 de la
compagnie Air France qui le ramenait à Brazzaville.
Les
dix années d’exil du Président Yhomby ont donc pris
fin le vendredi 10 août 2007. Ce jour-là, le Président – Fondateur du RDD,
Jacques Joachim Yhomby-Opango a mis fin à son exil
parisien en foulant le sol de ses ancêtres. Accompagné de son épouse et de
quelques membres de sa famille, le Général Yhomby,
qui a pris place à bord de l’Airbus A330 de la compagnie Air France, nous a
accordé une interview exclusive.
Alors
qu’il était plongé –classe affaires oblige !- dans la lecture de son
journal, nous avons réussi à lui arracher les premières impressions d’un
« exilé » qui a décidé de retourner définitivement dans son
pays d’origine. C’est un homme serein que nous avons rencontré ; un homme
qui ne dégageait aucune once d’amertume. Bien au contraire ! On aurait dit
qu’il avait déjà écrit le script de son histoire, et qu’il était soulagé,
enfin, de rentrer dans son pays. C’est en toute simplicité qu’il s’est prêté à
nos questions. Moments brefs mais,… intenses que nous mettons à la disposition
des lecteurs.
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Interview !
Brazza.Info : Bonjour, Monsieur le
Président ! Vous rentrez au Congo - Brazzaville après avoir passé dix ans
en exil. Quel sentiment, éprouvez-vous ?
Jacques
Joachim Yhomby-Opango : Comme tout le monde, le sentiment de
satisfaction de rentrer dans son pays. Et comme on dit dans mon village, le
chemin qui mène au village, on n’y sent pas la rosée. Par conséquent, j’y vais.
Qu’il y ait la rosée, je ne la sent même pas sous mes
pieds.
B.I :
Justement, le chemin qui mène au village, on n’y sent pas la rosée. Vous partez
cinq jours avant la célébration de la fête nationale dans votre département
d’origine. Serez-vous à Owando pour les
festivités ? Existe-t-il une relation entre cet événement et votre
retour ?
J.J.Y.O : Il n’y a aucune relation particulière
entre mon retour au pays et la célébration de la fête nationale. Comme
Congolais, si l’occasion se présente et que je sois dans mon village natal à
cette occasion-là, je participerai à la fête nationale. Comme Congolais !
B.I :
Donc, on peut vous voir à la tribune officielle ?
J.J.Y.O : Pourquoi à la
tribune ? Pourquoi pas dans la foule à Owando
parmi les miens ?
B.I :
En rentrant au pays, quel rôle comptez-vous jouer après avoir passé dix ans à
l’extérieur ?
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J.J.Y.O : Je n’ai aucune intention de jouer un
quelconque rôle. Je rentre dans mon pays […] C’est à vous particulièrement que
j’avais dit que je venais de passer dix ans d’exil ; que dix ans, c’était
beaucoup ; que 2007, était pour moi l’année du retour. Je crois
effectivement que 2007, est pour moi l’année du retour.
Je
rentre dans mon pays pour retrouver les miens et surtout, regarder comment
fonctionne mon parti. Peut-être, participer avec eux, à un travail de
restructuration de nos structures.
B.I :
Votre dernier mot !
J.J.Y.O : Mon dernier mot, c’est pour remercier
tout ceux qui m’ont aidé pendant mon séjour en France, en particulier, tous mes
collaborateurs qui depuis plusieurs années ont été à mes côtés pour m’aider à tenir
dans ces moments d’exil qui sont à la fois passionnants et difficiles. Ensuite,
remercier les autorités congolaises qui ont eu une oreille attentive aux
problèmes que j’ai posés quant à mon retour dans mon pays.
Propos recueillis, le 10/08/2007 par
P.SONI-BENGA.