Questions sans détours à Pascal Akouala, Président du COCAN
Le COCAN est déjà à pied
d’œuvre !
«
brazza.info :
Le coup d’envoi de
Pascal Akouala : Au lendemain de notre nomination au COCAN suite au décret présidentiel n°
2006-28 du 17 janvier 2006, nous avons rencontré des responsables de
Au moment où vous nous
interrogez, nous avons déjà cerné le problème de la communication et du
sponsoring, secteurs clés de la réussite de grands événements. Une mission
d’experts internationaux rompus dans la communication de masse a séjourné dans
notre pays pendant deux semaines. Cette mission a eu des séances de travail
avec la commission médias du COCAN. Elle
a également procédé à un stage de perfectionnement à l’endroit des techniciens
de la télévision nationale congolaise. Rien
n’a bougé ? Vous voulez sans doute voir les bulldozers sur les terrains,
les panneaux publicitaires et les banderoles dans la rue pour savoir que le COCAN travaille. N’est-ce pas ?
Le COCAN est déjà à pied
d’œuvre. Tout récemment nous avons reçu un expert de
B.I : Quel est le
budget de cette CAN ? Sur quelle
ligne budgétaire est-il inscrit ?
P.A :
B.I : Comment s’articulent les
relations entre le COCAN, le
ministère des Sports et
P.A : C’est très simple. Nous sommes le Comité
d’organisation de
B.I : On sait que l’organisation d’un
tel événement donne lieu à des passations des marchés, qui concernent notamment
la réhabilitation des stades et des terrains d’entraînement, l’équipement des
joueurs et diverses infrastructures de sport. Quelles sont les procédures que
vous avez mises en place pour garantir la transparence ?
P.A : Les procédures sont simples. C’est la libre
concurrence et la compétence. S’il y a des chantiers d’intérêt public
exclusivement réservés à la délégation générale des grands travaux, les autres
vont s’affronter. Nous tiendrons compte de leur technicité et des coûts qu’ils
vont nous proposer, sans oublier les délais.
B.I : Le sport en général et le
football en particulier est dramatiquement en baisse au Congo depuis des
décennies. Revendiquer et obtenir
l’organisation d’une CAN, même
junior, ne constitue t-elle pas une coûteuse et inutile opération de marketing
politique ?
P.A : C’est bien dommage que vous ne voyez que
du marketing politique partout. Le Congo est bel et bien membre du conseil de
sécurité de l’ONU sans
Fort de ce tableau chaotique, le
Président de
Monsieur le journaliste,
souvenez-vous aussi de
B.I :
P.A : Vous devez savoir que lors de chaque
événement, il y a toujours un sponsor présentateur. Celui qui fait vendre
l’événement et qui s’assure du coup la grande visibilité. Nos portes sont
ouvertes à toutes les entreprises. Nous avons une commission marketing qui va
faire le travail pour expliquer l’intérêt de la compétition aux directeurs et
présidents directeurs généraux et le bénéfice qu’ils vont en tirer, du point de
vue visibilité sur le marché international avec les règlements CAF/FIFA.
Pour bien vendre un produit, il
faut d’abord le présenter.
B.I: Dans le cahier de charge de l’organisation
d’une CAN figure en bonne place les droits de
retransmission télévisée. Comment cela va-t-il se passer pour
P.A : Tous les pays qui désireront offrir les
images de
B.I : Quelles sont les dispositions
qui ont été prises pour la bonne couverture de cette CAN par la presse tant
nationale qu’internationale ?
P.A : Nous sommes sortis de l’étape des études.
Au niveau de l’audiovisuel, la commission média a fait l’état des lieux, y
compris un audit pour évaluer tous les besoins techniques. Au stade, le
découpage des zones (accueil, centre de presse, café de presse, cabine de
presse, salle de conférence, zone mixte), le découpage, disais-je, est
théoriquement fait. Nous demanderons
juste au bureau de l’association des journalistes sportifs de se rapprocher du COCAN dans des délais
raisonnables pour voir la possibilité de l’élaboration des accréditations ainsi
que les conditions d’obtention de ces accréditations par la presse nationale et
étrangère.
B.I : Selon vous, quelles sont les chances
de l’équipe nationale de l’emporter, quand
on sait que c’est à la va-vite qu’elle a été constituée ?
P.A : Le Congo est entrain de bâtir un futur.
La formation de l’élite, une élite conquérante qui fait défaut au Congo, pour retrouver
l’âge d’or perdu. Le Congo vient de poser le socle. Les jeunes sont en
formation. Certes, le niveau africain est tout à fait autre chose. Mais c’est en
forgeant qu’on devient forgeron. Une compétition n’est jamais perdue ou gagnée
d’avance. C’est donc dire que leurs chances sont intactes. Les jeunes sont en chantier. Au regard de la
courbe de préparation, ils sont entrain de gagner en confiance et en puissance.
Pour nous, cette initiative prise par le Chef de l’Etat en créant le centre de
formation des jeunes pour préparer le
haut niveau, est le véritable Coq qui annoncera aujourd’hui, ou demain, des
lendemains meilleurs du football congolais qui a tari en performances sur
l’échiquier international.
B.I : Transparence oblige, quelle est la
composition de l’équipe que vous dirigez, à combien se montent vos charges
salariales mensuelles ainsi que les autres frais de votre comité, que certains
décrivent comme très « bureaucratisé » ?
P.A : Je vous renvoie au décret
présidentiel. Pour le reste, venez nous faire un audit, afin de nous épargner
de la polémique qui n’est pas notre marque de fabrique.
Propos
recueillis par Prosper Mokabi Dawa