Le Président YHOMBI dans l'avion du retour

Fin d’exil pour l’ancien Chef de l’Etat, Jacques Joachim Yhomby-Opango !

 

Le lundi 13 août, avant d’assister en fin d’après-midi à l’arrivée de l’ancien Chef de l’Etat, Jacques Joachim Yhomby-Opango, à l’aéroport d’Indanga d’Owando, trois jours auparavant, nous avions eu le privilège de prendre place à bord du vol AF-896 de la compagnie Air France qui le ramenait à Brazzaville.

Les dix années d’exil du Président Yhomby ont donc pris fin le vendredi 10 août 2007. Ce jour-là, le Président – Fondateur du RDD, Jacques Joachim Yhomby-Opango a mis fin à son exil parisien en foulant le sol de ses ancêtres. Accompagné de son épouse et de quelques membres de sa famille, le Général Yhomby, qui a pris place à bord de l’Airbus A330 de la compagnie Air France, nous a accordé une interview exclusive.

Alors qu’il était plongé –classe affaires oblige !- dans la lecture de son journal, nous avons réussi à lui arracher les premières impressions d’un « exilé » qui a décidé de retourner définitivement dans son pays d’origine. C’est un homme serein que nous avons rencontré ; un homme qui ne dégageait aucune once d’amertume. Bien au contraire ! On aurait dit qu’il avait déjà écrit le script de son histoire, et qu’il était soulagé, enfin, de rentrer dans son pays. C’est en toute simplicité qu’il s’est prêté à nos questions. Moments brefs mais,… intenses que nous mettons à la disposition des lecteurs.


Le Président YHOMBI au défilé du 15 août à Owando

Parti à 11heures, de l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, l’Airbus A-330 de la compagnie Air France a atterri sept heures et six minutes après, à l’aéroport de Maya-Maya de Brazzaville, sous une chaleur étouffante ; l’hôtesse ayant annoncé 38°C à l’extérieur, en pleine saison sèche ! Au pied de la passerelle, le Général Yhomby était attendu par le Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Firmin Ayessa.

 

Interview !

 

Brazza.Info : Bonjour, Monsieur le Président ! Vous rentrez au Congo - Brazzaville après avoir passé dix ans en exil. Quel sentiment, éprouvez-vous ?

Jacques Joachim Yhomby-Opango : Comme tout le monde, le sentiment de satisfaction de rentrer dans son pays. Et comme on dit dans mon village, le chemin qui mène au village, on n’y sent pas la rosée. Par conséquent, j’y vais. Qu’il y ait la rosée, je ne la sent même pas sous mes pieds.

 

B.I : Justement, le chemin qui mène au village, on n’y sent pas la rosée. Vous partez cinq jours avant la célébration de la fête nationale dans votre département d’origine. Serez-vous à Owando pour les festivités ? Existe-t-il une relation entre cet événement et votre retour ?

J.J.Y.O : Il n’y a aucune relation particulière entre mon retour au pays et la célébration de la fête nationale. Comme Congolais, si l’occasion se présente et que je sois dans mon village natal à cette occasion-là, je participerai à la fête nationale. Comme Congolais !

 

B.I : Donc, on peut vous voir à la tribune officielle ?

J.J.Y.O : Pourquoi à la tribune ? Pourquoi pas dans la foule à Owando parmi les miens ?

 

B.I : En rentrant au pays, quel rôle comptez-vous jouer après avoir passé dix ans à l’extérieur ?


Mr et Mme YHOMBI

J.J.Y.O : Je n’ai aucune intention de jouer un quelconque rôle. Je rentre dans mon pays […] C’est à vous particulièrement que j’avais dit que je venais de passer dix ans d’exil ; que dix ans, c’était beaucoup ; que 2007, était pour moi l’année du retour. Je crois effectivement que 2007, est pour moi l’année du retour.

Je rentre dans mon pays pour retrouver les miens et surtout, regarder comment fonctionne mon parti. Peut-être, participer avec eux, à un travail de restructuration de nos structures.

 

B.I : Votre dernier mot !

J.J.Y.O : Mon dernier mot, c’est pour remercier tout ceux qui m’ont aidé pendant mon séjour en France, en particulier, tous mes collaborateurs qui depuis plusieurs années ont été à mes côtés pour m’aider à tenir dans ces moments d’exil qui sont à la fois passionnants et difficiles. Ensuite, remercier les autorités congolaises qui ont eu une oreille attentive aux problèmes que j’ai posés quant à mon retour dans mon pays.

 

Propos recueillis, le 10/08/2007 par

P.SONI-BENGA.