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La première édition a
tenu toutes ses promesses
A la veille du défilé marquant le
quarante-septième anniversaire de l’indépendance du Congo qui s’est déroulé à Owando, chef lieu du département de
Le lieu de l’événement : le site
touristique de Mombo Beach,
un cadre paradisiaque en pleine nature bordé par le fleuve Kouyou
où l’on peut pratiquer du Jet ski et respirer l’air frais tout en profitant du
dépaysement. Un ballet de limousines et de 4x4, allant des Toyota Hilux aux fameuses Hummer, ont
arpenté la côte poussiéreuse et non asphaltée qui mène à Mombo
Beach, pour y déposer de nombreux hôtes de marque.
Parmi ces derniers, les marraines de l’événement, Antoinette Sassou Nguesso et Monique Bozizé, première dame de
Owando, la reine d’un soir !
Sponsorisée par la société de
téléphonie mobile MTN, l’hôtel Saphir, l’hôtel Olympic
Palace, l’eau minérale Okiessi, les Dépêches de
Brazzaville et le Littoral, la première édition de l’élection de miss
indépendance 2007, a tenu le public en haleine et tenu toutes ses promesses. La
preuve : le public est resté très tard, jusqu’à 2h00 du matin, pour
attendre les délibérations du jury !
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Il faut dire que les stylistes présents
ont rivalisé d’originalité, en présentant leurs
collections. La plus surprenante aura été celle du styliste
centrafricain, faite à base de soie de chenille ! Le succès de ces
collections fera qu’à la fin du défilé de mode, tous les stylistes ont mis leur création à la vente.
Place à la reine de beauté de
Après le défilé de mode, la danse et la musique, vint le tour des seize candidates « Miss » Cuvette venues des neuf sous-préfectures qui composent ce département : Owando, Makoua, Boundji, Ntokou, Oyo, Loukoléla, Mossaka, Tchikapika et Ngoko. Agées de
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16 à 20 ans, les seize candidates à qui le jury avait donné le choix de s’exprimer en Lingala, dans leur langue d’origine et en Français, ont donné le meilleur d’elles-mêmes. Aidées par Médard Milandou, présentateur et maître de cérémonie
des manifestations officielles, qui a réussi à les mettre en confiance en
décrivant de sa voix suave leurs atours, ces charmantes demoiselles qui
défilaient deux par deux, ne pouvaient qu’exploser ! A la place des
déhanchements habituels qui rythment les pas cadencés à la mode d’une gazelle,
elles ont offert au public des
ondulations reptiliennes qui ont donné à la soirée une très belle facture. Même
si l’expression dans la langue de Molière n’a pas été du plus bel éclat, les
yeux du public ont été régalés par ces beautés d’Ebène !
Ainsi, avant de donner lecture des
résultats du concours de beauté départemental, le président du jury, Louis Bakabadio, conseiller du Chef de l’Etat habillé pour la circonstance
en linguiste rigoureux, n’a pas hésité à relever en public quelques insuffisances
de langage. A une candidate qui avait dit que le nom de la capitale économique
du Congo était « Poin-Noire », le professeur
Bakabadio a rectifié « Pointe-Noire ».
La remarque a fait rire l’assistance, surtout ceux qui aiment « avaler »
les voyelles lorsqu’ils s’expriment. Surprise : à la question de citer au
moins trois noms des Chefs d’Etat qui ont dirigé le Congo, même si toutes les
candidates ont trouvé les bonnes réponses, aucune n’a cité une seule fois le
nom du Camarade Marien Ngouabi, enfant du pays né à Ombéllé, à quelques encablures de Mombo
Beach et qui a dirigé le pays de 1969 à 1977 ! Quelle
amnésie et dire qu’on fêtait le quarante-septième anniversaire de
l’indépendance du Congo dans son département d’origine !
Le chauvinisme n’est certes pas à
encourager. Mais il appartient tout de même aux élites de ce pays de tout faire
pour perpétuer le souvenir de tous ceux qui ont fait l’histoire du Congo, pour
qu’ils ne tombent pas dans un oubli ingrat et injustifié.
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Ferréol NGASSAKYS entouré des Miss |
2ème « Dauphine »,
Mlle Pachie Allanga,
originaire d’Oyo, qui a reçu son écharpe des mains de l’épouse du préfet de
P.SONI-BENGA.