Les «Maquisards» du Net
Ballade sur mwinda.org, le site «amiral» de linfo ethnique
Linternaute intéressé à linformation quotidienne sur le Congo Brazzaville publiée sur la toile, na pas beaucoup defforts à fournir pour découvrir le site mwinda.org. Il suffit de cliquer sur «Congo» dans la page pays de Africatime pour le voir apparaître parmi les médias dits congolais, à côté de bien dautres : congopage.com, kimpwanza.org, congo-site.cg, adiac.com (les Dépêches de Brazzaville), brazza.info, lechoc.info, la collecte, les nouveaux riches, etc.
Sans grand effort non plus, au bout de quelques heures ou jours de fréquentation, linternaute se rend vite compte de ce qui fait la particularité de ce site : linfo ethnique ! Un nouveau concept inventé par Mokabi Dawa, lempêcheur de tourner en rond des intégristes ? Pas du tout !
La «Pravda» de Ya Milos, alias «Bouba»
A lorigine, mwinda.org devait véhiculer les idées dun parti politique, lUdr/Mwinda. Lobjectif de départ sest-il perdu en chemin ? En fait didées à véhiculer, cest finalement dans linoculation de la haine ethnique et du mépris envers les ressortissants de la partie septentrionale du Congo que sest spécialisé mwinda.org. Dethnie Mbochi et originaire du nord, Denis Sassou Nguesso - à qui on accole le destin de tous les « nordistes » - est ainsi devenu licône sur laquelle sest cristallisée cette haine et ce mépris.
Comme tout un chacun le sait, lUdr/Mwina est un parti qui a pour président fondateur M. André Milongo alias «Bouba». Ancien Premier ministre sous
Actuellement, André Milongo est président dun groupe parlementaire Udr/Mwinda à lAssemblée nationale, qui compte quatre députés. Il est également membre du présidium du Front démocratique pour la commission électorale indépendante (F.D.C.E.I), qui réclame la mise en place dune commission électorale indépendante pour organiser les élections de 2007, 2008 et 2009.
Le parti de André Milongo recrute lessentiel de ses adhérents et de ses militants dans le terroir ancestral : Boko, un district « atypique » du département du Pool. Boko, cest un peu le petit village gaulois dAstérix, au temps de Vercingétorix. Encerclé au Pool par les Lari, peuple qualifié de «bâtard» parce quissu dun mélange entre Kongo et Téké, ce « petit » district sest toujours battu et continue de se battre pour affirmer ce quon pourrait appeler sa spécificité culturelle.
Se réclamant de la descendance royale Kongo, les originaires de Boko se passent pour des « nobles » pétris dune civilisation quasi millénaire qui naurait rien à envier aux blancs. A lopposé, disent-ils, des Lari et des Mbochi. Autant ils se moquent «aimablement» des Lari pour leur caractère brouillon et vindicatif, autant ils craignent et méprisent les Mbochi, ces «sauvages sanguinaires» aux murs «barbares» (sic).
Les Kongo de Boko se veulent très religieux, attachés au respect des prescriptions de «Nzambi ya Mpungu», le Dieu tout puissant quils disent connaître de longue date, bien avant larrivée des blancs sur les côtes dAfrique centrale. Là aussi, ils font prévaloir leur spécificité en étant majoritairement kimbanguistes, là où les Lari sont matswanistes et les Mbochi animistes.
Forts de cette prétendue supériorité civilisationnelle liée à leur appartenance à une race royale et pure, les Kongo de Boko qui jouent en fait dans larrière cour de leurs cousins de
Cest dans cette rapide esquisse de lanthropologie Kongo quil faut trouver aussi la justification des déchirements politiques qui secouent cycliquement le Pool. Entre, dune part, les partisans de labbé Fulbert Youlou et ceux de Massamba Débat ; et dautre part, entre les partisans de André Milongo et ceux de Bernard Kolelas. Ce nest donc pas un hasard si depuis son ralliement au pouvoir de Brazzaville, le leader charismatique du MCDDI essuient allègrement les tirs à boulets rouges des animateurs du site www.mwinda.org.
Le discours ethno - politique de la race pure Kongo est le cadre dans lequel évolue mwinda.org, la «Pravda» de « Ya Milos ». Organe de propagande politique ethniquement engagé, son objectif nest autre que la défense et lillustration de la supériorité de la race Kongo, pour mieux justifier la légitimité de la lutte pour la conquête et lexercice du pouvoir suprême au Congo par les Kongo. Si un tel cas de figure pouvait se réaliser également en RDC et en Angola, soupirent les intégristes, le rêve de la résurrection du grand royaume Kongo deviendrait enfin une réalité et Kimpa Vita ne serait pas morte pour rien !
Le caractère intrinsèquement «tribal» de mwinda.org la naturellement poussé à faire de linfo ethnique : une info qui se pense en Kongo et sécrit en français ! Sa cible nest pas très grande : elle est circonscrite aux limites du district de Boko et un peu au-delà, aux limites de la partie sud du département du Pool. Pour compenser cette triste réalité dune audience très limitée, mwinda.org est obligé à une extrême virulence de ton envers le pouvoir, afin de sattirer les faveurs des autres couches du lectorat national. Cest pour la même raison que ses rédacteurs sont obligés davancer «masqués», sous peine dêtre disqualifiés pour cause de duplicité et dethnicisme avéré. Opposants le jour, les rédacteurs de mwinda.org sont des « collabos » : une capacité de dédoublement hors pair !
Voilà pourquoi ses rédacteurs ne sont ni plus ni moins que des maquisards du Net ! Cest tellement plus intelligent, nest-ce pas, de défendre des intérêts ethniques en se cachant derrière lintérêt national ! Les autres ny verront que du feu, se disent ceux qui se croient malins. Mais à malin, malin et demi !
Vous voulez une illustration de ce qui précède ? Prenez le dernier article signé Musi Kanda, intitulé «Péril fécal à Brazzaville». Une véritable pièce danthologie, qui résume à lui tout seul le genre darticles ethnicistes et nauséabonds quaffectionne le site mwinda.org : la gestion des matières fécales secrétées par les Mbochi, les habitants des quartiers nord de Brazzaville, à savoir les arrondissements 4 Moungali, 5 Ouenzé et 6 Talanga. Quand on va jusquà tripatouiller dans la «merde» dautrui, cest dire à quel point on aime !
Cet article prend prétexte dune étude soit disant réalisée à lUniversité Marien Ngouabi par une étudiante dont le nom sonne «nordiste». Véritable délice pour lego surdimensionné des «scatologues» Kongo, cette étude au cas où elle existerait réellement a offert à Musi Kanda et à ses tribalistes de mwinda.org loccasion de se moquer en toute bonne foi des Mbochi. «Ka menu ako ! » « Ni bawu na bawu !» - «Ce nest pas moi, cest entre eux là-bas !»
Peu importe pour mwinda.org de savoir que plus de la moitié des matières fécales produites à Moungali sont «estampillées» Pool ! Limportant, pour ces intégristes, cest de consolider la thèse de la supériorité ethnique du Kongo. Peut-on faire mieux dans ce registre sinon en démontrant que ces sauvages Mbochi nont jamais su à quoi servait une fosse sceptique ? Au point que Madoukoutsékélé, où se déverse toute la merde «nordiste», est devenue le lit de la vermine et de toutes sortes de microbes et bactéries ! «Brazzaville vit sur de la merde !», sexclame gaiement Musi Kanda.
Comme dans leurs villages dorigine, dit Musi Kanda, les Mbochi enfouissent, en milieu urbain, leurs excréments dans des trous creusés dans leurs propres parcelles. Lorsquil ny a plus despace «vierge», ils retournent aux anciens trous, toujours pleins de merde ! Ils finissent par «faire» dans des sachets et à jeter toute cette merde dans Madoukoutsékélé ! Mon Dieu, quel tableau terrifiant ! Et vous allez après ça vous étonner encore de la recrudescence des maladies comme la typhoïde, sinterroge limpertinent, en se pourléchant les babines.
La conclusion est naturellement politique. On soffre le plaisir de «comprendre» pourquoi Sassou Nguesso soffre toutes ces suites luxueuses lors de ses déplacements. Cest pour oublier la puanteur de sa propre ville, dit Musi Kanda. Sa résidence de Mpila nétant quà un jet de pierre de lenfer fécal des quartiers nord de Brazzaville. Quelle puanteur ethnique !
Nallez surtout pas chercher sur mwinda.org la moindre critique du «président» André Milongo, le saint homme. Ne sappelle-t-il pas « Ntsatouabantou » «celui qui aime les gens en langue Kongo» -, le seul homme politique congolais qui aime vraiment son « peuple» et son pays au point de refuser, lors de lélection présidentielle de 2002, de battre campagne dans les départements du nord et daller ainsi à la rencontre de leurs populations, prétextant quil les verrait une fois élu Président de
Nattendez donc pas la moindre critique contre lUdr/Mwinda ou les proches collaborateurs du président fondateur. Sauf peut-être en direction danciens proches collaborateurs, passés avec armes et bagages de lautre côté de la barrière. Ceux là, avec la bénédiction du vieux «Bouba», sont traités sans ménagement. Thierry Moungalla, son ancien directeur de campagne et éminence grise lors de lélection présidentielle de 2002, en sait quelque chose. Les amis de nos adversaires politiques sont nos ennemis. Telle est limplacable logique ethnique.
Qui sont les maquisards de mwinda.org ?
Vous êtes nombreux à vous poser des questions sur lidentité réelle de ces personnes qui signent des papiers au vitriol sur mwinda.org, ou qui écrivent ces fausses réactions des lecteurs à des articles publiés sur ce site ethnique. Rassurez-vous : il ne sagit que du pipi de chat, cest-à-dire du menu fretin, de vieux chevaux Kongo sur le retour, contraints de demeurer en France. Ils ont été piégés par des mariages «arrangés» avec de septuagénaires ménopausées à la peau ridée de vieille pomme, autant que par le poids du surendettement.
Durant les longues et monotones soirées dhiver passées avec un chauffage à huile, la nostalgie du Congo natal - terre bénie des dieux remonte à la surface. Quand au froid vient sajouter la mauvaise surprise du pot de confiture vide dans le frigo, ils pètent carrément les plombs ! Ne voulant assumer la réalité dune vie déchec, ils déversent alors leur bile et leur amertume sur Sassou et les Mbochi, les mauvais ! Comme si Sassou poussait ces pseudo réfugiés à sincruster en Europe et à se coltiner avec de vieilles peaux
Voilà pour la première catégorie des «maquisards» du Net. Lautre catégorie est celle des «locaux», ceux qui envoient par e-mail les informations écrites et audiovisuelles en France. Certains parmi eux rentrent et sortent de lambassade de France comme bon leur semble. Ce qui explique sans doute pourquoi mwinda.org et certains journaux de la place ont tenté sans succès de «brocarder» la manif réussie devant lambassade de France, par une comparaison farfelue avec les jeunes patriotes ivoiriens. Dans le même temps, très curieusement, ces médias nous servaient des photos «exclusives» de la manif prises par les caméras de surveillance de lambassade de France. Cest ça ce quon appelle des médias «indépendants» ?
Site mal famé et plutôt artisanal à ses débuts, mwinda.org sest offert, entre 2004 et 2005, un new look et sest attaché les services de nouveaux collaborateurs. Un simple hasard ? Cette période coïncide en tout cas avec loffensive des fonds vautours contre les revenus pétroliers congolais, dont mwinda.org sest fait une caisse de résonance, chantant en chur avec certains journaux «économiques» français comme
La nouvelle équipe rédactionnelle se renforce et sétoffe, notamment avec larrivée de Jean Amrtion Obele et Franck Naya, les pseudonymes de Bruno Ossebi, métis franco-congolais friand de la belle chair zaïroise «importée» par une des filles de feu Asmekang. Malheureusement, par manque darguments convaincants, Bruno Ossebi est resté un amoureux éperdu ! Ceux qui le connaissent affirment que cest un ancien «paumé» qui aurait fui le RMI en France pour simproviser opérateur économique au Congo, avec pour unique marché connu quelques menus travaux de bricolage à lambassade de France. Curieux
Il est lun des rares membres de mwinda.org non originaire de Boko, mais chantant à lunisson avec les intégristes dans la conspiration du mal contre le pouvoir de Brazzaville. Bruno Ossebi arrondit également ses fins de mois en jouant à ses heures perdues aux attachés de presse du général Emmanuel Ngouelondélé, à qui il a largement ouvert les portes de mwinda.org. Comme «le fils de lodeur de la panthère», il est, par son père, originaire de Gamboma.
Avec une autre recrue «locale» répondant au pseudonyme Paul Marie Mpouelé, il «alimente» les copains et coquins de Paris en informations sulfureuses sur le pays. Selon de bonnes sources, on doit à Bruno Ossebi les «belles photos » qui ornent le site à scandale dénommé «les nouveaux riches congolais». Suivi à la trace, il aurait été trahi par lI.P., la signature électronique de lordinateur avec lequel il se connecte pour alimenter en beuveries niaises ses internautes !!!
Autre nouveau collaborateur non originaire de Boko: Joseph Bitala Bitemo, le «constitutionnaliste». Lors dun voyage du président Pascal Lissouba à Dubaï, affublé du titre de «grand reporter», il avait demandé à ce dernier de continuer à rêver à haute voix sur son projet de zone franche au Congo ! Basé à Oxford en Grande-Bretagne, il vient de rentrer et a été réintégré à la direction de linformation du ministère de la communication. On la vu dimanche dernier sur Télé Congo (28/1) multiplier les appels de pied envers le pouvoir. Est-il lentremetteur qui aurait servi de pont entre mwinda.org, les fonds vautours et Global Witness ?
Pour revenir aux «Maquisards» purs et durs de mwinda.org, cest-à-dire la garde rapprochée de Boko, composée pour lessentiel des militants de la section France de l'Udr/Mwinda, disons quon y trouve notamment un neveu direct de M. André Milongo : André Massengo. Ce dernier utilise souvent les pseudonymes de «Nika Mabiala», «Nzumba Matassa», et quelques autres de moindre importance.
Vous voulez connaître le véritable nom du directeur de la publication de mwinda.org, le soi-disant «Bikouta Marcel» ? Cest M. Antoine Mienanzambi, également web master du site. Il est informaticien et avoue plus de cinquante ans dâge. Un certain Dabout Hilaire cest son vrai nom, semble t-il lavait précédé à ce poste de directeur de la publication de mwinda.org. Il y a peu, lhomme sest retiré pour des raisons qui restent à élucider. Les mauvaises langues rapportent que «le miel répandu sur le site» par les fonds vautours et Global Witness à travers Sarah Wykes naurait pas fait que des heureux. Ah ! Vous voulez savoir qui signe sous le pseudonyme de Musi Kanda ? Cest malin ! Achetez le prochain numéro du volatile de Mfoa ou lisez le prochain épisode de cette enquête sur www.brazza.info pour le découvrir
Cest un ami personnel, je vous le dis !
Mokabi Dawa
Le Coq