LE RWANDA
Statut : République
Superficie : 26 338 km²
Population : 8 200 000 habitants (est.1999)


Densité : 311,33 hab./km²
Langue officielle : Français
Langues parlées : Kinyarwanda, Swahili
Religion : Christianisme (62 %), Animisme (30 %),
Islam (8 %)
Monnaie : Franc du Rwanda
P.N.B. : 210 $US / hab. (1997)
Capitale : Kigali
Principales villes : Butare, Ruhengeri,
Gisenyi, Nyabisindu, Cyangugu
Pays limitrophes : Congo
Démocratique, Ouganda,
Tanzanie, Burundi
Point culminant : Volcan Karisimbi 4 507 m

HISTOIRE
Les premiers habitants connus du Rwanda
furent vraisemblablement des Pygmées , ancêtres des
Twa actuels.
- 1 000 ans avant J.-C. avant notre ère : Présence humaine attestée par des
fouilles archéologiques ayant mis au jour une métallurgie du fer et des
poteries - apparentées à la culture bantou. On les attribue à une population
qui serait originaire du bassin du Congo et dont l'arrivée dans la région
remonterait à cette époque.
- du Xème au XVème
siècle : Arrivée des Tutsi, pasteurs venus du Nord.
Ces trois communautés partageaient la même langue, le kinyarwanda, et la même
religion à l'arrivée du colonisateur. Le roi ou Mwami
était l'image d'Imana, le dieu suprême, et régnait sur
l'ensemble de ses sujets, les Banyarwanda. Sous son
arbitrage, le pays était régi au plan administratif par les chefs de sol
(généralement d'origine hutu), les chefs de pâturages (d'origine tutsi) et les
chefs d'armées (recrutés chez les Tutsi). Le pouvoir était aux mains d'une
aristocratie tutsi, mais les mariages entre familles de pasteurs et de
cultivateurs n'étaient pas rares, sauf dans l'aristocratie qui conservait ainsi
le pouvoir.

Colonisation européenne
- 1858 : Le premier Européen, John Hanning
Speke, découvre la région des grands lacs, sans entrer cependant dans le pays.
- Dans les années 1880 : Speke est suivi par des explorateurs allemands
puis des missions catholiques sont établies.
- 1890 : Les Allemands parviennent à intégrer le Rwanda (Ruanda) ainsi
que le Burundi (Urundi) à leurs possessions d'Afrique orientale malgré les
réticences du Mwami Musinga.
- 1916 : Les Belges, aidés par les Anglais, en chassent les Allemands et
occupent le pays. Puis le territoire du Ruanda-Urundi est placé sous mandat de
la Société des Nations (SDN) et son administration est confiée à la Belgique.
Dans un premier temps, celle-ci gouverne en s'appuyant sur les autorités en
place, le Mwami et l'aristocratie tutsi, dont les
pouvoirs sont cependant modifiés et figés par la réforme de 1926 (les fonctions
de chef deviennent héréditaires).
- 1931 : Le Mwami Musinga
est destitué et exilé au Congo belge (actuelle République démocratique du
Congo). Il est remplacé par son fils Mutara III Rudahigwa, jugé plus docile. Appliquant le système de
l'administration indirecte, la nouvelle administration autochtone est chargée
par la puissance coloniale de faire exécuter les travaux de mise en valeur du
pays.
- 1934-1935 : Les Banyarwanda sont soumis à un
recensement des hommes adultes et valides, à qui l'on délivre un livret
d'identité où figure la mention de l'appartenance sociale, dite
"ethnique".
Les missions chrétiennes, protestantes à la fin de l'époque allemande,
catholiques sous la colonisation belge, se multiplient et prennent en main
l'éducation sur l'ensemble du territoire tandis que le jeune Mwami Mutara - il a vingt ans au
moment de sa prise de fonction - se fait baptiser en 1943. Mais ses relations
avec l'Église et les autorités de tutelle se dégradent peu après, en raison du
transfert toujours plus important des pouvoirs locaux à l'administration
coloniale. Il demande notamment la suppression des corvées publiques et de la
chicotte, et le rétablissement de l'élection des chefs, tandis que la majorité
hutu, dont les responsables n'ont comme formation que les écoles des missions,
demande à être associée au pouvoir.
- Dès 1956 : Par l'intermédiaire du Conseil supérieur qu'il préside, et
sous la pression de ses conseillers, le Mwami Mutara réclame un calendrier précis pour l'accession du
pays à l'indépendance, tandis que la majorité hutu fait passer les réformes
sociales et politiques avant l'indépendance qui redonnerait aux Tutsi le
pouvoir absolu qu'ils détenaient avant la colonisation. Une exigence qu'il
s'apprête à présenter devant les Nations unies en 1959 lorsqu'il est
inopinément convoqué à Bujumbura, alors capitale du Ruanda-Urundi.
- 25 juillet 1959 : La mort du Mwami Mutara - mystérieuse - est annoncée dans la soirée. Dès
lors, le pays plonge dans la guerre civile.
La révolution hutu
Après la mort du Mwami Mutara,
décédé sans héritier, son successeur, Kigeli V,
illégitime aux yeux des Hutu et imposé par les conseillers du souverain défunt,
applique une politique de fermeté dans la défense des privilèges de
l'aristocratie tutsi. Les revendications socio-économiques ont pris, depuis la
publication, en 1957, du Manifeste des Bahutu, une
dimension politique, sous l'impulsion du Parmehutu
(parti du Mouvement de l'émancipation hutu), et dégénère en affrontements
communautaires. L'Église prend alors fait et cause
pour la majorité hutu et l'administration coloniale
laisse se développer les révoltes qui éclatent en novembre 1959 et qui
ensanglantent le pays après l'assassinat d'un responsable politique hutu. Les Tutsi,
très minoritaires, sont massacrés et pourchassés.
- 1960 : Le Mwami doit quitter le pays, plus
de deux cent mille Tutsi en font de même.
- Janvier 1961 : La république est proclamée et un référendum, organisé
quelques mois plus tard, rejetant par 80 % des voix la monarchie.
- Septembre 1961 : Le Parmehutu remporta les
élections, obtenant 78 % des suffrages à l'Assemblée nationale.
- Le 26 octobre 1961 : Le dirigeant du Parmehutu,
Grégoire Kayibanda, secrétaire de l'archevêque du
Rwanda, est élu président de la République rwandaise.
Indépendance
- 1er juillet 1962 : Sur l'insistance du Conseil de tutelle de l'ONU, la
Belgique proclame l'indépendance du Rwanda. Le Parmehutu
se transforme en Mouvement démocratique républicain (MDR), qui domine la vie
politique pendant les dix ans qui suivent. Grégoire Kayibanda
est successivement reconduit aux élections de 1965 et de 1969.
- 1963 : Une tentative de coup d'État des exilés Tutsi échoue et entraîne
une nouvelle série de massacres perpétrés contre les Tutsi.
- 1966 : La violence reprend dans les écoles et à l'université, à la
suite de l'incursion d'une poignée de Tutsi armés à la frontière sud. Enfin,
quand des troubles éclatent au Burundi voisin, dominé par les militaires tutsi,
qui ont supprimé la royauté, et que des Hutu cherchent refuge au Rwanda, il
s'ensuit encore une nouvelle vague de violence à l'encontre des Tutsi. Mais des
dissensions apparaissent également entre les Hutu du nord, chez lesquels la
pression tutsi a été plus récente, et ceux du centre,
et du sud du pays.
La deuxième République
- Juillet 1973 : Le président Kayibanda est
déposé sans effusion de sang par le ministre de la Défense, le général Juvénal
Habyarimana, un Hutu du Nord. Le Parlement et le MDR sont suspendus et, dans sa
première déclaration officielle, le nouveau chef de l'État s'élève contre la
politique de discrimination ethnique et régionale de son prédécesseur. Une
politique qu'il reprend pourtant largement à son compte par la suite en
instituant un système de quotas dans les écoles et l'administration. Ainsi,
aucun Tutsi ne figure parmi les cent quarante-trois bourgmestres (maires) que
compte le pays, pas plus qu'à la tête des dix préfectures.
- 1975 : Le président Habyarimana fonde son propre parti, le Mouvement
révolutionnaire national pour le développement (MRND).
- 1978 : Une nouvelle Constitution est adoptée qui entérine le régime de
parti unique.
Après avoir déjoué un coup d'État en 1980, le président Habyarimana est
reconduit sans opposition en 1983, puis en 1988.
- 1990 : La Belgique, la France et plusieurs pays d'Afrique centrale
envoient des troupes au Rwanda pour contrer un coup d'État préparé par des
exilés Tutsi à partir de l'Ouganda, où ils aident l'actuel président Museveni, Tutsi lui aussi, à prendre le pouvoir. Réunis au
sein du Front patriotique rwandais (FPR), ceux-ci sont soutenus par des Hutu
modérés, opposants au régime et vivant à l'intérieur du pays.
- 1991 : Pressé par son opposition et par la vague de démocratisation
qui traverse le continent, le président Habyarimana accepte de mettre en place
une nouvelle Constitution qui donne naissance à une démocratie pluraliste. Le
Conseil national de développement est remplacé par une Assemblée nationale de
transition et un poste de Premier ministre est créé.
Le génocide rwandais

- Août 1993 : Un accord sur le partage du pouvoir entre le MRND, le FPR
et les partis d'opposition est signé à Arusha en Tanzanie. Mais le Premier
ministre Faustin Twagiramungu (un Hutu modéré,
président du MDR) ne parvient pas à former son gouvernement de coalition,
tandis que le front patriotique rwandais, venu d'Ouganda, envahit le nord du
pays, entraînant le massacre de dizaines de milliers de Hutu.
- 6 avril 1994 : L'avion transportant les deux présidents (hutu) du
Rwanda et du Burundi est abattu par deux missiles alors qu'il s'apprête à
atterrir à l'aéroport de Kigali. La mort du président Habyarimana est
immédiatement suivie du massacre systématique des Tutsi et de l'assassinat des
Hutu modérés par les milices extrémistes. Ce véritable génocide, qui fait plus
de 500 000 victimes, se déroule sans qu'interviennent ou cherchent à
s'interposer les Nations Unies ou les puissances occidentales, certaines pourtant
présentes dans le pays (Mission des Nations unies d'assistance au Rwanda [Minuar], France, Belgique).
- 23 juin 1994 : Le gouvernement français lance l'"Opération
Turquoise", une intervention militaro-humanitaire
mandatée par l'ONU. Une zone de sécurité est instaurée dans le sud-ouest du
pays.
- 4 juillet 1994 : Alors que les tentatives de médiation pour un
cessez-le-feu échouent, les combats tournent à l'avantage du FPR soutenu par
l'Ouganda qui s'empare de Kigali . Les Forces armées
rwandaises (FAR) se replient dans la zone de sécurité, entraînant avec elles des civils hutu qui craignent les représailles. Au total,
près de 2 millions de réfugiés se répartissent ensuite entre la Tanzanie et le
Zaïre, où d'immenses camps sont installés aux abords de Goma.
Malgré l'intervention des organisations humanitaires, l'aide se révèle
insuffisante et les épidémies - le choléra notamment - se propagent.

- 19 juillet 1994 : Un gouvernement s'inspirant des accords d'Arusha est
mis en place à Kigali par le FPR, excluant cependant l'ancien parti unique MRND
du fait de sa responsabilité dans le génocide. Le régime présidentiel, dirigé
par Pasteur Bizimungu (FPR) est caractérisé par une
forte composante militaire tutsi. Pour avoir critiqué
la dérive du régime, le ministre de l'Intérieur Seth Sendashonga
est démis de ses fonctions (il sera assassiné à Nairobi en 1998), en même temps
que le Premier ministre hutu, Faustin Twagiramungu
(MDR) démissionne pour protester contre la volonté du FPR d'exercer le pouvoir
sans partage; il est remplacé par Pierre-Célestin Rwigyema. La Ligue rwandaise des droits de l'homme et les
organisations internationales dénoncent les arrestations arbitraires et le
climat de suspicion régnant dans le pays. Cette situation contribue à retarder
le retour des réfugiés, réclamé de plus en plus fortement par le Zaïre.
Le problème des réfugiés
Les nouvelles autorités de Kigali sont rapidement soumises à de fortes
pressions internationales pour favoriser le retour des réfugiés.
- Fin avril 1995 : En réaction, le régime se durcit davantage, décidant
brutalement d'évacuer les camps de déplacés installés dans la zone de sécurité,
où la propagande des partisans de l'ancien régime est très active. Plusieurs
centaines de personnes sont tuées par l'armée tutsi
dans le camp de Kibeho.
- 9 juin 1995 : Kigali impose au Conseil de sécurité une réduction
drastique du mandat et des effectifs de la Mission des Nations unies pour
l'assistance au Rwanda (MINUAR), renouvelée une dernière fois pour six mois.
- Décembre 1995 : Le gouvernement fait expulser quarante-trois
organisations non gouvernementales (ONG) qui ont dénoncé le massacre de Kibeho. Dans le même temps, les responsables du génocide en
exil préparent leur revanche depuis les camps du Zaïre.
- 1997 : L'aide apportée aux troupes de Laurent-Désiré
Kabila par l'Ouganda et le Rwanda oblige les quelque
400 000 réfugiés hutu rwandais à fuir dans les forêts du Zaïre. Quelques
groupes finissent par rentrer au Rwanda, mais la grande majorité est victime de
massacres perpétrés par des Tutsi rwandais et zaïrois appuyant les rebelles.
- Avril 1998 : Ne pouvant obtenir des autorités congolaises
l'autorisation de mener une enquête impartiale, l'ONU décide de sa suspension.
- Juin 1998 : Un rapport de l'ONU accuse l'armée rwandaise et les
troupes de Laurent-Désiré Kabila
d'avoir commis en 1996-1997 des massacres pouvant être qualifiés d'"actes
de génocide".
Tribunal pénal international
En novembre 1994, le Conseil de sécurité de l'ONU avait créé à Arusha
(Tanzanie) un Tribunal pénal international pour le Rwanda, afin de permettre le
jugement des auteurs du génocide. Son procureur, le juge malgache Honoré Rakotomanana, avait annoncé cependant le 19 février 1996
qu'il avait signé deux mandats d'arrêt contre d'anciens responsables hutu
détenus à Lusaka, en Zambie. Parallèlement, le nombre des détenus en attente de
jugement n'avait cessé d'augmenter (69 000 début 1996 contre 28 000 un an
auparavant) dans les prisons de Kigali.
- 10 janvier 1997 : Le TPR entend son premier témoin et a, depuis lors,
poursuivi l'audition des témoins et des prévenus, dont l'un deux, ancien haut
responsable dans l'ancien gouvernement rwandais, a admis que celui-ci était au
courant des projets de massacre contre la communauté tutsi.
- Mai 1998 : Après l'exécution publique (condamnée par la communauté
internationale) de 22 personnes jugées coupables de génocide, le Rwanda suspend
la mission du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme
de l'ONU et expulse son porte-parole. De plus en plus contesté sur sa volonté
d'agir en faveur de la réconciliation et du partage démocratique du pouvoir, le
régime s'attaque à la fraction des Hutu modérés qui lui ont servi de caution
lors de sa prise du pouvoir en 1994. La plupart de ces derniers, qui détenaient
des postes de responsabilité, ont démissionné en 1995, ont été exclus sous
l'accusation, non démontrée, de "génocide" et ont parfois même été
mystérieusement assassinés. Par ailleurs, l'Ouganda a pris ses distances
vis-à-vis de son allié rwandais à propos de l'occupation du Kivu et a négocié
directement avec Kabila, laissant le Rwanda supporter
seul l'impopularité de l'occupation de cette région de la République
démocratique du Congo, où la disparition tragique des quelque 300 000 réfugiés
hutu n'a toujours pas été élucidée.
![Scene du spectacle Rwanda 1994. [keystone]](mois_fichiers/image012.jpg)
- Juin 1999 : Le gouvernement a décidé de prolonger sa propre existence
pour quatre ans.
- Mars 2000 : On apprend la démission de Pasteur Bizimungu.
Le général Paul Kagamé est élu à la présidence de la République par les députés
et les membres du gouvernement : il a récolté 81 voix contre 5 pour son unique
adversaire Charles Murigande.
ECONOMIE
Monnaie : le franc rwandais (RWF).
Dette extérieure (1997) : 1,1 milliard de $.
Importations (1998) : 290,6 millions de $.
Exportations (1998) : 64,4 millions de $ (café, 40 % et thé, 35,6 %).
L'économie du Rwanda est principalement marquée
par sa forte dépendance de l'agriculture (40% du PIB), une croissance annuelle
de plus de 6 %, un développement des services, une faible industrialisation et
une très forte densité démographique (>300 hab./km²). L'inflation est d'environ 4 %, et, si le PIB par habitant est
d'environ 200 € par an, le PIB-PPA
annuel (pondéré par le pouvoir d'achat) moyen par habitant est de 945 dollars.
Son indice de développement humain est
de l'ordre de 0,40 en 2002, c’est-à-dire dans la moyenne des pays voisins.
En décembre 2004, un euro valait 740 francs
rwandais. Il n'y a plus de change « au noir », le gouvernement a
structuré la profession, après avoir emprisonné quelques récalcitrants. Un
économiste dans une administration peut toucher 100 000 francs par mois, soit
135 euros. Un maître-assistant à l'université peut toucher environ 175 000
francs par mois, soit 235 euros. Les salaires de l'administration sont
effectivement payés. À Kigali, un chauffeur pour une journée demande 5000
francs, soit 6,76 euros. Une course en taxi individuel pour environ 5 km à Kigali revient à 2000 francs, soit 2,70 euros, une
coupe homme chez le coiffeur environ 700 francs, une heure d'Internet dans un cyber-centre 500 francs, une brique d'un demi-litre de lait
UHT 450 francs, une bouteille de 33 cl d'eau de source 250 francs, une
brochette de chèvre-frites environ 600 francs
(variable), une heure de parking au centre de Kigali 100 francs.
Le Rwanda ne dispose pas de richesses minières,
mis à part un peu de coltan. Hormis la question de l'eau
courante qui manque à beaucoup, l'un des problèmes majeurs du Rwanda est celui
de l'énergie. Moins de 4 % des Rwandais sont branchés au réseau d'électricité,
et ce réseau est loin de couvrir les besoins de ses abonnés qui subissent de
fréquentes et longues coupures. Les possibilités de développement local de la
production d'énergie sont subordonnées à des accords avec les pays voisins,
dans une région marquée par une grande instabilité politique qui plombe les
projets possibles.
Le secteur du bâtiment se porte bien. Kigali est
passé en vingt ans de quelques dizaines de milliers d'habitants à près d'un
million.
Le gouvernement a une perspective globale
qualifiée sous le nom de « Vision 2020 ». Ce projet directeur
table sur une croissance de 7 %, un développement du secteur privé, une
modernisation de l'agriculture et veut faire du Rwanda un centre régional de
services pour l'Afrique des grands lacs.
Le régime rwandais s'est rapproché des
initiateurs du projet du NEPAD et partage leur vision.
La Banque Africaine de Développement élit son nouveau président,
le Rwandais Donald Kaberuka (Le Monde 22/07/2005)
Agriculture : 43 % du PIB en 1998.
Productions (1998) : 2,2 millions de t de bananes plantains, 1 million de t de
patates douces, 250 000 t de manioc, 120 000 t de haricots secs, 130 000 t de
sorgho, 13 000 t de café,
10 000 t de thé, 700 t de pyrèthre.
Cheptel : 500 000 bovins, 1 250 000 ovins et caprins.
Mines et industries : 20 % du PIB en 1998.
Petite production de wolfram (tungstène), de colombo-tantalite,
de cassitérite et d'or.
Industries : cigarettes, savons, chaussures.
Tourisme : reprise du tourisme : 2 000 visiteurs en 1998.


