HISTOIRE DU
CONGO BRAZZAVILLE
Les premiers vestiges
archéologiques retrouvés dans le solcongolais
remonteraient au 7ème millénaire avant notre ère. Les pygméesseraient
les premiers occupants.
Au 1er
millénaire avant notre ère, despopulations de langue
bantoue venues du nord et pratiquant la métallurgie dufer
et l’agriculture atteignirent la région en longeant la côte et les coursd'eau. Plusieurs royaumes se constituèrent dont on ne
connaît pas très bien lesorigines: le royaume téké au
nord dans les terres; plusieurs royaumes kongo surla
côte et dans le massif du Mayombé. L’histoire du
Congo est marquée par laformation dès le Ve siècle de royaumes comme les royaumes Luba et Kuba. Leroyaume du Kongo fut fondé au XIIe.
Les Téké venus du nord-ouest ont occupé lesplateaux
dès le VIIe siècle où ils fondèrent un vaste royaume
allant du Gabonjusqu'au Congo-Kinshasa. Le souverain Makoko résidait à Mbé et, régnait
sur une"société" qui prospérait grâce au commerce et à la navigationfluviale. De la fin du XVe
au XVIIe siècle, le contact avec le Portugalprovoqua des tensions et des guerres entre
provinces conséquence de la traitenégrière atlantique
qui vont complètement déstructurer le grand royaume Kongo.
Le royaume Koongo comprenait les régions nord de l'Angola,les régions sud du Congo-Kinshasa et les régions sud du Congo-Brazza et le sudGabonais.
Il avait pour capitale Mbanza-Koongo (Mbanza signifie"ville" ou agglomération grande et
étendue) située dans l'actuelAngola que les portugais
débaptisèrent San-Salvador. C'est en 1884, alorsqu'ils cherchaient une route maritime qui mène aux
Indes, que les portugaisdécouvrent l'existence du
royaume Koongo avec le débarquement de Diego Cao surl'embouchure du fleuve. Avec l'arrivée des européens,
commence la traitenégrière (favorisée par la traite
intérieure) et l'esclavagisme. La traitenégrière qui
s'attaqua d'abord aux zones côtières de cette partie de l'Afrique,va opérer une énorme ponction démographique dans le royaume
Kongo et provoquerdans tout le royaume de grands
désordres structurels.
La
pénétration européenne
En1482, l'explorateur
portugais Diégo Cao atteignit l'embouchure du fleuve Congo.Les
contacts avec les populations indigènes furent tendues. Les Portugaiscommencèrent
la traite des Noirs, ce qui eut pour effet de réduire grandementla
population et de déstabiliser les entités politiques et les sociétésd'Afrique
centrale. C'est dans ce contexte d’exploitation que débuta lapénétration
européenne vers 1875 avec Pierre Savorgnan de Brazza,
qui remontale cours de l'Ogooué, explora la rive
droite du fleuve Congo.
En1880, il conclut avec
un souverain téké, le roi Makoko, un traité deprotectorat au profit de la France (1880). Puis, en 1883,
Cordier négocia untraité de reconnaissance avec le
royaume de Loango.
La
colonisation française
Afriquesubsaharienne
Avant1850 peu de
territoires ont été colonisés en Afrique subsaharienne : lesFrançais
contrôlent Saint Louis et Gorée au Sénégal, les Anglais Zanzibar et laGambie, les Portugais Bissau et le Mozambique, les Boers
le Cap. Jusqu'en 1885coexistent explorations individuelles et expéditions
commanditées par lesmilitaires européens, prélude à
une conquête systématique. Faidherbe faitd'abord
basculer le Sénégal vers la France ; l'occupation de la Guinée et d'unepartie de la Côte d'Ivoire suit. A la chute de l'empire
égyptien, Anglais etFrançais se disputent le Soudan.
La découverte du Congo par Stanley précipitela Conférence
de Berlin, où les Européens édictent leurs règles de partage desterritoires. L'état indépendant du Congo,
"léopoldien", est reconnutandis qu'à partir
du Gabon, Brazza crée le Congo français. La France enchaîneavec
la fondation de Djibouti par Lagarde puis la conquête de Madagascar parGalliéni. Les Anglais consolident leurs acquis en Sierra
Leone, Kenya, Ougandaet Afrique du Sud et développent
le système des compagnies à charte.L'Allemagne annexe
Togo et Cameroun. En 1900, seule l'Ethiopie a échappé aupartage.
A l'intérieur des tracés, le contrôle de l'administration européennereste
souvent théorique. En France, différentes écoles de colonisations'affrontent,
celle des militaires partisans d'une conquête militaire méthodiquel'emportant
sur celle de Paul Leroy-Beaulieu, à visée civilisatrice, quiinfluencera
Brazza. C'est une colonisation d'encadrement et non de peuplement,gérée par le Ministère des colonies (1894) qui met en place
l'Ecole colonialeet les fédérations d'Afrique
Occidentale Française et d'Afrique EquatorialeFrançaise.
Comme au Maghreb, des bataillons d'Africains sont entraînés dans leconflit européen en 1914. Ce n'est qu'après la guerre que
la colonisation prendle pas sur la conquête militaire
dans l'ensemble du continent noir. Le tempsdes
indépendances viendra après 1945.
LeParlement français ratifia
l'accord de Savorgnan de Brazza en 1882, tandis quela conférence de Berlin (1884-1885) reconnut les droits
de la France sur larive droite du Congo. Devenu
commissaire général, Pierre Savorgnan de Brazzaréunit le Congo et le Gabon sous son autorité, puis
étendit les possessionsfrançaises vers le nord. La
colonie du Congo français fut créée en 1891 et descompagnies
concessionnaires se partagèrent le territoire pour exploiter lesressources (caoutchouc et ivoire). Ces compagnies se
livrèrent à toutes sortesd’exactions: réquisitions,
pillage des ressources, travail forcé, brutalités,assassinats,
etc., ce qui eut pour effet de susciter des révoltes, toutesréprimées
dans le sang.
En1910, Brazzaville devint
la capitale de l'Afrique équatoriale française, et lesrégions
explorées par Brazza furent partagées en deux territoires: le Gabon àl’ouest et le Congo à l’est. En 1911, les compagnies
concessionnaires perdirentla majeure partie de leurs
territoires. La réaction anti-coloniale qui semanifesta
par la suite prit la forme de mouvements de protestation. Mais lenationalisme ne commença réellement qu’après la Seconde
Guerre mondiale. Tirantparti des rivalités locales,
l’abbé Fulbert Youlou se fit élire aux électionsmunicipales de 1956 et accéda au poste de premier
ministre (1958) de laRépublique au sein de la
Communauté équatoriale française.
L'indépendance
Lesconditions d’exploitation de la
colonie expliquent que le nationalisme se soittrès
tôt développé au Congo. En 1926, André Matswa fonda
une amicale chargée devenir en aide aux anciens combattants. Elle se transforma
rapidement en unmouvement de protestation et suscita
un tel engouement que l’administrationcoloniale prit
peur et fit incarcérer Matswa. Ce dernier mourut en
prison en1942, dans des conditions restées obscures. Le mouvement se transforma
alors enune Église qui recruta surtout dans son
ethnie d’origine. Le soulèvement deBrazzaville en
1940 permit le ralliement du Moyen-Congo au général de Gaulle.La
ville fut alors érigée en capitale de la France libre. Le général de Gaulleconfia l’AEF à Félix Éboué, ancien gouverneur du
Tchad et premieradministrateur d’Afrique centrale
rallié à sa cause. En 1944, de Gaulle etÉboué
réunirent les administrateurs coloniaux à Brazzaville pour évoquerl’avenir
des colonies françaises. La conférence de Brazzaville rejetatotalement
l’idée d’une indépendance, même lointaine, mais promit de faire participerdavantage les Africains aux affaires locales. Le
nationalisme prit réellementcorps après la guerre. En
1945, les Congolais élurent le premier députécongolais,
Félix Tchicaya, à l’Assemblée constituante à Paris.
Celui-ci fondaen 1946 le Parti progressiste congolais
(PPC), section congolaise du RDA(Rassemblement
démocratique africain). Tchicaya s’opposait à Jacques
Opangault.L’un et l’autre furent pris de vitesse par
l’abbé Fulbert Youlou, fondateur del’UDDIA
(Union démocratique de défense des intérêts africains) qui remportaavec
éclat les élections municipales de 1956. En 1958, le référendum sur laCommunauté française obtint 99 % de « oui » au
Moyen-Congo. Le Congodevint une République autonome,
avec Fulbert Youlou pour Premier ministre. En1959,
des troubles éclatèrent à Brazzaville et l’armée françaiseintervint :
Fulbert Youlou fut élu président de la République.
Le15 août 1960, le Congo
accéda à l'indépendance. Fulbert Youlou fut éluprésident de la république du Congo. Le pays connut
ensuite plusieurschangements de régime, des
assassinats politiques et passa dumarxisme-léniniste
au libéralisme économique.
Le régime de Fulbert Youlou exacerba les tensions
ethniques, déjà fortes lorsde la marche vers
l’indépendance, et manifesta un anticommunisme virulent. Enaoût
1963, un soulèvement populaire (« les Trois Glorieuses »)organisé par les syndicats obligea Fulbert Youlou à démissionner. AlphonseMassamba-Débat
constitua un gouvernement provisoire avant de remporter lesélections
présidentielles de 1963. En 1968, profitant des désaccords entre leprésident et son parti, le capitaine Marien Ngouabi prit le pouvoir par laforce
et fonda le PCT (Parti congolais du travail). Il mit en place unepolitique de type marxiste-léniniste. Les conflits
ethniques et idéologiques sepoursuivirent et, en
1977, Marien Ngouabi fut assassiné. Le colonel JoachimYhombi-Opango, après avoir pris sa succession,
démissionna en 1979. Quelquesmois plus tard, le
colonel Denis Sassou-Nguesso prit la tête du parti et
del’État. Malgré un discours marxisant et une
pratique dictatoriale du pouvoir,son régime évolua vers
le libéralisme économique. En 1990, la population duCongo
se souleva massivement. Le PCT renonça alors au marxisme-léninisme et, en1991,
le président Sassou-Nguesso réunit une conférence
nationale. Celle-ciadopta une nouvelle Constitution
(instauration d’un Conseil supérieur de laRépublique
encadrant les pouvoirs du président) et, en 1992, organisa desélections
présidentielles libres qui virent la victoire de Pascal Lissouba,dirigeant de l’Union panafricaine pour la démocratie
sociale (UPADS). En juin1993, l’UPADS remporta les
élections législatives. Mais les désaccordspolitiques
et ethniques, qui déchirent le pays depuis plus de trente ans, et lesgraves difficultés économiques provoquèrent des
affrontements meurtriers entrel’opposition et
l’armée. En juillet 1993, le président Lissouba
décréta l’étatd’urgence, soulevant d’intenses
protestations. En mai-juin 1997, l’arméerégulière de Lissouba et la
milice de Sassou-Nguesso s’affrontèrent,compromettant les élections prévues en juillet.
L'existencemême
du Congo fut remise en question par une succession de trois guerresciviles
particulièrement dévastatrices (1993,1997 et 1998-1999). Les premiersaffrontements eurent lieu entre les partisans du
nouveau président PascalLissouba et ceux du maire de
la capitale, Bernard Kolela. Par la suite, ayantfait alliance, ces deux groupes combattirent les
supporters de l'ancienprésident Denis Sassou-Nguesso. Vainqueur de la guerre civile, ce derniers'est attelé tant bien que mal à la pacification du
pays. Son adversaire,le président
démocratiquement élu, Pascal Lissouba, a fui le
pays.
Maisla guerre civile a laissé
des traces indélébiles et divisé profondément lepays:
le Nord reste proche des partisans de Sassou-Nguesso
(les «Cobras»), leCentre-Ouest rattaché à ceux de Lissouba (qui ont choisi le nom de «Cocoyes»),et la région du Pool (Brazzaville) à ceux de Kolela. Le Congo-Brazzaville estdevenu une zone où les miliciens non payés font régner l'insécurité dans toutle
pays. En demandant l'aide de l'Angola qui soutenait Sassou-Nguesso,
le Congo s'est trouvé impliqué dans le grand conflit qui frappe la région des
Grands Lacs. En effet, la guerre civile du Congo-Brazzaville
a rapidement débordé dansles États voisins et est
passée d'un problème de pouvoir essentiellement national à un conflit régional
plus vaste. L’armée reste toujours présente au sein des dirigeants au pouvoir
au Congo. Le prix de la victoire de DenisSassou-Nguesso
est très lourd, car presque toutes les infrastructures du pays sont en ruine.
Sans aucun doute, ces événements ont eu des conséquences non négligeables dans
la pratique linguistique des Congolais.
Chronologie
1
Oct1880 Brazzaville
devient Colonie Française.
5 fev
1883 Territoire du
moyen congo.
26 fev 1884 - 26 Juin
1884 Le
Portugal declare le protectorat sur le Congo (sans effet).
27
Apr1886 Afrique
Equatoriale Française (AEF)
Protectorat
27
Apr1886 Congo Français
(Moyen Congo et Gabon).
11
Dec1888 Part of Moyen
Congo-Gabon territory (part of AEF).
30
Apr1891 Afrique
Equatoriale Française
Protectoratrenamed
Français Congo.
5
Jul1902 Moyen Congo
district part of Lower Congo-Gabon
colonie.
29
Dec1903 Separate Moyen
Congo colony.
15 Jan
1910 Moyen Congo,
Gabon, Oubangui-Chari (now Central African
Republic), et Chad form Français
Colonie
Afrique Equatoriale Française (AEF).
30
Jun1934 Moyen Congo
Region (part of AEF).
31
Dec1937 Moyen Congo
overseas territory of
France
(part of AEF).
16 Jun 1940 - 28 Aug 1940 Administration loyal to
Vichy France
(from 28 Aug 1940, under Free Français).
27 Oct
1946 Moyen Congo
overseas territory of France (part of AEF).
28
Nov1958 Autonomy
(Republic of Congo).
15
Aug1960 Independence
from France
(Republic of Congo).
3
Jan1970 People's
Republic of Congo
15
Mar1992 Republic of the
Congo
Commissaire general
27 Apr 1886 - 28 Sep
1897 Pierre Savorgnan deBrazza (b. 1852 - d. 1905)
28 Sep 1897 - 28 Apr
1900 Henri Félix de Lamoth (b. 1843 - d. 1926)
28 Apr 1900 - Dec 1900 Jean-Baptiste Philémon Lemaire (b. 1856 - d. 1932)
(acting) (b.
1853 - d. 1933)
21 Jan 1904 - 28 Jun
1908 Émile
Gentil (acting) (b. 1866 - d.
1914)
Gouverneurs-general
28 Jun 1908 - 15 May 1917
Martial Henri
Merlin (b. 1860 - d. 1935)
17 Nov 1913 - 14 Sep
1914 Frédéric Estèbe (1sttime)
(b. 1863 - d. 1936)
(acting
for Merlin)
15 May 1917 - 16 May 1920 Gabriel Louis Angoulvant b. 1872-
d. 1932)
17 Jun 1917 - 19 Feb 1918 Frédéric
Estèbe (2nd temps) (s.a.)
(acting for Angoulvant)
16 May 1920 - 3 Sep 1920 Maurice Pierre Lapalud
(acting)
3 Sep 1920 - 21 Aug 1923 Jean Victor Augagneur (b.
1855 - d. 1931)
21 Aug 1923 - 8 Jul 1924 Robert Paul Marie de
Guise (acting)
8 Jul 1924 - 16 Oct 1924 Matteo Mathieu Maurice
Alfassa b. 1876 - d. 19..)
(1st time)
(acting) (b.1872 - d. 1938)
May 1925 - Dec
1925
Matteo Mathieu Maurice Alfassa (s.a.)
(2nd time)
(acting for Antonetti)
22 Jan 1927 - 17 Oct 1927 Dieudonné François
Joseph (b. 1879 - d.1976)
Marie
Reste (acting for Antonetti)
Nov 1929 - Aug
1930 Matteo
Mathieu Maurice Alfassa (s.a.)
(3rd
time) (acting for Antonetti)
Apr 1931 - Nov
1931 Matteo
Mathieu Maurice Alfassa (s.a.)
(4th time)
(acting for Antonetti)
Dec 1932 - Dec
1933 Matteo
Mathieu Maurice Alfassa (s.a.)
(5th
time) (acting for Antonetti)
17 Nov 1934 - 15 Mar 1935 Georges Édouard Alexandre
Renard (b. 1883 - d. 1935)
20 Mar 1935 - 5 Apr 1936 Marcel Alix Jean
Marchessou b. 1879 - d. 1964)
(acting)
5 Apr 1936 - 21 Apr 1939 Dieudonné François
Joseph (s.a.)
Marie
Reste
21 Apr 1939 - 3 Sep 1939 Léon Solomiac
(acting) (b. 1873 -
d. 1960)
3 Sep 1939 - 28 Aug 1940 Pierre François
Boisson (b.1893 - d. 1948)
17 Jul 1940 - 28 Aug 1940 Louis
Husson
(b. 1878 - d. 1963)
(acting
for Boisson)
28 Aug 1940 - 12 Nov 1940 Edgar René de Larminat
(acting) (b. 1895 - d.
1962)
(also High
commissioner 12 Nov 1940 - Aug 1941)
12 Nov 1940 - 16 Feb 1944 Adolphe Félix Sylvestre
Éboué (b. 1884 - d. 1944)
(acting to
15 Jul 1941)
Aug 1941 - Jul
1942 Adolphe
Sicé (High commissioner)
16 Feb 1944 - 3 Aug 1946 Ange Marie Charles
André (b. 1896 - d.1947)
Bayardelle
(acting to 2 Oct 1944)
3 Aug 1946 - 5 Jun 1947 Jean Louis Marie André
Soucadaux (b. 1904 - d. 2001)
(1st time)
(acting)
5 Jun 1947 - 5 Jul 1947 Laurent Elisée Péchoux
(acting) (b. 1904)
5 Jul 1947 - 17 Sep 1947 CharlesLuizet
(b. 1903 - d. 1947)
15 Nov 1947 - 26 Mar 1948 Jean Louis Marie André
Soucadaux (s.a.)
(2nd time)
26 Mar 1948 - 21 Sep 1951 Bernard
Cornut-Gentille (b. 1909 - d. 1992)
21 Sep 1951 - 4 Apr 1957 Paul Louis Gabriel
Chauvet (b. 1904)
High
commissioners
4 Apr 1957 - 29 Jan 1958 Paul Louis Gabriel
Chauvet s.a.)
29 Jan 1958 - 15 Jul 1958 Pierre
Messmer (b. 1916)
15 Jul 1958 - 15 Aug 1960 Yvon
Bourges (b. 1921)
Commissioners
5 Feb 1883 - 27 Apr 1886 Pierre
Savorgnan de Brazza (b. 1852
- d. 1905)
27 Apr 1886 - 20 Aug 1886 Administration
President
20 Aug 1886 - 12 Mar 1889 Fortunes
Charles de Chavannes (b. 1853 - d. 1940)
Lieutenant governors
12 Mar 1889 - 27 Apr 1894 Fortunes
Charles de Chavannes (s.a.)
27 Apr 1894 - 22 Jan
1899 Albert Dolisie (b. 1856 - d. 1899)
1 May 1899 - 11 Jul
1902 Jean
Baptiste Philémon Lemaire (b. 1856 - d. 1932)
11 Jul 1902 - 5 Apr 1906 Émile
Gentil (b.
1866 - d. 1914)
5 Apr 1906 - 27 Jun 1910 Adolphe
Louis Cureau (b. 1864 -
d. 1913)
27 Jun 1910 - 28 Jul 1911 Édouard
Louis Marie Dubosc-Taret
(acting)
28 Jul 1911 - 16 Apr 1916
Lucien Louis Fourneau (b. 1867 - d. 1930)
(acting to
17 Oct 1912)
16 Apr 1916 - 17 Jul 1917 Jules
Gaston Henri Carde (b. 1874 - d.1949)
(acting to
12 Oct 1916)
17 Jul 1917 - 2 Apr 1919 Jules
Guy Le Prince (acting)
2 Apr 1919 - 16
May 1919 Edmond
Émilien Cadier
16 May 1919 - 21 Aug
1919 Jean Henri
Marchand (1st time)
(acting)
21 Aug 1919 - 17 Aug 1922 Matteo Mathieu Maurice Alfassa
(b. 1876 - d. 19..)
17 Aug 1922 - 24 Apr 1923 Georges Thomann
(acting) (b. 1872 -d. 1943)
24 Apr 1923 - 21 Jul 1925 Jean Henri Marchand (2nd
time)
(acting)
21 Jul 1925 - 1 Dec 1929 Administration by AEF
1 Dec 1929 - 4 Dec 1930 Marcel Alix Jean
Marchessou (b. 1879 - d. 1964)
(acting)
4 Dec 1930 - May
1931 Pierre
Simon Antonin Bonnefont
(acting)
May 1931
-1932 Max deMasson de
Saint-Félix
1932 - 21 Nov
1932 Émile Buhot-Launay (acting)
21 Nov 1932 - 10 Feb 1941 Administration by AEF
Governor-general
10 Feb 1941 - 20 Aug 1945 Gabriel Fortune
20 Aug 1945 - 30 Apr 1946 Administration by AEF
Governor-general
30 Apr 1946 - 16 May 1946 Christian Robert Roger
Laigret (b. 1903 - d. ....)
(acting)
16 May 1946 - 6 Nov 1946 Administration by AEF
Governor-general
6 Nov 1946 - 31 Dec 1947 Numa François Henri
Sadoul (b. 1906 - d. 19..)
31 Dec 1947 - 1 Mar 1950 Jacques Fourneau
1 Mar 1950 - 25 Apr 1952 Paul Jules Marie
LeLayec (b. 1901 - d. 1965)
25 Apr 1952 - 15 Jul 1953 Jean Georges
Chambon
(b. 1896 - d. 1965)
15 Jul 1953 - 2 Nov 1956 Ernest Eugène
Rouys
(acting to
19 Feb 1954)
2 Nov 1956 - 29 Jan 1958 Jean-Michel Marie René
Soupault (b. 1918 - d. 1993)
29 Jan 1958 - 7 Jan 1959 Charles Paul Dériaud
(acting)
Haut Commissaire
7 Jan 1959 - 15 Aug 1960 Guy Noël
Georgy (b. 1918 - d. 2003)
Presidents
15 Aug 1960 - 15 Aug 1963 Fulbert
Youlou (b. 1917 - d. 1972) UDDIA
15 Aug 1963 - 16 Aug 1963 David
Moussaka Mil
+ Félix
Mouzabakani Mil
(officers
in charge of the Provisional Government)
16 Aug 1963 - 4 Sep 1968 AlphonseMassemba-Débat
(b. 1921 - d. 1977) 1966: MNR
(chairman
National Council of the Revolution to 19 Dec
1963)
3 Aug 1968 - 4 Aug 1968 AugustinPoignet
(b. 1928)
(acting
for Massamba-Débat)
4 Sep 1968 - 5 Sep 1968 Marien Ngouabi
(1sttime) (b. 1938 - d.1977) Mil/PCT
(chairman
National Council of the Revolution)
5 Sep 1968 - 1 Jan 1969 Alfred
Raoul (b. 1930 - d. 1999) Mil
(acting
head of state)
1 Jan 1969 - 18 Mar 1977 Marien Ngouabi
(2ndtime) (s.a.) Mil/PCT
(Head
of State to 3 Jan 1970)
18Mar 1977 - 3 Apr 1977 Commité
Militaire du Parti des travailleurs
-
Jacques Joachim Yhombi-Opango (b.1939)
Mil/PCT
- Denis Sassou Nguesso (s.a.) Mil/PCT
- Louis
Sylvain Goma
(b.
1941) Mil/PCT
-
Jean-Michel Ebaka Mil/PCT
- Raymond Damase Ngollo Mil/PCT
- Martin Mbia Mil/PCT
-
Pascal Bima (b. c.1930 - d. 2003)Mil/PCT
-
Nicolas Okongo Mil/PCT
- François
Xavier Katali (b. 1941
- d.1986) Mil/PCT
-
Florent Ntsiba
(b.
1949) Mil/PCT
- Pierre
Anga
(b. 1940 - d. 1988) Mil/PCT
3Apr 1977 -
5 Feb 1979 - Jacques JoachimYhombi
Opango s.a.) Mil/PCT
(Head of State)
5Feb
1979 - 8 Feb 1979 Jean-Pierre Thystère
Tchicaya (s.a.)
PCT
(chairman
Presidium of the Central Committee of the Congolese Labour Party)
8Feb 1979 - 31 Aug 1992 Denis
Sassou-Nguesso (1st
time) (s.a.) PCT
(Head of State to 14 Aug 1979)
31Aug 1992 - 15 Oct 1997 Pascal
Lissouba
(b.
1931) UDAPS
25 Oct
1997- Denis
Sassou-Nguesso (2nd time) (s.a.) PCT/2002
FDU
(de facto
in control from 15 Oct 1997)
Vice President of the Government Council
15 May 1957 - 26 Jul 1958 Jacques
Opangoult (b.
1907 - d. 1978)
President of the Council of Government
26Jul 1958 - 8 Dec 1958 Jacques
Opangoult (s.a.)
PREMIERS MINISTRES
8Dec 1958 - 21 Nov 1959 FulbertYoulou (s.a.) UDDIA
21Nov 1959 - 16 Aug 1963 Poste
Aboli
16Aug 1963 - 19 Dec 1963 Alphonse
Massamba-Débat (s.a.) MNR
24Dec 1963 - 15 Apr 1966 Pascal
Lissouba (s.a.) MNR
6May 1966 - 12 Jan 1968 Ambroise
Noumazalaye (b. 1933) MNR
4Aug 1968 - 30 Dec 1969 Alfred
Raoul (s.a.) Mil
28Jul 1973 - 18 Dec 1975 Henri
Lopès (b.
1937) PCT
18Dec 1975 - 7 Aug 1984 Louis
Sylvain Goma (1sttime)
(s.a.) PCT
7Aug 1984 - 7 Aug 1989 Ange Édouard
Poungui (b.
1942) PCT
7Aug 1989 - 3 Dec 1990 Alphonse Poaty-Souchlaty (b.1941)
PCT
3Dec 1990 - 8 Jan 1991 Pierre Moussa
(acting) (b.
1941) PCT
8Jan 1991 - 8 Jun 1991 Louis Sylvain Goma (2ndtime) (s.a.) PCT
8Jun 1991 - 2 Sep 1992 André
Milongo (b.
1935) Non-party
2Sep 1992 - 6 Dec 1992 Stéphane Maurice Bongho-Nouarra
(b.1937)
UDAPS
6Dec 1992 - 23 Jun 1993 Claude
Antoine Dacosta
(b. 1931) Non-party
23Jun 1993 - 27 Aug 1996 Jacques
JoachimYhombi-Opango (s.a.)
RDD
27Aug 1996 - 8 Sep
1997 Charles
David Ganao (b.
1926) UFD
8Sep 1997 - 15 Oct 1997 Bernard
Kolelas (b.
1933) MCDDI
15oct 1997 - 7 Jan
2005 Poste aboli
7Jan
2005- Isidore Mvouba (b.
1954) PCT