Echos des médias

 

Francis Laloupo prend les commandes du mensuel panafricain « Continental Magazine »

 

Francis Laloupo, ancien Rédacteur en chef (Afrique) du mensuel panafricain, « Le Nouvel Afrique Asie » fondé par le très charismatique Simon Malley, s’est vu confier la lourde charge de diriger le magazine « Continental », mensuel d’informations panafricaines Magazine » édité en France, et disposant d’un réseau de correspondants dans une vingtaine de pays en Afrique. Francis Laloupo assurera désormais les fonctions de Directeur de la rédaction et d’administrateur délégué du magazine créé par le journaliste et homme d’affaires Béninois Arnaud Houndete qui en est le directeur de publication. L’annonce de cette promotion, s’il en est, a été faite sur les antennes de Radio France Internationale, ce samedi 25 mars 2006, lors de l’émission hebdomadaire Afrique – Presse.

Le challenge qui attend le nouveau Directeur de la rédaction de « Continental », n’est pas tant celui d’augmenter ses ventes, de ramener son lectorat - qui était devenu orphelin depuis la fin de l’aventure du « Nouvel Afrique Asie » l’été dernier -, mais celui de lui donner une meilleure lisibilité journalistique qui a toujours fait défaut à ce mensuel qui n’était pourtant pas dépourvu d’atouts. On peut penser que l’ère des articles de complaisance qui étaient assimilés aux publi – reportages est révolue. Place à l’investigation journalistique et à l’information de qualité faite par des journalistes chevronnés.

 

Consolider et augmenter le nombre de lecteurs tout en améliorant la qualité de ce produit qui jouit encore d’une bonne image dans l’opinion panafricaine, c’est tout le bien que nous souhaitons à notre confrère Laloupo. Bons vents !!!

 

 

 

 

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Sorel Arthur Kembe : Le champion d’escrime Congolais, nommé Ambassadeur itinérant par la Confédération Africaine d’Escrime (CAE)

Si Internet m’était compté !!!

 

Si Internet n’avait pas existé, on devait l’inventer. Si le site web www.congopage.com n’avait pas été là, les Congolais et les internautes du monde entier n’auraient, pas découvert le « fabuleux destin » de ce jeune Congolais, champion d’Afrique d’escrime qui s’apprêtait à s’attaquer à un nouveau challenges, celui de participer aux Jeux Olympiques d’Hiver de Turin en prenant le départ de l’épreuve mythique du Slalom géant. Les problèmes organisationnels de son pays ont eu raison de sa boulimie sportive (1).

Malgré cette déception, le champion congolais s’est vu confier une mission par La Fédération Internationale d’Escrime. Il a été mandaté par son Secrétaire Général, le Sénégalais Mbagnick Ndiaye pour faire la tournée des fédérations africaines d’escrime à la recherche des financements pour la campagne 2006. Il s’agit de faire la quête pour trouver des fonds et financer les stages qui se dérouleront en marge des championnats d’Afrique prévus le 21, 22 et 23 juillet 2006 au Maroc pour permettre d’avoir « des cadres de haut niveau et préparés avec la grande rigueur ».

C’est par mail, daté du jeudi 16 mars 2006, adressé à la Fédération Congolaise d’Escrime que le Congolais a appris sa nomination. Il s’agit d’aller collecter près de 30.000.000 FCFA soit 45.732 €uros qui vont servir à financer les stages d’arbitrage et d’entraîneurs prévus par le Secrétariat de la Confédération Africaine d’Escrime (C.A.E.). Dans ce mail, Mbagnik Ndiaye, dit avoir « demandé à tous les présidents de s’investir » aux côtés du jeune athlète pour rechercher ces financements. « Aussi, écrit-il comme pour le conforter dans sa mission, je vous prie de bien vouloir prendre toutes les dispositions utiles pour la recherche de financement ».

Le Congo dont le gouvernement a réussi à échapper au rackette des fameux « créanciers vautours » en allant « planquer » ses ressources loin de leurs griffes, ne pourrait-il pas faire preuve de générosité en versant sa part d’obole ? Si le Comité Olympique Congolais verse sa quotte part, il se sera rattrapé de sa mésaventure de cet hiver en Italie et, aura contribué à donner une lisibilité à ce sport de riches. La Nouvelle Espérance ne serait-elle pas, elle-même, l’expérimentation de nouvelles expériences ?

 

 

Cliquez sur les liens suivants :

(1)   www.congopage.com/article.php3?id_article=2150 ;

(2)   www.congopage.com/article.php3?id_article=3255

 

 

 

Joscéf Kadasrian - Budapest


Les programmes des télévisions chinoises diffusés en direct au Congo - Brazzaville

 

A l’instar de Radio France Internationale (RFI), reçue directement en modulation de fréquence sur la plupart des pays d’Afrique et d’autres continents en vue de promouvoir l’exception culturelle française, le «french way of life», la Chine a-t-elle décidé de promouvoir sa culture en la déversant directement auprès des auditeurs et téléspectateurs des pays partenaires?

Le protocole d’accord signé à Brazzaville le mardi 21 mars dernier par le directeur général du département de la coopération internationale de l’administration d’Etat de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision chinoise, M. Ma Xuming avec Alain Akouala, ministère congolais de la Communication , a toutes les raisons de le faire penser. Ce protocole d’accord permettra en effet à Radio Chine Internationale (CRI) d’être captée en modulation de fréquence à Brazzaville, grâce à l’installation d’un système de relais pour la diffusion 24h/24h des programmes chinois. En outre, il prévoit la diffusion des programmes de deux chaînes internationales de télévision chinoise, CCTV-9 (diffusée en anglais) et CCTV E&F (diffusée en français et en espagnol) grâce à l’installation de deux systèmes de relais de diffusion de la télévision centrale de Chine. Des détails intéressants figurent dans ce protocole d’accord, entre autres: la fourniture d’un appui technique et d’une offre de formation du personnel congolais par la partie chinoise pour améliorer la qualité de la diffusion des programmes radiophoniques et télévisuels au Congo; l’échange des équipes de production de la radio et de la télévision pour produire des programmes relatifs à chacun des pays, ainsi que l’échange des programmes de la radio et de la télévision, etc. La moindre des choses qu’on puisse dire par rapport à ce protocole, outre les excellentes relations que la Chine et le Congo ont toujours entretenu, c’est que devenue une puissance économique et militaire incontestable qui la place au même niveau que les plus grands, avec un taux de croissance époustouflant à deux chiffres,  le pays de Mao Zédong se donne maintenant les moyens de sa puissance en vendant son image au monde aussi bien développé qu’en développement. En plein siècle d’Internet qui a fait du monde un village global, la Chine n’entend pas laisser la gestion de son image entre les seules mains des médias occidentaux. En cela, la Chine vérifie l’assertion selon laquelle «toute puissance économique est d’abord et avant tout une puissance culturelle.»

 

Prosper Mokabi Dawa/Le Coq n°053 du lundi 27 mars 2006, p.11